Comores

La campagne n'est pas, encore, officiellement, lancée. Mais, du côté de la majorité comme de l'opposition, on s'organise sans attendre. Ce mardi, 10 juillet, après-midi, la mouvance présidentielle a procédé à l'ouverture du Quartier Général de Mbadjini Est, à une soixantaine de kilomètres de Moroni, la capitale. On a pu voir des accents de la campagne présidentielle de 2016 : la chaleur, la ferveur, l'enthousiasme chez les électeurs qui, visiblement, ont envie d'en découdre le 30 juillet prochain, pour donner à leur champion, Imam Azali Assoumani, les institutions dont il veut doter les Comores, afin que l'émergence en 2030 ne soit pas un simple slogan.

C'est ce vendredi, 6 juillet, que les Comores fêteront le 43e anniversaire de leur indépendance. Un grand moment qui mobilise tout le pays dans toutes ses composantes, depuis plusieurs jours. Cette année, l'accent a été mis sur l'artisanat comme pourvoyeur des richesses, ce qui explique qu'en clôturant le 2e Salon national de l'artisanat dont les activités se sont étalées dans l'ensemble des trois îles du 3 au 5 juillet, le président, Azali Assoumani, ait, fortement, recommandé d'ouvrir à l'international, le 3e Salon qui se tiendra, à la même période, en 2019. Car pour le chef de l'Etat, l'émergence que les Comores, sous sa direction, escomptent pour 2030, ne peut se passer de la culture sous toutes ses formes.

Actuellement, la performance d'éradication réalisée par le gouvernement comorien est de 98% des cas de paludisme en attendant les 100% qui sont à portée de la main. C'est le résultat de la coopération entre les Comores et la Chine dont la compatriote, Tu Youyou, Prix Nobel 2015 de médecine (à 84 ans), a mis au point un traitement à base d'artémisinine. Ce traitement, utilisé avec efficacité en Chine, depuis la nuit des temps, l'est, aussi, en Afrique, et, particulièrement, aux Comores.

En un an (puisqu'il est en place depuis fin mai 2016), le président des Comores, Azali Assoumani, présente un bilan plus que positif : « Désormais, aux Comores, les villages, les foyers, les ateliers et les entreprises sont fournis en électricité, 24 heures sur 24 ». Autrement dit, plus de délestage. Qui dit mieux dans le reste de l'Afrique ? C'est quand même une performance rarissime. Ce n'est pas tout : « Je gère les deniers publics en bon père de famille. Il suffit de voir le parcours fait en un an en matière d’investissements publics et de régularité dans le paiement des salaires des agents de l’Etat, sur des fonds propres, contrairement, à mes prédécesseurs, pour s’en convaincre ». Le président revient sur beaucoup d'autres aspects positifs de son quinquennat dans cette interview que nous vous laissons découvrir. Malheureusement, le président rencontre, aussi, des difficultés. Des dossiers qui n'avancent pas comme il l'aurait souhaité. C'est le cas de Mayotte : « Les Comoriens meurent dans l’indifférence et le silence de la communauté internationale. Mais, ici, c’est moins spectaculaire que sur la Méditerranée », affirme le président, pour dénoncer le Visa Balludur qui a instauré un mur entre Comoriens. C'est une épine dans la chaussure de la France, ce fameux Visa Balladur, qui a transformé l'Océan Indien en un cimetière sans nom, à cause des embarcations de fortune parties des Comores, qui n'arrivent jamais à destination. Le droit international donne pourtant raison au président comorien : Mayotte devrait appartenir à l'Union des Comores. Pourquoi la France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies, ne respecte-t-elle pas le droit international qu'elle est chargée de faire appliquer ? C'est, malheureusement, une question à laquelle ne peut répondre le président des Comores.
Le président a, aussi, répondu à la question ayant trait à la présidence tournante, ainsi qu'à plusieurs autres interrogations de ses compatriotes. Une interview parue dans le numéro 454-455 de juillet-août d'Afrique Education, actuellement, chez les marchands de journaux.

Seul et unique chef d'Etat africain, à avoir présidé aux destinées de son pays (pendant sept ans), qui a quitté le pouvoir, en mai 2006, et y est revenu, en mai 2016, après avoir gagné, très démocratiquement, le scrutin, qui fut, d'ailleurs, âprement, disputé, Azali Assoumani fait la Une du numéro double 454-455 d'Afrique Education de juillet-août 2017. Sur quatre pages, il décrit l'oeuvre entreprise depuis un an dans la simplicité langagière qui l'a, toujours, caractérisé. Le magazine projette, aussi, ses phares sur la très multicolore Assemblée nationale française voulue par le jeune président, Emmanuel Macron, au sein de laquelle l'Afrique est, plutôt, très bien représentée. Congo-Brazzaville, Pays de la CEDEAO en crise, Zone Franc et ses interrogations sur son éventuelle dévaluation ou sa survie comme monnaie (africaine), etc., le lecteur a de quoi lire.

Grand ami de la France, le président, Azali Assoumani, est avant tout, le président, démocratiquement, élu des Comores. En place depuis mai 2016, il déroule, actuellement, son programme pour lequel il avait obtenu les suffrages des Comoriens. Dans son programme de cinq ans, les relations avec la France occupent une place de choix. Mais, il revient au chef d'Etat comorien de situer les priorités de celles-ci. Rien ne doit (ne peut) lui être imposé. C'est ce qui ressort de la dernière rencontre entre lui et une délégation française venue lui rendre visite dans le cadre de ce partenariat qui se veut gagnant-gagnant côté Comores.

Les Comores n'ont pas participé au Sommet de la sécurité et de la sûreté maritimes et du développement de l'Afrique, du 10 au 15 octobre, à Lomé. Mais, comme on dit, « loin des yeux, près du coeur ». Même absent, le cœur des Comores battait au même rythme que celui des autres participants, sur place. Le déroulement des travaux, à Lomé, était suivi, presque de façon instantanée, via internet, la presse et les réseaux sociaux. Nouveau président, démocratiquement, élu des Comores, Azali Assoumani, a tenu à marquer la présence de son pays, à ce grand événement, en soulignant sa spécificité qu'il compte introduire dans la Charte, qu'il va, incessamment, signer.

La victoire n'a pas, encore, été, officiellement, proclamée, mais, de l'avis des autorités sanitaires, l'essentiel est acquis. Et irréversible. Au terme de dix ans d'efforts, l'épidémie de paludisme est en voie de totale éradication sur les trois îles des Comores. Bravo !

François Hollande a, longuement, rencontré son homologue comorien, ce matin, au deuxième jour de sa visite officielle en France où il se trouve à l'invitation du président français. Venu à la tête d'une imposante délégation, le président, Azali Assoumani, va en profiter pour passer en revue tous les secteurs de la coopération entre les Comores et la France.

Le retour de l'Ile de Mayotte dans le giron comorien fait partie des priorités du président des Comores, le colonel, Azali Assoumani. Créé à cet effet, le Comité Maoré s'inscrit, pleinement, dans cette dynamique. Il ne s'agit, nullement, d'aller en guerre contre l'ancienne puissance colonisatrice. Ce serait contreproductif. Les Comoriens veulent, simplement, que l' injustice frustrante dont ils sont l'objet, soit corrigée. En dehors même du fait qu'il s'agit, là, d'un principe simple du droit international, admis par toutes les conventions internationales : le droit du peuple des Comores à disposer de lui-même, à travers un de ses démembrements (Mayotte).

Pour sa première participation à l'Assemblée Générale des Nations-Unies, depuis son retour au pouvoir, en mai 2016, le président des Comores, Azali Assoumani, voudra inscrire, à l'ordre du jour des travaux, la question de l'Ile comorienne de Mayotte, qui appartient, actuellement, à la France, bien que faisant partie du giron comorien.

Le gouvernement du président, Azali Assoumani, a, d'ores et déjà, retrouvé ses marques. En très peu de temps, il a atteint la vitesse de croisière, à la grande satisfaction des Comoriens et des Comoriennes qui l'ont, démocratiquement, élu, en avril dernier.

En place depuis fin mai, le nouveau président démocratiquement élu des Comores, le colonel, Azali Assoumani, s'imprègne, progressivement, des dossiers de son quinquennat tout en imprimant la marque de sa gouvernance.

L'arrivée au pouvoir du colonel, Azali Assoumani, n'a pas été un long fleuve tranquille. Loin s'en faut. Même après la prestation de son serment, le 26 mai, au Stade de Moroni, tout n'a pas bien commencé. En effet, le nouveau président et son gouvernement ont trouvé de bien mauvaises surprises, presque à tous les niveaux, de l'Etat, lors de la prise de leurs fonctions.

Après son investiture, jeudi, 26 mai, au stade de Moroni, le nouveau président des Comores, le colonel, Azali Assoumani, a formé son équipe gouvernementale, mardi, 31 mai. Celle-ci est composée de dix ministres et de quatre secrétaires d'Etat.

Le colonel, Azali Assoumani, a été investi, ce jeudi, 26 mai, au Stade de Moroni, sous un beau soleil, qui a réchauffé les cœurs de dizaines de milliers de personnes, nouveau président des Comores. Une nouvelle ère commence pour cet archipel qui est un véritable paradis sur terre.

Les Comoriens ont montré qu'ils étaient un peuple mûr que devraient copier d'autres peuples africains. Alors que le scrutin électoral, particulièrement, long, a tenu en haleine l'Afrique et la communauté internationale, il a pris fin, hier, dans la paix et l'allégresse, avec la victoire du candidat, Azali Assoumani, proclamé vainqueur par la Cour constitutionnelle.

La vérité finit toujours par triompher. Tout le monde, y compris, au sein de l'Union africaine et des Nations-Unies, avait senti que le pouvoir voulait confisquer le vote des Comoriens en favorisant la victoire d'un candidat qui ne le méritait pas. La mobilisation de tous pour faire échec à ce plan, a porté ses fruits.

Le troisième tour de l'élection présidentielle que la Cour constitutionnelle a décidé, aura lieu, mercredi, 11 mai, dans les 13 bureaux d'Anjouan. En tout, 6.305 électeurs sont appelés à voter, ce jour, pour départager les 3 candidats.

Comme en a décidé le gendarme électoral, à savoir, la Cour constitutionnelle, le vote sera repris dans 13 bureaux qui totalisent, en tout, 6.305 électeurs. Le candidat, Azali Assoumani, se dit « très serein » et demande une victoire massive aux Anjouanais, mercredi, 11 mai prochain.