Centrafrique

Ex-chef de milice centrafricaine et figure de proue des autorités du football africain, Patrice-Edouard Ngaïssona a été arrêté, mercredi, 12 décembre, en France, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a annoncé la Cour pénale internationale (CPI). Il a été, aussi, brièvement, ministre des Sports dans le gouvernement de l'ancien premier ministre (et actuel président de la République), Faustin Archange Touadéra.

Ils n'arrêteront jamais de nous étonner les Gaulois. Après avoir attaqué la Russie d'avoir utilisé à d'autres fins la résolution onusienne qui l'autorisait à livrer des armes au Centrafrique, la France, après avoir constaté que la Russie faisait la sourde oreille à ses remarques, change, aujourd'hui, de fusil d'épaule. La sortie de la ministre française de la Défense, Florence Parly, est plus conciliante, constructive et montre une volonté de coopération et non de confrontation.

Le deuxième groupe bancaire russe, VTB, a attribué, par erreur, un prêt de plus de 800 milliards de roubles (10,5 milliards d'euros, soit, 6.877,75 milliards de F CFA) au Centrafrique, a fait savoir la banque en réponse aux révélations de plusieurs médias.

Ce n'est pas avec joie que la France a appris que la Russie avait été choisie pour s'occuper de la sécurité du président, Faustin Archange Touadéra. C'est un pied de nez grave que l'ancienne métropole coloniale a pris en plein visage et que son chef de la diplomatie tente bien que mal de corriger aujourd'hui. En effet, il y a deux ans, Jean-Yves Le Drian, à l'époque, ministre de la Défense sous le magistère de François Hollande, intimait l'ordre aux troupes françaises présentes en Centrafrique de rentrer en France, laissant le pays face à une rébellion qui n'occupait, en ce moment, que trois départements sur seize. L'insistance de Touadéra pour que l'armée française reste n'ayant reçu aucune écoute à Paris, le nouveau président ne tarda pas à être débordé par les miliciens, qui se répandirent, rapidement, dans onze autres provinces, ainsi que, dans la périphérie de Bangui. Le recours à la Russie a été la conséquence du départ de la France. C'est comme si Paris avait cherché à favoriser l'éjection de Touadéra du pouvoir, lui qui avait été élu démocratiquement en mars 2016. D'aucuns avaient même parlé d'agenda caché de Paris. A cet égard, la récente destitution de Karim Meckassoua de la présidence de l'Assemblée nationale est considérée par certains observateurs comme la riposte du pouvoir en place face à ses différentes manoeuvres de déstabilisation du pouvoir de Bangui, lui qui est réputé avoir de très bonnes entrées dans la capitale française. La nature ayant horreur du vide, Vladimir Poutine, contrairement, aux Français, ne s'est pas fait prier. Il a, immédiatement, volé au secours de Touadéra, après avoir convaincu le conseil de sécurité de ses bonnes intentions. Celles-ci ont, légèrement, évolué, au regard de la situation en place, le Centrafrique étant, aussi, un pays avec un sous-sol très riche. Désormais, il faudra, donc, compter avec la Russie en Centrafrique. Mais aussi avec la Chine. La France n'y sera plus seule comme avant. Les Centrafricains, de leur côté, ne subiront plus la seule loi de la présence française. Désormais, ils pourront, aussi, faire appel aux Russes et aux Chinois, lors des appels d'offre.

Les milices musulmanes ne pouvaient pas laisser passer ce qu'elles considèrent comme une « injustice » à l'endroit d'un des leurs : la destitution de Karim Meckassoua de la présidence de l'Assemblée nationale passe mal. L'ex-Séléka, par exemple, annonce une guerre qui ne dit pas son nom mais qui en est une. En effet, elle a donné, samedi, 27 octobre, un ultimatum de 48 heures aux représentants de l'Etat centrafricain pour quitter les zones du pays sous son contrôle. Cette menace que Bangui ne prend pas à la légère car tout le monde sait qui est Séléka, n'est pas une bonne affaire pour le pouvoir du président, Faustin Archange Touadera dont on ignore tout, absolument tout, de sa stratégie.

Mine de rien, que le temps passe vite. Au pouvoir depuis mars 2016, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadera, organisera une élection présidentielle, au premier trimestre de 2021 à laquelle il sera, naturellement, candidat. Mais, le pays tournant, toujours, au ralenti à cause d'une rébellion qui est plus active que jamais, malgré les discours, le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a préféré prendre les devants en anticipant une implication plus forte de son organisation lors de ces importantes et futures échéances électorales.

Question à 10.000 F CFA (15 euros). Que veut la France en Centrafrique, pays où elle a retiré son armée, il y a deux ans, malgré les supplications de son nouveau président, Faustin Archange Touadera, alors que les rébellions battaient, encore, leur plein à l'intérieur du pays jusqu'aux faubourgs de Bangui ? La question étant peut-être mal posée, faudrait-il sans doute dire les choses autrement : en réalité que ne veut pas la France en Centrafrique, bien qu'elle ait pris la poudre d'escampette laissant ce pays se démerder dans ses graves difficultés ? Réponse, également, à 10.000 F CFA (15 euros) : que la Russie de Poutine s'y implante pour aucun prétexte, elle qui a commencé, grâce à un feu vert du Conseil de sécurité, à y fournir des armes avant de s'y installer : aujourd'hui, c'est la Russie qui (chose incroyable il y a un an) s'occupe de la sécurité personnelle du président, Faustin Archange Touadera. C'est une très mauvaise affaire pour Paris et on comprend qu'Emmanuel Macron ait mis en route sa cheffe des armées, Florence Parly, pour contrecarrer les plans de Moscou. Car la stratégie de la Russie ne se limite pas au seul Centrafrique. Elle s'inscrit dans un vaste plan où elle va marcher main dans la main (comme tous bons partenaires des BRICS) avec la Chine du camarade Xi Jinping.

La plus belle fille du monde ne peut offrir que ce qu'elle a, dit un proverbe bantou. Pays (encore) émergent, au niveau de son économie et surtout de son industrie, la Russie est une superpuissance mondiale (avec les Etat-Unis) au niveau de son industrie militaire et ses renseignements. Voilà pourquoi Washington respecte Moscou et tient compte de ses positions au Conseil de sécurité des Nations-Unies. A défaut de fournir les capitaux aux pays africains comme la Chine ou d'y favoriser la coopération sur le plan économique, industriel ou culturel, la Russie offre son savoir-faire sur le plan militaire. C'est le cas en Guinée équatoriale où elle entretient une base navale primaire, et de plus en plus en Centrafrique et au Burkina Faso où elle va soutenir Ouagadougou dans sa lutte contre le terrorisme islamique. En Egypte, Moscou est revenu à sa coopération d'antan, avec une base militaire qui lui permet d'avoir l'oeil sur les mouvements militaires occidentaux dans la sous-région. On remarque que la montée en puissance de la Russie se fait au moment où, faute de moyens, les pays occidentaux à l'exemple de la France, commencent à battre en retraite. L'Afrique coûte trop cher, entend-on dire, par exemple, à Paris.

La Russie (comme la Chine) a un principe : coopérer avec les Etats d'Afrique sans s'ingérer dans leurs affaires intérieures, contrairement, aux Occidentaux qui sont des donneurs de leçons devant l'éternel. De plus, la Russie n'a pas un passé colonial en Afrique, nommément, identifié, contrairement, aux pays occidentaux, qui avaient fait semblant de quitter l'Afrique en y restant pleinement. Alors, où est le problème quand un pays (malmené par son ancienne puissance colonisatrice) décide de prendre son destin en main, en s'alliant avec l'ennemi de son ancien colonisateur ? Voilà le cas de figure qui se pose en Centrafrique où, après avoir pris la poudre d'escampette en octobre 2016, en rapatriant sa Force Sangaris, à cause des coûts qu'elle générait dans le budget de l'Etat, la France est jalouse (c'est le mot exact), aujourd'hui, que le Centrafrique se trouve un nouveau protecteur pour l'aider à faire face aux menaces sécuritaires qui l'assaillent. Ce n'est pas juste de la part de Paris ! Les puissances occidentales, surtout, membres du Conseil de sécurité, devraient plutôt applaudir Moscou des deux mains. Mais, il y a qu'avec la présence des Russes en Centrafrique, les manœuvres de déstabilisation des uns et des autres ne passeront plus comme une lettre à la poste. Moscou les bloquera. Et cela énerve. Dès lors, pour ternir cette présence, on la salit de plusieurs manières, même en attentant à la vie de trois illustres confrères qui n'étaient là que pour faire leur métier. Mais la Russie n'étant pas un enfant de choeur, on la trouvera sur sa route si on lui cherche « noise ».

Trois journalistes russes présents depuis quelques jours en République centrafricaine (RCA) pour une enquête sur l’implication de mercenaires russes dans le pays, ont été, froidement, abattus par des inconnus. Depuis, l'enquête piétine et fait craindre le même sort qui fut réservé à Camille Lepage, cette photojournaliste qu'on assassina, en mai 2014, alors qu'elle se trouvait avec les miliciens anti-balaka, dans le maquis, pour effectuer son travail de journaliste. Son enquête n'a, depuis lors, donné lieu à aucune avancée. Ni en France, ni en Centrafrique. Reporters sans frontières (RSF), la police de la presse, tire, à juste titre, la sonnette d'alarme. L'organisation demande aux gouvernements centrafricain et russe de tirer cette affaire au clair.

Les ministres togolais des Affaires étrangères, le professeur, Robert Dussey, et centrafricain, Charles Armel Doubane, ont signé, ce dimanche, 29 juillet, à Lomé, un document qui consacre leur marche bilatérale vers l'intégration. Il s'agit d'une première étape sans laquelle le reste du processus de rapprochement ne peut avoir de consistance. Désormais, plus de visa pour aucun des citoyens des deux pays à quelque niveau que ce soit.

Tous les chemins mènent à Rome, a-t-on coutume de dire, pour expliquer qu'il existe plusieurs manières d'atteindre un but. En est-il de même pour ce qui est la paix en Centrafrique ? Le pays (ou si l'on veut être précis ce non-pays de la CEMAC) avec ses indignes fils qui l'ont rendu invivable, aidé par l'incompétence de ses dirigeants d'aujourd'hui et d'hier, va-t-il faire retourner Boganda dans sa tombe par un exploit inédit ? Toujours est-il que, sans doute, piqués par un sentiment de honte et par d'incessants remords pour leurs horreurs passés qui ne grandissent nullement les « généraux » d'opérette qu'ils disent, tous, être, ils viennent de jurer, depuis Kampala où ils étaient réunis avec les représentants du pouvoir, d'aller à la réconciliation. Omniprésent, François Bozizé qui passe pour être le protégé de Yoweri Museveni ne pouvait pas manquer à l'appel.
« Réconciliation », mot utilisé par les rebelles, est galvaudé par les Centrafricains. Ce mot n'exprime rien pour avoir placé, actuellement, 14 départements sur 16 sous leur contrôle, réussissant un chantage sans nom sur une MINUSCA dont la présence se justifie de moins en moins au regard de sa légendaire inefficacité sur le terrain.

La mission des Casques bleus de l'ONU en Centrafrique "est débordée" et "les menaces contre le personnel du maintien de la paix continuent de s'accroître", a affirmé, jeudi, 21 juin, au Conseil de sécurité, Parfait Onanga-Anyanga, l'émissaire onusien pour ce pays. La difficulté, c'est que les Nations-Unies restent sans solution. C'est comme si elles étaient dépassées par le problème centrafricain.

Le Centrafrique est un Etat-Néant ! On entend, souvent, cette phrase dans les conversations de salon et les autorités centrafricaines ne font pas grand-chose pour prouver le contraire. Parfois, leurs comportements ont, même, tendance à confirmer de telles assertions. Sinon, comment nier que l'ancien tennisman allemand, Boris Becker, soit le vrai titulaire d'un faux passeport diplomatique centrafricain alors qu'il a été, dernièrement, reçu par le président, Faustin Archange Touadera, avec qui il a, d'ailleurs, fait les photos qu'il a postées sur les réseaux sociaux ? Est-on en pleine guerre de clan entre diplomates centrafricains ? La question mérite d'être posée. Car, Boris Becker est bel et bien titulaire d'un faux passeport, soutient le directeur de cabinet du ministre centrafricain des Affaires étrangères. Faux, répond l'ambassadeur du Centrafrique à Bruxelles qui reconnaît, lui, la validité du passeport diplomatique de l'ancien tennisman allemand. Où se trouve la vérité ?

Le Centrafrique s'est vu ôter son droit de pouvoir équiper son armée au nom d'un embargo pris aux Nations-Unies dans l'espoir d'accélérer la pacification du pays. Jeudi, 14 juin, la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis se sont opposés aux Nations-Unies à une demande d'importation d'armes chinoises du Centrafrique, soumis, depuis 2013, à un embargo sur les armes. Les Russes ont, récemment, profité d'une telle autorisation pour déverser des tonnes d'armes en Centrafrique avant de s'y installer, au grand mécontentement des Français et des Américains. Actuellement, la garde rapprochée du président, Faustin-Archange Touadera, est assurée par des éléments russes envoyés par Vladimir Poutine. De quoi énerver Emmanuel Macron et Donald Trump pour qui l'Afrique est le cadet des soucis, mais qui ose s'irriter quand Touadera prend des initiatives. L'émancipation du président centrafricain est réelle, visible, et porte un nom : changement des alliances ou rééquilibrage des accords.

En sa qualité de président du Groupe Africain, au nom de leurs Excellences Madame et Messieurs les Ambassadeurs et Hauts Commissaires africains accrédités au Cameroun, en ce jour solennel du 25 mai 2018 dit « Journée de l'Afrique », le Centrafricain, Martial Beti-Marace, a été inspiré par le thème choisi, lors de cette 55e édition, à savoir : « Vaincre la Corruption : Une option viable de transformation de l’Afrique ».

Maintenant, les affrontements entre groupes armés, ont atteint la capitale Bangui. A son arrivée à la tête du pays, il y a deux ans, deux départements, seulement, sur seize étaient sous l'emprise des milices. Aujourd'hui, quatorze sur seize sont régis par ces forces négatives. La ville de Bangui qui a un statut spécial est, logiquement, sécurisée par la présence de la Minusca. Mais, les massacres qui commencent à l'affecter poussent à se poser la question de l'efficacité d'une telle présence. Plus grave : certains pays à l'instar du Gabon ont engagé le retrait de leur contingent de la Minusca. En langage diplomatique, cela veut dire que le pouvoir centrafricain a échoué à ramener la paix dans le pays. On en tire, donc, les conséquences. En effet, les pays de la sous-région participent, depuis de très longues années, à la résolution de la crise centrafricaine, sans voir le moindre résultat. Au contraire, la situation ne fait que s'envenimer. A quoi bon continuer à faire des efforts qui ne servent, strictement, à rien ? Du coup, la question de l'absence de leadership à la tête de l'Etat, commence à être posée avec insistance. Il ne faut plus éluder ce problème, mais, plutôt, y trouver une solution car le temps passé à tourner en rond, coûte cher à tout le monde.

La Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a assuré, mercredi, 18 avril, qu'elle "ne cédera pas à l'intimidation" suite au regroupement d'éléments armés à Kaga Bandoro, une ville à 300 km au Nord de Bangui. En effet, comme on peut le remarquer, rien ne va plus en Centrafrique, deux ans, après l'entrée en fonction (très prometteuse) du président, Faustin Archange Touadéra. Aujourd'hui, presque tout le pays est sous l'emprise des mouvements rebelles qui se créent tous les jours, alors que le pouvoir central est appelé à d'autres fonctions que personne ne connaît. Face à cette désolation, les groupes armés veulent prendre leur responsabilité en menaçant de descendre sur Bangui, espérant alléger, ainsi, la grande souffrance du peuple et sortir le pays de l'impasse où il se trouve.

L'année dernière, un mouvement armé (que nous ne nommons pas) avait, ouvertement, menacé le président, Faustin Archange Touadera, qu'il restait sous la menace de son éviction du palais présidentiel à cause de son incapacité à résoudre la crise centrafricaine pour laquelle il a été élu président de la République chef de l'Etat. Il faut reconnaître que la situation dans le pays s'est beaucoup dégradée : de 2 départements qui connaissaient l'insécurité quand Faustin Archange Touadera prenait le pouvoir en mars 2016, on est passé, aujourd'hui, à 14 départements sur 16 qui sont, totalement ou partiellement, sous le contrôle des milices qui se créent tous les jours que Dieu fait. Le président Touadera qui essuie les critiques de partout (et même plus discrètes des chefs d'Etat de la sous-région qui sont fatigués de résoudre les problèmes sans solution du Centrafrique depuis de très longues années) a fini par perdre tout crédit dévolu au président démocratiquement élu qu'il est. Pour certains observateurs, il attend, tranquillement, la fin de son mandat dans trois ans pour passer le témoin tandis que pour d'autres, il serait suicidaire qu'il reste à la tête du pays dans les conditions actuelles jusqu'au terme de son mandat. Les événements de dimanche, 8 avril, soir, d'une gravité extrême, posent la question de la longévité de Touadéra à la tête de l'Etat. Son compte à rebours a-t-il commencé ?

Selon certains observateurs politiques du Gabon, le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, doit démissionner son ministre des Finances et du Budget pour agression indigne et inexpliquée sur la personne du professeur, Daniel Ona Ondo, président en exercice de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale).