Congo-Brazzaville

Le général Mokoko a pendant son séjour pénitencier injustifié, pris en estime l’officier capitaine Koumou (surveillant général de la prison de Brazzaville), avec qui il avait l’habitude de faire du sport, afin de maintenir et préserver son moral et sa forme physique. Ce jeune officier a-t-il trahi la confiance et l’estime que J3M (Jean-Marie Michel Mokoko) lui portaient ? On pense que oui. En effet, il est absent ces derniers temps de la prison de Brazzaville. Il en a été exfiltré. Des observateurs impartiaux peuvent aller le vérifier sur place à la Maison d’arrêt.

Le 30 juin dernier, à 1h30 du matin, l'opposant congolais exilé (involontaire) en région parisienne, Bienvenu Mabilemono, nous a fait parvenir l'alerte suivante que nous publions, sur les opposants, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, actuellement, internés à la prison centrale de Brazzaville. Bienvenu est, généralement, (très) bien renseigné, bien qu'à Afrique Education, nous n'exploitions pas, toujours, les mines d'or informationnelles qu'il met à notre disposition. Son message, cela dit, nous interpella d'autant plus que le magazine, Afrique Education, connaît, parfaitement, André Okombi Salissa, et n'ignore pas le calvaire qui est le sien depuis que le dictateur (5 étoiles) a choisi de lui coller le motif de déstabilisation des institutions, afin de tenter de le disqualifier de l'élection présidentielle du premier trimestre 2021. Il faut rappeler que lors de la présidentielle de mars 2016, Denis Sassou-Nguesso, qui se présentait pour le compte du PCT (Parti congolais du travail) avait été, correctement, battu par Okombi et Mokoko, qui, malgré ses menaces, ne s'interdirent pas de le clamer haut et fort, attirant son grand courroux. C'est d'ailleurs pour leur interdire toute forme de contestation publique qu'il les mit, arbitrairement, en prison pour 20 ans. Et c'est parce qu'il ne dispose pas d'argument de poids pour les y maintenir, qu'il se sert, aujourd'hui, du coronavirus afin de les disqualifier à jamais de la compétition présidentielle, en leur ôtant, carrément, la vie. L'alerte envoyée par Bienvenu Mabilemono que nous reproduisons ci-dessous, a, donc, toute son importance.

Que Paul Marie Mpouele, président du Parti Les Républicains, qui nous a quittés, le 1er juillet 2020, à Brazzaville, repose en paix.

La disparition de Jean Michel Bokamba Yangouma, dans les premières heures de la matinée, du mercredi, 24 juin 2020, à Brazzaville, vient s'ajouter à la longue liste des Congolais qui nous quittent, faute de soins appropriés, dans les structures sanitaires du pays.

Pour ceux qui connaissent le président, Denis Sassou-Nguesso, qui le pratiquent ou traitent avec lui, il est, généralement, considéré comme un (très) mauvais payeur. Quelqu'un qui s'endette, facilement, mais, qui oublie, très vite, de payer ce qu'il doit. C'est une fâcheuse habitude chez lui qui a, souvent, provoqué de sérieux dégâts dans son relationnel, d'autant plus que très imbu de sa (petite) personne, il accepte, rarement, ses torts. Sassou (l'otschombe) a toujours raison ! Quand il était en vie, le patriarche Ondimba passait, beaucoup de son temps, à essayer de régler les litiges d'argent de son beau-père. Quand les créanciers de Sassou voyaient qu'il fait preuve de mauvaise foi, ils se transportaient à Libreville pour se plaindre devant le patriarche. Sassou-Nguesso est en très mauvaise posture, en ce moment, vis-à-vis, du FMI et, plus généralement, de plusieurs de ses créanciers privés justement parce que son beau-fils (amortisseur de ses carences managériales) n'est plus en vie, lui qui savait contenir les colères et jouer les médiateurs. Depuis sa mort, Sassou, naturellement, très suffisant, très sûr de lui, fait, directement, face à ses interlocuteurs (en colère). Avec l'inconvénient qu'il ne sait pas leur parler (comme le patriarche), ni traiter avec eux (comme son défunt beau-fils), se croyant, souvent, au-dessus de tous (parfois même de Dieu le Père), juste parce qu'il est un président de la République. Un Etat qu'il a, d'ailleurs, endetté à concurrence de près de 200% du PIB si on compte TOUS ses emprunts extérieurs privés, pas seulement, ceux de la Chine.

Ancien ministre du professeur, Pascal Lissouba, actuellement, en exil, en France, depuis la chute du régime de ce dernier par un sanglant coup d'état militaire fomenté par le général-dictateur (5 étoiles), Denis Sassou-Nguesso, en octobre 1997, Joseph Ouabari Mariotti est et reste un citoyen congolais libre et indépendant. Dans tous les sens du terme. Cela veut dire que dans le cadre de ses activités politiques, il peut rencontrer qui il veut, quand et comment, y compris, le dictateur ou ses collaborateurs. Rien, absolument rien, ne le lui interdit. Il est donc normal qu'il s'élève contre la désinformation, voire, la diffamation dont il fait l'objet depuis quelque temps. Le ministre Joseph Ouabari Mariotti est un père de famille qui a le sens de la dignité et de l'honneur. Notions qui ne sont pas, toujours, des valeurs partagées, par tous, au Congo-Brazzaville. Dans le texte qui suit, il s'élève contre le traitement que certains Congolais de la diaspora lui réserve. Visiblement à tort.

Les restes d'Augustin Bizimana, considéré comme l'un des principaux commanditaires toujours en fuite du génocide au Rwanda en 1994, ont été identifiés dans un cimetière au Congo-Brazzaville, a annoncé, vendredi, 22 mai, le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux. Si la mort de ce génocidaire remonte à il y a une vingtaine d'années, reste posée la responsabilité de Denis Sassou-Nguesso, qui était, déjà, en fonction, depuis octobre 1997, et qui maîtrisait les va et vient des réfugiés encombrants que son régime accueillait parfois à des fins de déstabilisation et de basses besognes.

Le dictateur (5 étoiles) joue les équilibristes. Quand il donne aux Arabes, il fait très attention pour en donner aussi aux Juifs. Objectif : ne pas faire de mécontents. Pour ceux qui se posent des questions, on leur explique : le Qatar, sans parler des autres pays du Golfe, investit dans le pétrole et le gaz chez le dictateur. Les Israéliens, eux, sont dans le système sécuritaire de ce dernier, mais aussi ailleurs...

Marc Mapingou Mitoumbi, pour ceux qui ne le connaissaient pas, était le fils du gaulliste et youliste, Basile Mapingou, lui-même, député de la première Assemblée nationale congolaise sous l’étiquette de l’UDDIA-RDA de l’abbé Fulbert Youlou. C’est en 1980 pendant la célébration du Centenaire de la ville de Brazzaville que Marc Mapingou et son frère aîné, Paul Alexandre Mapingou, prennent la place de leur papa, absent de Brazzaville, à la réception de Jacques Chirac, à l'époque, maire de Paris et président du RPR (Rassemblement pour la République), parti gaulliste. Le futur président français était invité au Congo Brazzaville à cette occasion.

Depuis l'alerte de la pandémie du coronavirus, c'est par dizaines de milliers que les prisonniers ont vu s'ouvrir les portes des maisons d'arrêt en Afrique et ailleurs dans le monde. En France, par exemple, pays-modèle du président congolais et de son gouvernement, près de 11.500 détenus ont, déjà, été libérés sur les 72.600 que comptent les établissements pénitentiaires. Partout, la peur de la propagation du COVID-19, en milieu carcéral, a fini par pousser les autorités à se résoudre à désencombrer les prisons. Sauf dans le Congo-Brazzaville de Sassou-Nguesso ?

Nous nous interrogeons. Au Congo Brazzaville, les mesures d'état d'urgence sanitaire et de confinement pour barrer la route à la pandémie du coronavirus sont entrées en vigueur, dans la nuit de mardi, 31 mars 2020. Mesures dont la durée est prorogée, au delà de 20 jours, au motif que ne se ralentit pas la progression du COVID-19.

Pour l'ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice de la République du Congo que je suis, j'estime que les établissements pénitentiaires du pays ont vieilli et sont insalubres.

Le lendemain de la demande du Saint-Père, dans son message Urbi et Orbi, de l'effacement de la dette des pays pauvres, le président français, Emmanuel Macron, est allé, lundi, 13 avril, dans la direction prônée par le pape François en demandant, aussi, l'annulation de la dette des pays africains. Le président français venait à la rescousse de son ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui clame, depuis plusieurs jours, la nécessité d'aider, massivement, les pays africains dont les économies, déjà, fragiles vont, sérieusement, être secouées par le coronavirus. Toutefois, beaucoup voient dans la déclaration de Macron la volonté déguisée de soutenir les dictateurs africains qu'il affectionne de manière générale. D'autre part, le président français fait, plutôt, un croc-en-jambe à la Chine dont il est jaloux de la position de choix acquise en Afrique : en effet, la Chine détient à elle toute seule 40% de l'endettement des pays africains. Quand Macron demande l'effacement de la dette publique, la Chine en souffrirait beaucoup plus que tous les autres pays. En outre, le jeune président français pense, secrètement, que la survenue du coronavirus va freiner la fougue des peuples africains qui pressent leurs dirigeants de quitter la zone franc au profit d'une monnaie authentiquement africaine. Il va sans dire que les opérations de réduction, voire, d'annulation de la dette que demande le jeune président, ne peuvent que retarder une telle échéance en Afrique de l'Ouest et du Centre. Cela donnera un peu de répit à Paris qui cherche toujours et encore comment faire échouer cette démarche des Africains. Pour l'opposant congolais, Bienvenu Mabilemono, l'initiative d'Emmanuel Macron n'est pas une bonne affaire pour les démocrates comme lui qui cherchent la chute du régime avant de retourner dans leur pays. Voici son texte.

Nguila Moungounga Nkombo n'était pas n'importe qui. Après la chute du régime du professeur, Pascal Lissouba, suite au coup d'état militaire de Denis Sassou-Nguesso en octobre 1997, plusieurs dignitaires de son pouvoir se retrouvèrent en exil dans plusieurs pays africains et européens. Nguila, lui, choisit le pays tombeur du pouvoir de son mentor, à savoir, la France de Jacques Chirac, pour y mener le combat. Preuve qu'il était un leader qui comptait dans la lutte en vue du retour du professeur des professeurs à Brazzaville, Michel Rocard m'avait parlé de lui, lors d'une rencontre à ses bureaux, dans le 7e arrondissement parisien, en 1998. Le patriarche Ondimba, en personne, s'était inquiété de son activisme débordant, lors d'une rencontre, avec lui, en 2001, au Palais du Bord de Mer de Libreville. Deux ans plus tôt, à Londres, au quartier des ambassadeurs où il résidait, le président déchu, Pascal Lissouba, que j'étais parti rencontrer, m'avait dirigé vers lui pour un certain nombre de dossiers dans le cadre de la lutte qui était menée. Car il faut le dire, le président, Pascal Lissouba, et les siens, n'étaient nullement résignés à rester en exil. Ils souhaitaient retourner récupérer leur pouvoir à Brazzaville, par tous les moyens. Autre preuve de son activisme : Nguila avait loué des bureaux dans le seizième arrondissement parisien où le tout Paris politique et diplomatique venait le rencontrer. C'est d'ailleurs pour cela que Michel Rocard le prenait au sérieux au point de me poser quelques questions à son sujet. Mais pour rester objectif, je dois ajouter que Nguila m'avait collé un procès pour avoir diffusé une information ayant trait à l'importation en France des fonds congolais détenus dans une banque suisse dont il détenait encore les codes en tant qu'ancien ministre des Finances. Malheureusement, sa plainte ne prospéra pas pour des raisons de procédure et, finalement, Nguila (à qui j'avais rendu visite dans ses bureaux bien avant sa plainte), me retourna la politesse, en venant nous voir à deux reprises à la rédaction à Montrouge (Sud de Paris). Jusqu'à son décès, on s'appelait au téléphone pour échanger des informations. C'est avec un très grand regret que j'avais appris son décès de suite d'une longue maladie. C'est avec beaucoup de nostalgie que j'ai lu l'émouvant témoignage que son frère, camarade de parti (UPADS) et collègue du gouvernement, Joseph Ouabari Mariotti, a adressé à Afrique Education, pour une éventuelle publication. Afrique Education s'associe à l'ancien garde des Sceaux du Congo-Brazzaville pour s'incliner devant la mémoire de ce grand Africain qui est célébrée dans la tribune ci-dessous. Afrique Education s'associe, aussi, à l'appel de l'ancien ministre de la Justice, qui demande au président, Denis Sassou-Nguesso, au nom de la cohésion nationale qu'il a toujours souhaitée dans son pays, de décréter une amnistie politique afin que, lui, le ministre Joseph Ouabari Mariotti, et d'autres Congolais, désireux de rentrer au pays, puissent avoir cette possibilité sans être inquiétés.

Jean Paul Tédga
Docteur des Facultés françaises de droit et d'économie
Fondateur du Groupe Afrique Education

Le président de l'UPC (Unis pour le Congo), Paulin Makaya, alias « Monsieur Propre », a perdu sa mère de suite de maladie, mardi, 7 avril, dans la ville de Pointe-Noire. Décédée à l'âge de 75 ans, autrement dit, encore, relativement, jeune, Maman Cécile Bouanga était la conseillère N° 1 de Paulin Makaya, qui aspire à succéder au dictateur 5 étoiles, Denis Sassou-Nguesso.

Le général, Jacques Joachim Yhombi-Opango (JJYO), est décédé, lundi, 30 mars de suite de maladie à l'hôpital américain de Neuilly. L'ancien président congolais a été emporté par le coronavirus, à l'âge de 81 ans et donc va être incinéré ou enterré dans les 72 heures. Sa mort laisse des sentiments controversés au sein de la très politique diaspora congolaise de France. Voici, ci-dessous, ce qu'en pense, par exemple, Me Maurice Massengo Tiassé, un des grands témoins de l'histoire tumultueuse du Congo, qui venait de commettre un livre très bien documenté sur les assassinats dans son pays. Ce livre dont le dictateur 5 étoiles ne veut pas entendre parler s'intitule, « L'autopsie d'un Etat totalitaire : Ma part de vérité, Sassou-Nguesso, Accusé, Répondez ». Interdit (de lecture publique) au Congo-Brazzaville, ce livre ne circule que sous les gandouras et les kaba ngondos.

Denis Sassou N'Guesso, le dictateur 5 étoiles du Congo-Brazzaville, a annoncé, samedi, 28 mars, soir, à Brazzaville, dans un message radiotélévisé d'un peu plus de vingt minutes, une série de nouvelles mesures de lutte contre la pandémie du coronavirus. Il s'agit de mesures coercitives qui privent les populations de leur liberté. Mais, contrairement, à ses pratiques habituelles que dénonce, souvent, Afrique Education, il s'agit, ici, des mesures, qui sauvent. Celles-ci devraient, d'ailleurs, être copiées par d'autres chefs d'Etat africains car elles sont, exactement, ce qu'il faut faire pour enrayer la pandémie.

Pour Denis Christel Sassou-Nguesso, les ennuis commencent. Ses adversaires ne vont pas attendre que la justice française se détermine sur la légalité de la procédure qui a conduit à la saisie de ses trois biens immobiliers à Paris et à Neuilly-sur-Seine, d'une valeur de plus de 30 millions d'euros. Aujourd'hui, ils demandent ni plus ni moins, la levée de l'immunité parlementaire du député à Isidore Mvouba.

Denis Sassou-Nguesso de 2020 est-il encore le Denis Sassou-Nguesso de ces dernières années qui faisait la pluie et le beau temps au Congo-Brazzaville ? Désormais, c'est un président (affaibli par le FMI) qui doit composer avec beaucoup d'ennemis et adversaires politiques de toutes sortes. Ceux-ci se comptent dans son entourage immédiat, mais aussi, au sein du PCT, de l'administration et du gouvernement. Un véritable nid de crabes. A 76 ans, le chef de l'Etat congolais n'est plus (très) jeune. Rongé par les maladies des personnes de son âge (qu'on ne citera pas), il traîne, aussi, une bedaine qui transparaît dans ses costumes croisés.

Encore un livre à charge sur Sassou-Nguesso ! Avec une force tranquille, le docteur et révérend pasteur, Dominique Kounkou, avance de livres en livres, dans une marche tranquille de construction d’une œuvre monumentale qui le survivra. Il signe son vingtième ouvrage intitulé, « Congo le sang et l’or du génocide ». Il a bien su tromper ses ennemis car plusieurs de ses opposants ont cru que la flamme était éteinte après ce qu’il appelle « le bavardage petits politiques des Congolais » !  Or, sous le bavardage, le feu brûle encore et encore !