Centrafrique

Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l'enquête sur les accusations de viols portées par des enfants contre des soldats français de l'opération Sangaris, en Centrafrique, en 2013-2014. En sera-t-il de même pour les juges ?

Aux Nations-Unies, on considère (à tort ?) que les autorités centrafricaines fournissent des efforts frasques. C'est comme si le pays était, encore, sous la transition dont le rôle était de le mettre sur les rails, dans l'attente d'un pouvoir, démocratiquement, élu. Pourtant, les mois passent et se ressemblent. Hier, pendant la transition, comme, aujourd'hui, avec un gouvernement légal et authentique à la tête du pays. Que faut-il à l'équipe en place pour démarrer (réellement) la machine ?

Depuis bientôt un an en fonction, le président, démocratiquement, élu, Faustin Archange Touadéra, est confronté à la réalité des difficultés socio-économiques auxquelles son pays doit faire face. Mais la population qui n'a que trop souffert, ne veut plus attendre. Certains hommes armés pensent-ils, déjà, à la déstabilisation qui semble inscrite dans leur veine ? Au-delà de cette énième péripétie, le pouvoir centrafricain est invité à fonctionner dans la transparence. Actuellement, les Centrafricains reprochent à leur président de travailler dans la confidentialité. Seuls les initiés savent ce qu'il fait.

Au moins, 20 combattants ont été tués dans des affrontements qui ont éclaté, samedi, dans une localité minière du centre du Centrafrique entre deux factions rivales de l'ex-rébellion séléka, selon des témoins qui fuyaient les combats.

Un groupe armé, déjà, accusé d'exactions contre des civils, a attaqué, jeudi, 2 février, une ville en Centrafrique, ont indiqué les Nations-Unies et un député, signe de tensions persistantes dans l'intérieur du pays, que les autorités et la Minusca (Mission des Nations-Unies pour le Centrafrique), n'arrivent pas éradiquer.

La vulnérabilité extrême du Centrafrique continue d'exposer ses enfants à des pires sévices. Hier, c'étaient des militaires français et des Nations-Unies en Centrafrique, qui étaient accusés de violer les filles centrafricaines. Aujourd'hui, ce sont les soldats ougandais présents en Centrafrique pour traquer les miliciens de la LRA de Joseph Kony, qui le sont.

Après le Sommet de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) du 23 décembre, à Yaoundé, pendant lequel la zone avait frôlé une dévaluation du F CFA, la patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, entreprend une autre tournée, en Afrique, quelques semaines plus tard, comme pour signifier l'urgence des réformes.

Etant enclavée, la République centrafricaine (RCA) peut, effectivement, totalement, entamer son développement. 

Le Centrafrique poursuit, toujours, sa marche folle vers la mort. Malgré les efforts des autorités pour le sortir de son trou actuel, le pays continue d'être tiré vers le bas par certains groupes armés. Rien que ces derniers jours, 16 morts et des dizaines de blessés, à l'intérieur du pays. Morts gratuitement.

La conférence des donateurs a dépassé les espérances, en se situant à 141% des besoins exprimés par le Centrafrique. Le professeur, Faustin Archange Touadéra, a de quoi être satisfait.

C'est aujourd'hui, 17 novembre, que le pouvoir centrafricain, fait face à ses bailleurs de fonds et partenaires au développement, à Bruxelles. Objectif : obtenir des financements, sur cinq ans, d'un programme qu'il a confectionné, et que la Banque africaine de développement a validé, il y a quelques semaines, lors d'une visite du président, Faustin Archange Touadéra, à Abidjan. Le professeur Touadéra préside, lui-même, la délégation du Centrafrique pendant cette journée de donateurs. Compte tenu des besoins énormes du pays qui revient de très loin, le premier ministre, le professeur, Simplice Mathieu Sarandji, n'hésite pas à solliciter le double de l'enveloppe requise. Nous l'avions rencontré au Sommet sur le terrorisme et la piraterie maritimes en Afrique, le mois dernier, à Lomé. Dans cette interview, il a commencé par donner ses sentiments sur la tenue de ce Sommet avant d'aborder les problèmes de fond que connaît le Centrafrique.

Le ministre centrafricain de la Justice a annoncé, vendredi, 11 novembre, l'ouverture d'une enquête visant, entre autres, la force des Nations-Unies dans le pays, après la mort de quatre civils, à Bangui, lors d'une manifestation le 24 octobre dernier.

Dans le but de renforcer les liens de partenariat entre les pays africains, comme le préconise l'Union africaine (UA), le professeur, Faustin Archange Touadéra, a entrepris une mini-tournée, en Afrique de l'Ouest, qui l'a conduit, tour à tour, à Abidjan et à Ouagadougou.

La France met, officiellement, fin à l'Opération Sangaris en Centrafrique. Elle avait été lancée, en décembre 2013, au plus fort des massacres intercommunautaires.

Au moins 25 personnes, dont six gendarmes, ont été tuées jeudi et vendredi, lors d'affrontements entre bandes armées dans le Centre du Centrafrique, où de telles violences se multiplient, ces dernières semaines, avant la fin, lundi, de l'opération militaire française Sangaris.

Le Groupe de travail des Nations-Unies sur les mercenaires a appelé, mercredi, 19 octobre, le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) à contrer, de toute urgence, la menace des mercenaires et des combattants étrangers, qui ont rejoint des groupes armés locaux afin d'éviter une nouvelle escalade de la violence dans le pays.

Le regain de violences menace les progrès vers la réconciliation nationale, selon l'ONU. Accusé de multiplier des voyages à l'étranger qui ne rapportent rien au pays, le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a décidé de ne pas se rendre au Sommet sur la Sûreté et la sécurité maritimes, qui se tiendra le 15 octobre, à Lomé. C'est le premier ministre, Mathieu Simplice Sarandji, qui représentera le Centrafrique.

Onze personnes ont été tuées, à Bangui, dans des violences qui ont suivi l'assassinat, mardi, 4 octobre, d'un officier de l'armée dans la capitale centrafricaine. Le calme était revenu jeudi, selon un dernier bilan établi par la force de l'ONU (Minusca). Mais ce calme est encore précaire.

Le journalisme centrafricain est malade. Tout son corps professionnel est affecté par des pathologies bien connues. Globalement, c'est un corps à repenser. En appelant le professeur à son chevet, l'Union des journalistes de Centrafrique (UJCA) se sait très mal en point et ne pense pas seulement sauver le corps. Mais l'âme, aussi, et tout ce qui va avec.

La représentante spéciale chargée des violences sexuelles dans les conflits appelle à la création de la Cour pénale pour mettre fin à l'impunité en Centrafrique.