Conseil constitutionnel

On ne peut pas avoir enseigné le droit à plusieurs générations de Camerounais et bafouer soi-même ce droit. En annonçant sa victoire (« J’ai reçu mission de tirer le penalty, je l’ai tiré et je l’ai marqué ») avant la proclamation des résultats d’abord par Elecam (Elections Cameroun), ensuite, par le Conseil constitutionnel camerounais dont les décisions sont sans appel comme en France, Maurice Kamto piétine en effet les lois de son pays et se comporte, par la même occasion, comme un hors-la-loi.

L'opposition a décidé de mettre ses menaces à exécution. Idriss Déby Itno ayant consacré son passage en force électoral par une confirmation de sa victoire par la Cour constitutionnelle (aux ordres), l'opposition se rend compte, que l'alternance, au Tchad, ne se fera, jamais, par les urnes. Dès demain, jeudi, 5 mai 2016, première journée ville morte sur tout le territoire.

Pour la première fois, le candidat, Ngarlejy Yorongar, court le risque de ne pas participer à une élection présidentielle au Tchad, de son vivant. Le Conseil constitutionnel vient, en effet, d'invalider sa candidature. Le candidat lui a, immédiatement, adressé un recours gracieux.

Comme promis pendant sa campagne présidentielle, en 2012, le président, Macky Sall, voulait réduire de 7 à 5 ans, la durée de son actuel mandat. Les cinq du Conseil lui ont opposé une fin de non recevoir. Mais, on retient de Macky Sall qu'il est un homme de parole et courageux.