continuité

Le courant passe 5/5 entre le nouveau président de la RDCongo, Félix Tshisekedi, et son prédécesseur, Joseph Kabila. En l'espace de quelques jours, les deux hommes ont appris à se connaître, à se respecter et à parler le même langage. On a, aussi, l'impression qu'ils regardent dans la même direction. Au niveau des institutions, par exemple, on ne sent pas, vraiment, l'alternance. C'est le sentiment de la continuité qui prédomine avec la nomination du futur premier ministre, qui a de fortes chances d'être proche de Joseph Kabila, le parti de ce dernier ayant raflé plus de la moitié des députés de la future Assemblée nationale. C'est donc un sentiment contrasté qui anime les RDCongolais : ils ont, certes, obtenu le changement qu'ils escomptaient avec le départ formel de Joseph Kabila, mais, ce changement se fait dans la continuité car Joseph Kabila reste omniprésent dans les rouages de l'Etat. Alors changement ou pas changement ? Continuité ou pas continuité ? A chaque RDCongolais de définir ces concepts à sa façon.

Le numéro 453 de juin d'Afrique Education est, déjà, chez vos marchands de journaux habituels. Au sommaire, il y a de quoi se délecter en lisant des analyses et informations de première main sur la Côte d'Ivoire, le Congo-Brazzaville, le Gabon, le Cameroun, le Nigeria, le Sénégal, l'Angola, le Bénin, etc. qui y sont traitées selon des angles divers. En pleine page de couverture, Brigitte et Emmanuel Macron sourient au monde entier, qui, en retour, leur souhaite la bienvenue. Avec l'Afrique, continent qui fait de la France un grand pays en lui donnant une posture de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations-Unies, le débat va être âpre. En effet, les Africains (de la diaspora et d'Afrique) veulent, absolument, prendre leur destin en main, et ne veulent plus, en aucun cas que leur sort soit décidé hors d'Afrique par d'autres que les Africains. C'est clair. Nicolas Sarkozy, dans la suite de Jacques Chirac, avait refusé de l'entendre de cette oreille. François Hollande, dans l'ambiguïté qui l'avait, souvent, caractérisé, avait feint de le comprendre sans, réellement, comprendre. Qu'en sera-t-il d'Emmanuel Macron ?

BURKINA FASO : Qui est Gilbert Diendéré, le nouvel homme fort de Ouagadougou ?
Gilbert Diendéré s'est fait à l'ombre de Blaise Compaoré. Homme à tout faire de l'ancien président, il est devenu orphelin de « père » après le 30 octobre 2014. D'aucuns se demandent même pourquoi il ne l'a pas volontairement rejoint en exil, en Côte d'Ivoire.