CENI

Au total, 21 candidatures ont étaient retenues pour la présidentielle de décembre prochain et 15 355 candidatures aux législatives nationales après inscription de nouvelles candidatures ordonnées par la Cour constitutionnelle. On pourrait se diriger vers un « Tous contre Shadary », le candidat de Joseph Kabila, dont ne veut pas l'opposition, qui court le risque de se présenter à cette élection en rangs dispersés.

Six responsables de l'opposition congolaise, dont deux candidats à la présidentielle, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, ont appelé, ensemble, mercredi, 12 septembre, le régime du président, Joseph Kabila, à respecter la loi électorale, sous peine d'entraîner le "chaos" dans le pays. Le calme observé par Kinshasa est déconcertant. Après avoir été pressé, par la communauté internationale, d'organiser la présidentielle, Joseph Kabila surnommé le « boulanger de Kinshasa » pour sa capacité à rouler ses adversaires dans la farine, déploie une stratégie qui laisse penser que le pouvoir va rester à son candidat, même si, numériquement, on peut penser que l'opposition est, largement, majoritaire dans le pays. Comment faire à ce que la majorité des populations qui soutiennent l'opposition se transforme en majorité électorale le jour du vote ? Réunis, à Bruxelles, mercredi, 12 septembre, les principaux candidats de l'opposition ne prennent pas le chemin de l'unité et du candidat unique, ce qui est à l'avantage du « boulanger de Kinshasa ».

L'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, est arrivé, jeudi, 2 août, à la CENI (Commission électorale nationale indépendante) de Kinshasa pour déposer sa candidature à la prochaine présidentielle. Une certitude : l'élection présidentielle sera ouverte, la candidature du président sortant, Joseph Kabila, étant exclue du processus.

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) dit : « J'y suis j'y reste ». Alors qu'il aurait dû quitter le pouvoir, au plus tard, fin décembre 2016, Joseph Kabila est, toujours, en place et ne semble pas vouloir bouger de ce siège, confirmant les informations d'afriqueeducation.com depuis l'année dernière, de sa décision de rester président de la République grâce à des manœuvres non démocratiques. Mercredi, 11 octobre, la Commission électorale dont la direction est très proche de lui, a annoncé la tenue de l'élection présidentielle, au début de l'année 2019, laissant l'opposition, la société civile, l'épiscopat et la communauté internationale, pratiquement, sans voix.

Les nuits du dictateur sont de plus en plus courtes. Comment va-t-il se sortir de cette mauvaise passe ? Vainqueur auto-proclamé (par KO au premier tour) de la présidentielle du 20 mars, il ne sait quoi faire de sa « victoire » qui lui brûle les doigts.

La campagne présidentielle bat son plein au Congo. Bien que Sassou Nguesso ait confisqué les médias d'Etat à son seul et unique profit, il y a des signes qui montrent que sa dictature touche à sa fin.

Alors que l'opposition a, déjà, annoncé qu'elle ne les reconnaîtrait pas, les résultats de l'élection présidentielle de dimanche et lundi au Niger continuent mercredi à tomber au compte-gouttes. Mais il y a déjà des chuchotements qui donnent les grandes tendances.

L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) vient d'être appelée, au chevet, du Niger dont le fichier électoral, truffé de faux électeurs, fait, sérieusement, problème. Il était temps.