Comores

Après avoir gagné le référendum haut la main, le président, Azali Assoumani, organisera une nouvelle élection présidentielle, au premier semestre de 2019, à laquelle il sera candidat. Pour préparer cette importance échéance, il a formé un nouveau gouvernement, mardi, 28 août, dans laquelle on compte cinq nouvelles figures.

Le président, Imam Azali Assoumani, a de l'ambition pour les Comores qu'il veut transformer en un pays émergent à l'horizon 2030. Très belles îles, les Comores sont une destination de rêve, une terre d'opportunités qui ne demandent qu'à être exploitées. C'est exactement la vision profonde de son président en place depuis mai 2016. Il a été élu pour, seulement, cinq ans, avant de céder sa place à un successeur issu d'une autre île, qui viendrait aussi pour faire cinq ans, avant de laisser la place à quelqu'un autre dans le cadre de la présidence tournante. Si ce système (unique en son genre dans le monde) a permis de consolider la démocratie en installant l'alternance politique dans les mentalités (pas à coup de kalachnikov mais au moyen d'un bulletin de vote), il est devenu un gros handicap pour des investisseurs qui réfléchissent par rapport à la durée, surtout, quand il s'agit d'investissements lourds à consentir. La modification de la constitution pour passer à un mode d'élection classique, comme partout ailleurs, puise sa raison d'être d'abord et avant tout dans le domaine des investissements. En effet, tout opérateur économique veut voir loin (parfois très loin) avant d'avancer ses billes. Ce n'est pas le cas aux Comores, qui accusent un certain retard dans le domaine économique. Quand il dit : « Je veux moderniser les Comores », Imam Azali Assoumani entend mettre les bouchées doubles et rattraper le temps perdu. Grâce à deux mandats légaux normaux. D'où le référendum du 30 juillet qui permettra l'événement d'une nouvelle constitution modernisée et débarrassée de sa présidence tournante au profit d'une présidence classique comme dans toute démocratie qui se respecte. Ce sujet et plusieurs autres sont au cœur de l'entretien à suivre.

L'ancien président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, a été inculpé et placé en détention dans le cadre d'une enquête sur des détournements de fonds opérés lors d'une vaste fraude aux passeports, a-t-on appris mardi auprès de son avocate. Dans une interview à Afrique Education (numéro 466-467 de juillet-août 2018), actuellement, chez les marchands de journaux, le président, Azali Assoumani, était revenu en long et en large sur le problème Sambi. Cette interview sera visible sur le site quotidien d'Afrique Education (www.afriqueeducation.com), samedi, 25 août 2018.

Cette ville symbole s'appelle Domoni, qui se trouve être la ville originaire du père de l'indépendance Ahmed Abdallah Abderemane. Ce n'est pas par un heureux hasard que le président de la République s'y est rendu. Contrairement à tous ses prédécesseurs, Azali Assoumani, lui, y a fait des réalisations de taille. Sa présence en ce lieu se justifiait, donc, à plus d'un titre.

Cette interpellation peut paraître condescendante, donnant l’impression de réveiller des gens éveillés. Loin de moi l’idée de dénigrer les gens du savoir.

Le secteur privé comorien, dans sa diversité, à savoir, les organisations patronales et l'Union des chambres de commerce, est venu à Beit-Salam (présidence de la République des Comores) afficher son soutien à la politique du développement économique amorcée par le président de la République avec des preuves visibles, notamment, un bon extraordinaire de plus de 2 points de taux de croissance.

Le président, Azali Assoumani, remet les choses en bon ordre, après le référendum du 30 juillet qui lui a donné carte blanche pour passer à un autre régime politique. En président rassembleur, il s'emploie à calmer le débat et remobiliser les Comoriens pour un idéal commun. C'est dans cet esprit qu'il a réuni, ce vendredi, 3 août, à Beit-Salam, les partis politiques de la mouvance présidentielle.

Pendant les deux semaines de campagne, le président, Azali Assoumani, a fait, pratiquement, le tour du pays : Fomboni, Dzahani, Foumbouni (dans le Mbadjini), Ntsoudjini, Bambao Mtsanga Anjouan, Moheli, Wanani, etc., sont quelques grandes villes qui ont accueilli en meeting du OUI, le président de la République, en personne. Bref, les trois îles ont été, systématiquement, visitées pour sensibiliser les populations à voter OUI au référendum. Pour le scrutin proprement dit, les résultats ne vont pas attendre. Le président les annonce dès la soirée même du 30 juillet. Un bel engagement en faveur de la transparence.

Le dernier meeting de la campagne pour le OUI au référendum a été organisé à Foumboni. Bien entouré, le président, Azali Assoumani, s'est dit très confiant après avoir invité ses partisans à aller, tous, voter.

Il faut éviter tout débordement à quelques jours de la tenue du très important référendum du 30 juillet prochain. Les esprits s'échauffent poussant certains protagonistes à faire usage de moyens violents et non conventionnels alors qu'il s'agit d'un exercice purement démocratique. C'est pourquoi le président du Conseil de la Commission de l'Océan indien (COI) a condamné, mercredi, 25 juillet, « avec la plus grande fermeté l'agression dont a été victime le vice-président, Abdou Moustoïdrane, à Anjouan ». Rien, en effet, ne peut justifier de tels agissements qui discréditent seulement leurs auteurs et visent à créer les conditions d'une tension contraire aux intérêts du pays et de toute l'Indianocéanie, a rappelé la COI. C'est la raison pour laquelle la notabilité (comorienne) souhaite, rapidement, le retour de la sagesse qui a, toujours, prévalu chez les Comoriens, généralement, unis autour des valeurs essentielles comme la paix, la solidarité et le vivre-ensemble.

Ce mercredi, 25 juillet, le président, Azali Assoumani, a tenu un grand meeting à Foumbouni, dans le Mbadjini, pour demander à ses partisans de voter OUI au référendum, du 30 juillet.

A chaque grande ville, son tour pour le OUI. Ce mardi, 24 juillet, les partisans du Oui au référendum se sont retrouvés aux côtés du président, Azali Assoumani, à Ntsoudjini, avec le même enthousiasme, la même ferveur.

A côté d'un grand homme chemine toujours une grande femme. Même quand elle reste dans l'ombre, l'éclat des actions de son mari fait penser à son existence. Tel est le cas de la première dame des Comores, Ambari Azali, compagnonne de (très) longue route du président Azali Assoumani. Pour le référendum du 30 juillet dont l'enjeu est considérable comme afriqueeducation.com essaie de le montrer depuis quelques jours (lire aussi l'interview du président Azali Assoumani dans le numéro 466-467 d'Afrique Education), elle a refusé de laisser son illustre époux aller seul au charbon. En digne épouse qui partage les bons et les moments difficiles de son Homme d'Etat, elle a chaussé les bottes pour descendre dans l'arène. C'était à Anjouan, ce dimanche, 22 juillet, aux côtés de plusieurs de ses sœurs qui partagent le même idéal démocratique dont la distinguée Fatima Saïd Ali.

Les meetings se suivent et se ressemblent. Cette fois, à Bambao Mtsanga Anjouan, le mot de bienvenue revenait au maire de cette localité. Sans hésitation, le premier magistrat de la localité a déclaré que pour la première fois aux Comores, le texte fondamental (constitution) consacre les droits de la femme et des enfants comme inaliénables. Voilà pourquoi il appelle tout le monde, et la femme plus particulièrement, à voter, massivement, le OUI, le 30 juillet, qu'il pleuve ou qu'il fasse soleil. C'est un rendez-vous à ne pas manquer. D'autres dignitaires ont, aussi, pris la parole dont le chef de l'Etat, initiateur du référendum, lui-même.

Le président, Azali Assoumani, a profité de l'investiture du Bureau régional de la Chambre d'agriculture, à Moheli, pour appeler à continuer dans la culture de l'autosuffisance alimentaire. Le développement de la culture de la vanille fait partie des priorités du gouvernement au regard de sa valeur nutritive pour les populations et des devises qu'elle peut procurer par sa vente à l'exportation. Dans la sous-région de l'Océan Indien, Madagascar s'illustre à l'international par sa culture de la vanille, l'une des plus prisées du monde. Le président, Azali Assoumani, ne demande, donc, pas à ses frères et sœurs agriculteurs d'inventer le fil à couper le beurre, mais, à suivre, juste, le bon exemple qui est donné par le voisin malgache. Pour ce qui concerne la lutte contre le braconnage et les vols dans les champs, il en fait son affaire.

C'est aux côtés des vice-présidents, Sarouma et Moustadroine, et du gouverneur de l'île que le président, Azali Assoumani, a tenu un meeting du OUI au référendum à Wanani, dans la région de Djandro Moheli. Des vérités ont été dites pour édifier les militants encore indécis ou qui faisaient l'objet de manipulation.

Nvouni Bambao, le lieu où s'est tenu le meeting de mercredi, 18 juillet, n'est pas n'importe où. C'est la plus grande région du pays d'où est originaire le président. La mobilisation était donc assurée.

La campagne n'est pas, encore, officiellement, lancée. Mais, du côté de la majorité comme de l'opposition, on s'organise sans attendre. Ce mardi, 10 juillet, après-midi, la mouvance présidentielle a procédé à l'ouverture du Quartier Général de Mbadjini Est, à une soixantaine de kilomètres de Moroni, la capitale. On a pu voir des accents de la campagne présidentielle de 2016 : la chaleur, la ferveur, l'enthousiasme chez les électeurs qui, visiblement, ont envie d'en découdre le 30 juillet prochain, pour donner à leur champion, Imam Azali Assoumani, les institutions dont il veut doter les Comores, afin que l'émergence en 2030 ne soit pas un simple slogan.

C'est ce vendredi, 6 juillet, que les Comores fêteront le 43e anniversaire de leur indépendance. Un grand moment qui mobilise tout le pays dans toutes ses composantes, depuis plusieurs jours. Cette année, l'accent a été mis sur l'artisanat comme pourvoyeur des richesses, ce qui explique qu'en clôturant le 2e Salon national de l'artisanat dont les activités se sont étalées dans l'ensemble des trois îles du 3 au 5 juillet, le président, Azali Assoumani, ait, fortement, recommandé d'ouvrir à l'international, le 3e Salon qui se tiendra, à la même période, en 2019. Car pour le chef de l'Etat, l'émergence que les Comores, sous sa direction, escomptent pour 2030, ne peut se passer de la culture sous toutes ses formes.

Actuellement, la performance d'éradication réalisée par le gouvernement comorien est de 98% des cas de paludisme en attendant les 100% qui sont à portée de la main. C'est le résultat de la coopération entre les Comores et la Chine dont la compatriote, Tu Youyou, Prix Nobel 2015 de médecine (à 84 ans), a mis au point un traitement à base d'artémisinine. Ce traitement, utilisé avec efficacité en Chine, depuis la nuit des temps, l'est, aussi, en Afrique, et, particulièrement, aux Comores.