Congo

Alors que tant d'espoir avait reposé sur lui, au moment où il succédait à Nicolas Sarkozy, François Hollande a choisi de ne même pas défendre son bilan à la tête de la France, en se présentant aux primaires de son parti, le parti socialiste. Il a, intelligemment, jeté l'éponge afin d'éviter l'humiliation. Sa politique n'a pas, seulement, déçu en France. En Afrique, elle est considérée comme une trahison. Au point où certains Franco-Africains commencent, de plus en plus, à lorgner du côté de Marine Le Pen, la candidate de l'extrême-droite.

Sassou Nguesso n'est plus le bienvenu dans les instances qui comptent. La façon dont son ministre des Affaires étrangères vient de se faire jeter à Addis Abeba montre qu'il a perdu tout crédit sur le plan international, et, surtout, qu'il n'est pas le vainqueur de l'élection présidentielle du 20 mars.

Sassou a le cœur qui bat fort depuis qu'il s'est octroyé la victoire avec 60,39% au premier tour de la présidentielle. Il sent que son très fragile pouvoir peut basculer à tout moment comme ce fut le cas pour celui de son frère de Ouagadougou aujourd'hui exilé à Abidjan.

Sassou Nguesso est en train de tout faire pour que la journée de désobéissance civile du mardi, 29 mars, connaisse un échec. Malheureusement, c'est, maintenant, lui qui subit les événements, et non le contraire, comme avant.

Les nuits du dictateur sont de plus en plus courtes. Comment va-t-il se sortir de cette mauvaise passe ? Vainqueur auto-proclamé (par KO au premier tour) de la présidentielle du 20 mars, il ne sait quoi faire de sa « victoire » qui lui brûle les doigts.

Les enjeux ne sont, certes, par les mêmes : au Sénégal, le président, Macky Sall, propose une réforme constitutionnelle afin de moderniser la vie politique. Au Congo-Brazzaville, c'est le destin du pays qui se joue : les troubles avec des lendemains incertains si Sassou passe en force alors qu'il est (très) minoritaire dans le pays. Aux Congolais de sauver leur pays.

Alors que le continent, dans son ensemble, progresse, une certaine Afrique régresse. Celle dont les présidents cherchent à mourir au pouvoir. C'est le cas, notamment, du Djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, qui perpétue une dictature (à l'écart des yeux des journalistes) ni vue ni connue, depuis de très longues années, du Rwandais, Paul Kagame, du Congolais et sanguinaire, Sassou Nguesso, et de quelques autres irréductibles.

Les députés congolais ont une bouche mais ne parlent pas, comme dit le psaume 115

Nous avons vu, au cours de la précédente partie, comment Renard Sassou Nguesso veut tourner en bourriques ses renardeaux devenus grands et comment ceux-ci ne veulent pas se laisser ainsi traiter.

L'ambassadrice des Etats-Unis au Congo, Stephanie S. Sullivan, a confirmé au président, Denis Sassou Nguesso, le 9 août dernier, que Washington l'avait à l'oeil.
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