CEI

C'est ce samedi, 12 septembre, que le PDCI-RDA va investir, à Yamoussoukro, son président national, Henri Konan Bédié, pour la présidentielle du 31 octobre. Le professeur agrégé de cardiologie et secrétaire exécutif en chef du parti, Maurice Kakou Guikahué, a annoncé plus de 400.000 participants, soit, 5 fois plus de personnes qui avaient assisté à l'investiture du « menteur d'Abidjan » le 6 août, au stade Félix Houphouët-Boigny de la capitale économique. Précisons que la moitié de celles-ci étaient des étrangers à qui la direction du RHDP avait donné de 2.000 à 4.000 F CFA, par personne, pour y être physiquement. C'est une litote de chercher à démontrer que Ouattara n'a pas droit à un 3e mandat, même si la Côte d'Ivoire a changé de constitution. Le père de cette constitution, le professeur, Ouraga Obou, chef des experts qui l'ont rédigée, en 2016, a affirmé que le président sortant n'avait pas droit à un 3e mandat. Toute la Côte d'Ivoire a entendu. C'est d'un. De deux, après avoir roulé son aîné Bédié dans la farine, en refusant de respecter le pacte qui liait les deux hommes, « le menteur d'Abidjan » s'emploie, aujourd'hui, à l'exclure de l'élection, grâce au concours du Conseil constitutionnel aux ordres. C'est de la même manière que Ouattara a exclu deux autres grands rivaux (Laurent Gbagbo et Guillaume Soro) en se servant, cette fois, de la Commission électorale indépendante (CEI). D'où cette question de fond : pourquoi veut-il entraîner la Côte d'Ivoire vers des troubles irréversibles qui risquent de provoquer plus de morts que lors du contentieux électoral de 2010 ? Celui-ci avait provoqué 3.000 morts qu'il a fait attribuer à Laurent Gbagbo. Cette fois, il sera seul à assumer les milliers de morts qui s'en suivront. Voici ci-dessous, la réplique des avocats du candidat Henri Konan Bédié qui relèvent l'entourloupe utilisée par « le menteur d'Abidjan » afin de disqualifier son aîné de l'élection présidentielle.

Le 7 octobre 2018, les Camerounais se rendront aux urnes pour élire un nouveau président ou pour reconduire M. Paul Biya arrivé au pouvoir le 6 novembre 1982. Six jours plus tard, ce sera au tour des Ivoiriens de prendre part aux municipales et régionales maintenues à la date fixée malgré le refus de Dramane Ouattara de les reporter et de faire droit à la demande de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples de réformer la Commission électorale que toute l’opposition juge à juste titre illégale et forclose.

Ce matin, j’ai regardé, dans les journaux abidjanais, le compte-rendu de la conférence de presse animée hier par Abou Drahamane Sangaré (le représentant de l'aile du FPI qui a pour président Laurent Gbagbo, ndlr). Alors que je pensais y trouver quelque chose de nouveau, je me suis aperçu que le conférencier reprenait simplement une ancienne demande de Bédié : le report des élections municipales et régionales du 13 octobre 2018 à une date ultérieure et la réforme de la Commission électorale. Une demande à laquelle Dramane Ouattara avait, déjà, opposé une fin de non-recevoir.

Alors qu'elle était vertement critiquée par l'opposition, la CEI (Commission électorale indépendante) reçoit, de partout, les félicitations pour la bonne organisation de la présidentielle.

Après avoir été « irréductible » en refusant la candidature unique d'Alassane Ouattara au sein du RHDP, KKB ravale sa langue, une fois les premières tendances connues.