Conseil constitutionnel

L'ancien banquier d'affaires de l'Elysée pour qui un « centime est un centime » et son premier ministre, qui, contre vents et marées, entendaient faire appliquer cette fâcheuse disposition de l'augmentation vertigineuse des droits universitaires pour les étudiants non-européens, dont la conséquence immédiate, était l'éloignement encore plus de l'université française de l'attractivité internationale, en ont eu pour leur grade. Les Sages du Conseil constitutionnel leur ont dit « Niet » ! Le principe de la gratuité de l'enseignement supérieur en France doit être maintenu pour assurer l'égalité de tous à faire des études supérieures. Bien fait pour l'exécutif qui est pourfendé depuis plus d'un an par les Gilets Jaunes de (toujours) prendre chez les petits et les moins nantis pour accroître (toujours et toujours) la fortune des plus riches.

Le Conseil constitutionnel en Algérie a annulé de facto, dimanche, 2 juin, l'élection présidentielle prévue le 4 juillet après avoir invalidé les dossiers des deux seuls candidats, préconisant le prolongement du mandat du président par intérim qui se termine le 9 juillet. Ce scrutin était censé permettre l'élection d'un successeur au président, Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné le 2 avril, sous la pression de la rue et de l’armée.

On ne peut pas avoir enseigné le droit à plusieurs générations de Camerounais et bafouer soi-même ce droit. En annonçant sa victoire (« J’ai reçu mission de tirer le penalty, je l’ai tiré et je l’ai marqué ») avant la proclamation des résultats d’abord par Elecam (Elections Cameroun), ensuite, par le Conseil constitutionnel camerounais dont les décisions sont sans appel comme en France, Maurice Kamto piétine en effet les lois de son pays et se comporte, par la même occasion, comme un hors-la-loi.

L'opposition a décidé de mettre ses menaces à exécution. Idriss Déby Itno ayant consacré son passage en force électoral par une confirmation de sa victoire par la Cour constitutionnelle (aux ordres), l'opposition se rend compte, que l'alternance, au Tchad, ne se fera, jamais, par les urnes. Dès demain, jeudi, 5 mai 2016, première journée ville morte sur tout le territoire.

Pour la première fois, le candidat, Ngarlejy Yorongar, court le risque de ne pas participer à une élection présidentielle au Tchad, de son vivant. Le Conseil constitutionnel vient, en effet, d'invalider sa candidature. Le candidat lui a, immédiatement, adressé un recours gracieux.

Comme promis pendant sa campagne présidentielle, en 2012, le président, Macky Sall, voulait réduire de 7 à 5 ans, la durée de son actuel mandat. Les cinq du Conseil lui ont opposé une fin de non recevoir. Mais, on retient de Macky Sall qu'il est un homme de parole et courageux.