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Centrafrique

Qu'on ne compte pas sur Nicolas Tiangaye pour enrober ses phrases afin qu'elles fassent moins mal à Faustin Archange Touadéra, le président de la République. C'est clair que l'ancien premier ministre et célèbre avocat de profession, Nicolas Tiangaye, est en colère. De l'immobilisme de Touadéra. De la démagogie de Touadéra. De l'inconstance de Touadéra. De la navigation à vue de la politique de Touadéra. Des mensonges de Touadéra, etc. Là où les autres ténors de l'opposition préfèrent rester sans voix, lui, l'ancien premier ministre de 2013 à 2014 après avoir présidé pendant 13 ans la célèbre Ligue centrafricaine des droits de l'homme, met les pieds dans le plat, se faisant applaudir dans Bangui (jusqu'au kilomètre 5) et dans l'intérieur du pays. Car on dirait que le gouvernement a cessé depuis début 2019 de travailler pour le bien-être de tous les Centrafricains, et ne prépare que la réélection du président, Faustin Archange Touadéra. La colère de Me Nicolas Tiangaye réveillera-t-elle tous ceux qui dorment, aujourd'hui, dans l'opposition comme si le pouvoir leur administrait, chaque matin, une bonne dose de camomille pour les rendre, totalement, amorphes, passifs et inoffensifs, tout le long de la journée ?

Faustin Archange Touadéra, le chef de l'Etat centrafricain, a-t-il décidé, enfin, de changer de fusil d'épaule ? Après avoir fait le pari de recruter, massivement, les rebelles dans les instances du pouvoir d'Etat pour des résultats plus que mitigés, il a été mis face à la réalité de ses choix avec la sauvage attaque de Paoua où ses « nouveaux amis » au pouvoir, ont massacré une quarantaine de civils totalement apolitiques, qui ne demandaient qu'à vaquer à leurs occupations quotidiennes. Face au tollé international que suscite son inaction face aux groupes rebelles qui continuent d'écumer le pays qu'ils occupent à près de 80%, il vient de (mollement) réagir en décidant de traduire quelques assassins de Paoua devant la Cour pénale spéciale (CPS), créée pour juger les auteurs de violations graves des droits humains en Centrafrique. Mieux vaut tard que jamais : cette annonce a été faite, mardi, 30 juillet, par le procureur général de la Cour d'appel de Bangui, Eric Didier Tambo.

On se demandait ce qu'il attendait pour se dévoiler. Désormais, on connaît ses intentions. Ancien directeur de cabinet du président, Michel Djotodia (le père des Séléka), et très efficace premier ministre de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, Mahamat Kamoun vient, enfin, de sortir du bois en affichant, clairement, ses ambitions pour le Centrafrique. Il croisera, donc, le fer, dès le premier tour de la présidentielle prévue fin 2020, avec d'autres ténors politiques de la place dont le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, le chef de l'opposition parlementaire, Martin Ziguélé, sans oublier, Anicet Georges Dologuélé, qui fut présent au deuxième tour de la présidentielle de 2016. Il en existe d'autres.

Trois jours de deuil sont imposés depuis, samedi, 1er juin, aux habitants et commerçants du quartier PK5 de Bangui, après l'annonce de la mort du chef de l'un des principaux groupes "d'autodéfenses" de ce quartier à majorité musulmane. Le général, Nimery Matas Djamous (alias Force), est mort samedi des suites d'une longue maladie. Ses partisans accusent le président, Faustin-Archange Touadéra, de l'avoir négligé en refusant de l'envoyer se faire soigner au Maroc, en Afrique du Sud, ou même, à Douala au Cameroun qui compte des structures de bon standing médical dont l'une avait accueilli, l'ancien président, Ange-Félix Patassé, en avril 2011. De la méchanceté (gouvernementale) pure et simple, s'exclament-ils !

L'Accord de paix en Centrafrique signé en février entre les autorités et des groupes armés, dont l'application accumule les retards, a été entaché, mardi, 21 mai, par le massacre de 26 civils dans l'Ouest du pays. Le plus inquiétant, c'est que le responsable de cette tuerie, le groupe armé 3R, est signataire de l'Accord de Khartoum, ou plus exactement, ce qui en tient encore lieu car on peut, légitimement, se demander si, à la suite de son piétinement par le FDPC (Front démocratique du peuple centrafricain) du général, Abdoulaye Miskine (qu'on ne présente plus en Centrafrique), cet accord lie toujours les parties qui l'ont signé. Visiblement non. Seuls l'armée et quelques groupes armés y croiraient encore. A qui la faute : selon certaines indiscrétions, le gouvernement est responsable de cette situation. On lui reproche d'avoir faibli ses efforts après la signature de l'Accord alors que c'est en ce moment qu'il aurait pu les redoubler. Autrement dit, le gouvernement a eu tort de considérer que la signature de l'Accord était un moment de répit, la fin du conflit alors que ce n'était que le début d'un processus difficile, programmé sur un très long terme.

Une religieuse catholique de nationalité franco-espagnole, âgée de 77 ans, a été retrouvée décapitée dans un village où elle enseignait la couture à des jeunes filles dans l'Ouest du Centrafrique. Un acte d'une lâcheté inqualifiable que le Saint-Père, François, a qualifié de « barbare », ce mercredi, 22 mai, à Rome. Les responsables de ce forfait n'osent même pas se dévoiler. Même pas honte !

L'Accord de Khartoum, le 8e du genre, signé entre le pouvoir centrafricain et les rebelles vient d'être violé, au lendemain du séjour d'un représentant de l'Union africaine (UA), à Bangui, venu le conforter après la perte du pouvoir d'un de ses principaux parrains, le président soudanais, Omar el-Béchir. En effet, des éléments du groupe armé, Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), ont attaqué, lundi, 22 avril, le village de Lokoti, dans l'Ouest du pays, où ils ont incendié des véhicules et pris en otage onze personnes, selon des informations recueillies auprès de la gendarmerie locale. L'Accord de Khartoum a, donc, du plomb dans l'aile. Sa signature en fanfare, à Bangui, en présence du président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, et des représentants de l'Union africaine, de la Russie, de la France et des Etats-Unis, n'était qu'un coup d'épée dans l'eau ? La question se pose de savoir s'il y aura la nécessité de signer un 9e accord, celui-ci étant, déjà, violé et bientôt mort ?

L'ancien premier ministre centrafricain et actuel président du principal parti d'opposition, le MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), Martin Ziguélé, donne sa lecture des événements qui traversent son pays : Accord de Khartoum, Enchères des rebelles, Nomination de gouvernements, Action du gouvernement, etc. Il dit tout, en responsable politique qui aspire, un jour, à diriger l'Etat du Centrafrique.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, mardi, 9 avril, à l'unanimité, une déclaration établissant des critères vers une possible levée, d'ici la fin de l'année, de l'embargo sur les armes imposé au Centrafrique depuis 2013. C'est une bonne nouvelle pour ce pays. Mais, sans se cacher la face, la Russie, grâce à sa forte implication dans la résolution de la crise centrafricaine, cs derniers mois, a beaucoup aidé pour faire fléchir la position de certains membres permanents du Conseil de sécurité, comme les Etats-Unis, qui, jusqu'à il y a peu de temps encore, ne voulaient pas entendre parler de la levée de cet embargo.

Député à l'Assemblée nationale, l'ancien premier ministre et actuel président du principal parti d'opposition, le MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), Martin Ziguélé, n'a pas mâché les mots pour donner sa lecture des graves événements qui déstabilisent son pays : Accord de Khartoum (le 8e du genre en l'espace de cinq ans), enchères des rebelles, nomination d'un nouveau premier ministre et de plusieurs ministres issus de la rébellion, action du chef de l'Etat à la tête du pays depuis bientôt quatre ans, etc. En responsable politique qui ambitionne de diriger la République centrafricaine, il donne un éclairage de la situation du pays que les dirigeants actuels devraient lire avec intérêt.

La main du gouvernement est vraiment tendue et prête à récupérer tous les rebelles de bonne foi. Trois importants chefs rebelles du Centrafrique ont, ainsi, été nommés "conseillers spéciaux militaires" à la primature, selon un décret présidentiel rendu public lundi, 25 mars. La réconciliation semble souhaitée par d'autres dirigeants politiques de premier plan de l'opposition. Dans une interview à paraître, la semaine prochaine, dans le numéro 475 d'avril d'Afrique Education, l'ancien premier ministre et actuel président du MLPC, Martin Ziguélé, salue l'ouverture d'esprit du gouvernement et demande, aussi, aux rebelles de faire preuve de responsabilité.

Après la signature de l'accord de paix, à Khartoum, puis, à Bangui, début février dernier, le 8e accord de paix du genre, les acteurs à la crise centrafricaine sont, à nouveau, réunis, à Addis Abeba, pour tenter de sauver cet accord, déjà, remis en question à cause de la « non-inclusivité » du gouvernement formé par le premier ministre, Firmin Ngrebada, dont la tête est mise à prix par onze des quatorze mouvements rebelles signataires. A Bangui, on retient son souffle d'autant plus que le président, Faustin-Archange Touadéra, est invité par les belligérants à devenir, lui-même, leur nouvel et unique interlocuteur. Que compte faire l'Union africaine, facilitateur de cette nouvelle crise ?

Après un léger flottement au niveau des instances de décision de l'Union africaine (UA), Khartoum a, finalement, abrité, mardi, 5 février, la signature de l'accord de paix entre rebelles et pouvoir, comme c'était prévu dimanche. Principal protagoniste, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, y a participé, de même que son homologue soudanais, Omar el-Béchir. Etait absent, le président du Tchad, Idriss Déby Itno, qui, au même moment, participe, à Ouagadougou, à la 5e Conférence de la Force G5 Sahel, avec ses homologues du Faso, du Niger, de la Mauritanie et du Mali.

Patron du football centrafricain et ex-milicien, Patrice-Edouard Ngaïssona, arrêté, à la mi-décembre, en France, a été transféré, mercredi, 23 janvier, à la Cour pénale internationale (CPI), pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre présumés. Ce transfèrement a lieu au moment où s'ouvre à Khartoum, au Soudan, une grande conférence de paix qui réunit 14 rébellions armées et le gouvernement, sous l'égide de l'Union africaine et de quelques partenaires bilatéraux.

Après 2003 et 2013, le sultan du Tchad, Idriss Déby Itno, est en train de se lancer dans une troisième aventure militaire en Centrafrique. Comme les deux précédentes qui entraînèrent le départ d'Ange-Félix Patassé (2003) et de François Bozizé (2013), celle de 2019 aura pour but d'évincer le président, Faustin-Archange Touadéra, du pouvoir. Comme les deux autres qui furent soutenues par Jacques Chirac et le "silence" de François Hollande, l'actuelle opération militaire est parrainée par le jeune président français.

Chacun voit midi devant sa porte. Pour que le jeune président français quitte la France, en pleine crise des « Gilets Jaunes », un samedi, où on risque d'avoir de la casse lors des manifestations, pour se rendre, dans les tropiques, plus précisément, au Tchad, montre que le dossier pour lequel il se déplace, ne peut attendre. C'est vrai que celui que ses détracteurs appellent « l'ancien banquier de l'Elysée » n'a rien d'un barbouzard, on n'a qu'à regarder son beau visage pour s'en convaincre (encore que...), mais, n'est-il pas au pouvoir pour défendre les intérêts de son pays ? Le voilà donc chez Idriss Déby Itno (surnommé le sultan pour sa manie à considérer le Tchad comme une propriété privée, un vrai sultanat), le faiseur de basses besognes dans la sous-région, le bras armé de Paris dans la zone sahélo-sahelienne. De quoi vont-ils parler ? Si j'étais Faustin-Archange Touadera, je commencerais par déménager pour faire chambre commune avec le conseiller russe chargé de sa sécurité. Car le président centrafricain (ou ce qu'il en reste son pays étant envahi à plus de 80% par les milices), forcément, sera au centre des discussions à N'Djamena.

Ex-chef de milice centrafricaine et figure de proue des autorités du football africain, Patrice-Edouard Ngaïssona a été arrêté, mercredi, 12 décembre, en France, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a annoncé la Cour pénale internationale (CPI). Il a été, aussi, brièvement, ministre des Sports dans le gouvernement de l'ancien premier ministre (et actuel président de la République), Faustin Archange Touadéra.

Ils n'arrêteront jamais de nous étonner les Gaulois. Après avoir attaqué la Russie d'avoir utilisé à d'autres fins la résolution onusienne qui l'autorisait à livrer des armes au Centrafrique, la France, après avoir constaté que la Russie faisait la sourde oreille à ses remarques, change, aujourd'hui, de fusil d'épaule. La sortie de la ministre française de la Défense, Florence Parly, est plus conciliante, constructive et montre une volonté de coopération et non de confrontation.

Le deuxième groupe bancaire russe, VTB, a attribué, par erreur, un prêt de plus de 800 milliards de roubles (10,5 milliards d'euros, soit, 6.877,75 milliards de F CFA) au Centrafrique, a fait savoir la banque en réponse aux révélations de plusieurs médias.

Ce n'est pas avec joie que la France a appris que la Russie avait été choisie pour s'occuper de la sécurité du président, Faustin Archange Touadéra. C'est un pied de nez grave que l'ancienne métropole coloniale a pris en plein visage et que son chef de la diplomatie tente bien que mal de corriger aujourd'hui. En effet, il y a deux ans, Jean-Yves Le Drian, à l'époque, ministre de la Défense sous le magistère de François Hollande, intimait l'ordre aux troupes françaises présentes en Centrafrique de rentrer en France, laissant le pays face à une rébellion qui n'occupait, en ce moment, que trois départements sur seize. L'insistance de Touadéra pour que l'armée française reste n'ayant reçu aucune écoute à Paris, le nouveau président ne tarda pas à être débordé par les miliciens, qui se répandirent, rapidement, dans onze autres provinces, ainsi que, dans la périphérie de Bangui. Le recours à la Russie a été la conséquence du départ de la France. C'est comme si Paris avait cherché à favoriser l'éjection de Touadéra du pouvoir, lui qui avait été élu démocratiquement en mars 2016. D'aucuns avaient même parlé d'agenda caché de Paris. A cet égard, la récente destitution de Karim Meckassoua de la présidence de l'Assemblée nationale est considérée par certains observateurs comme la riposte du pouvoir en place face à ses différentes manoeuvres de déstabilisation du pouvoir de Bangui, lui qui est réputé avoir de très bonnes entrées dans la capitale française. La nature ayant horreur du vide, Vladimir Poutine, contrairement, aux Français, ne s'est pas fait prier. Il a, immédiatement, volé au secours de Touadéra, après avoir convaincu le conseil de sécurité de ses bonnes intentions. Celles-ci ont, légèrement, évolué, au regard de la situation en place, le Centrafrique étant, aussi, un pays avec un sous-sol très riche. Désormais, il faudra, donc, compter avec la Russie en Centrafrique. Mais aussi avec la Chine. La France n'y sera plus seule comme avant. Les Centrafricains, de leur côté, ne subiront plus la seule loi de la présence française. Désormais, ils pourront, aussi, faire appel aux Russes et aux Chinois, lors des appels d'offre.

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