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Le débat sur la modification de la constitution engagé par le président, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), bat son plein. L'opposition est vent debout contre ce projet qu'elle trouve mal venue, inopportune, opportuniste. Le pays est divisé en deux, entre les pro et les anti-modification. Ce 2 juillet, alors que les manifestations sont interdites dans Bamako, pour cause de Sommet du G5 Sahel auquel participent les chefs d'Etat de Mauritanie, du Tchad, du Burkina Faso, du Niger, de France et du Mali, l'opposition a bravé les forces de police en mettant, ces dernières heures, plus de 2.000 personnes dans la rue. Heureusement sans violence. C'est dans ce contexte électrique que l'ancienne première dame du Mali, l'historienne, Adame Ba Konaré, a pris sa plus belle plume pour demander à l'ancien premier ministre de son illustre époux (Alpha Oumar Konaré), devenu, aujourd'hui, président de la République, de surseoir, tout simplement, à son projet de modification de la constitution. Solidement argumentée, sa lettre ne manque pas de sel.

Les Etats-Unis viennent de condamner le processus de réforme constitutionnelle qui conduit le président, Paul Kagame, à être en poste, au moins, jusqu'en 2034. A Paris, c'est comme si on disait, « Circulez, n'y a rien à voir » !

Pour décourager toute manipulation de la constitution, le Conseil national de transition va procéder à son blindage en bonne et due forme. L'opposition congolaise pourrait s'en inspirer.

CONGO-BRAZZAVILLE : Sassou annonce le référendum pour la modification de la constitution
Sassou-Nguesso veut mourir au pouvoir, après y avoir déjà passé 32 ans de sa vie. L'opposition considère son référendum qu'il vient d'annoncer comme une véritable déclaration de guerre. Première manifestation : dimanche 27 septembre à Brazzaville.
Avec l'adoption de la constitution par le Conseil national de transition, le Centrafrique aborde la dernière ligne droite.