Contraception.

Le président tanzanien, John Magufuli, a appelé les femmes à "abandonner" les moyens de contraception, estimant qu'il "est important de se reproduire". Le président dit, ainsi, tout haut ce que beaucoup de ses homologues pensent tout bas. Plus important, il se positionne contre les théories occidentales qui font pression sur les dirigeants africains pour qu'ils instaurent le contrôle des naissances. Au moment où l'Europe connaît une certaine stagnation de sa population, celle de l'Afrique atteindra 2,5 milliards de personnes en 2050, selon les nations-unies. De quoi effrayer l'Occident triomphant. En Europe, par exemple, les dirigeants donnent un très mauvais exemple à leurs compatriotes en choisissant de ne pas avoir d'enfant. C'est le cas des dirigeants allemand, français, anglais, luxembourgeois, par exemple. Ils sont mariés le plus naturellement du monde, depuis de très longues années, sans aucun enfant. Un choix assumé. C'est tout simplement impensable en Afrique où on reconnaît la valeur d'un homme dans le grand nombre d'enfants qu'il possède. En demandant aux femmes d'abandonner la contraception, le très courageux président, John Magufuli, reste égal à lui-même. C'est un authentique africain qui parle au nom des peuples d'Afrique.