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Après avoir, volontairement, retardé la tenue des élections législatives afin de permettre à la CEDEAO et aux chefs d'Etat de Guinée et du Ghana, de mener une facilitation visant à rapprocher les deux camps politiques (opposition et majorité présidentielle), le gouvernement vient de prendre ses responsabilités en fixant la date des élections législatives le 20 décembre prochain. Cette date qui avait permis pendant plusieurs mois aux négociations de se faire ne tombe pas, aujourd'hui, comme un cheveu dans la soupe : elle avait été avancée par le gouvernement comme hypothèse de travail pour permettre à la classe politique de se préparer à ces législatives. L'opposition n'y avait, d'ailleurs, opposé aucune objection. Comme d'habitude, elle a attendu le dernier moment pour signifier son désaccord avec une argumentation fallacieuse, qui montre une certaine mauvaise foi à l'endroit de la CEDEAO et des deux chefs d'Etat facilitateurs. La balle étant, désormais, dans son camp, à elle de se déterminer si elle va y participer ou les boycotter sachant que ce n'est pas pour autant que la bonne marche du pays vers l'émergence économique en sera affectée.

Vingt-trois candidats ont déposé leurs dossiers pour succéder au président, Joseph Kabila, qui ne peut plus se représenter à la présidentielle du 23 décembre en République démocratique du Congo (RDCongo), selon un décompte fait, jeudi, 8 août par la commission électorale.

Le Burkina Faso renoue avec ses grandes batailles et les querelles qu'affectionnent le pouvoir et l'opposition. Hier, c'était tous contre Blaise Compaoré et son parti, le CDP. Aujourd'hui, c'est l'opposition incarnée par Zéphirin Diabré qui monte au créneau pour contester, à haute et intelligible voix, le bien fondé de l'action politique conduite par le président, Roch Marc Christian Kaboré, successeur de Blaise Compaoré. Ambiance, ambiance...