Colère de l'armée.

L'armée nigériane a accusé Action contre la faim (ACF) d'aider les terroristes en leur fournissant nourriture et médicaments dans le Nord-Est du Nigeria, en proie à une insurrection djihadiste et où les militaires ont fermé les bureaux de l'ONG française. L'armée nigériane ne prend pas une telle décision parce qu'elle serait inhumaine, mais, parce que cette interdiction est une arme pour combattre la secte Boko Haram. En effet, quand cette dernière n'a rien pour alimenter ses effectifs, elle est obligée de se découvrir en allant piller dans les localités environnantes, ce qui la fragilise car, parfois, elle essuie des attaques de l'armée. En lui procurant des vivres et des médicaments, ACF la renforce, militairement. L'ONG n'agit pas dans le cadre des droits de l'homme. C'est un secours aux terroristes, totalement, inapproprié et mal venu, que l'armée du Nigeria a l'obligation et la responsabilité de combattre, par tous les moyens.