COP 21

Après la COP 21, en décembre dernier, à Paris, la COP 22 a pris le relais, ce lundi, 7 novembre, à Marrakech, au Maroc. Objectif : faire appliquer l'Accord de Paris, et faire prendre en compte, la requête des Africains de financer la contrepartie de leur manque à gagner dans cet Accord et les efforts qui leur sont demandés, parfois, au détriment de leurs possibilités de développement.

Après s'être auto-proclamé porte-parole de l'Afrique et Maître du Bassin du Congo, grand poumon écologique mondial après l'Amazonie, le dictateur qui avait co-financé la COP 21, à Paris, n'a pas été invité à la signature de l'accord sur la COP 21 qui aura lieu, à l'ONU, le 22 avril. Colère noire à Mpila.

Malgré un discours contraire (pensée unique oblige!), afriqueeducation.com persiste à penser que l'Afrique et les Africains ont été les gros perdants de la COP 21 organisée en France, en décembre.

Il fallait bien finir, les organismes des participants commençant à fatiguer. La bouteille étant jugée à moitié vide (par les ONG et les pays du Sud vulnérables) et à moitié pleine (autosatisfaction des organisateurs et des grands pays pollueurs), la COP 21 se conclut sur un sentiment mitigé.

Il faudra bien finir les travaux demain, vendredi, 11 décembre. Pour cela, il faut savoir conclure. C'est ce qui va être fait avec la dernière mouture de l'accord de ce soir.

L'ancien ministre français, Jean-Louis Borloo, est en train de remuer ciel et terre, pour obtenir 5 milliards de dollars, par an, et ce pendant 10 ans, pour rendre opérationnelle, son agence pour l'électrification de l'Afrique, qui nécessite un financement total de 250 milliards de dollars.

Afriqueeducation.com n'utilisera pas la langue de bois pour vous annoncer une bonne nouvelle que toute l'Afrique souhaite entendre car la plus vulnérable de tous, et qui ne viendra pas. Pour être juste, ajoutons que la France est en train de tout faire pour éviter un échec de sa conférence.

Une première ébauche du texte de l'accord climat a été remis, samedi, 5 décembre, à Laurent Fabius, président de la COP 21. Elle servira de base aux ministres, qui négocieront dès lundi. On est encore (très) loin du consensus.

Annoncé à grand renfort de publicité, le séjour de Sassou Nguesso à la COP 21 n'aura pas été un grand moment dans les annales du dictateur.

Erosion, désertification, assèchement du lac Tchad : la France a promis mardi deux milliards d'euros d'ici à 2020 pour les énergies renouvelables en Afrique, afin de régler une partie de "la dette écologique" des pays riches envers ce continent.

C'est avec une forte délégation, conduite par son président, Akinwumi Adesina, que la Banque africaine de développement (BAD), participe à la COP 21, depuis, lundi 30 novembre. La BAD, selon son président, est venue pour défendre les intérêts de l'Afrique et des Africains.

Aucun participant à la COP 21 ne sera dépaysé parce que ne comprenant pas le français. Tout est mis en œuvre pour que la langue de Molière soit accessible à tous, même, à ceux qui ne la piffent pas du tout.

Les chefs d'Etat africains vont avoir un agenda particulièrement chargé pendant la première semaine de décembre. Entre la COP 21 et le Sommet Chine-Afrique, le choix ne sera guère facile. Il faudra participer aux deux événements.

A six jours de l'ouverture de la COP 21, à Paris, la Banque mondiale annonce sa volonté de mobiliser 16 milliards de dollars pour financer le changement climatique en Afrique.

A deux semaines de l'ouverture de la COP 21, en France, le Cameroun fait ses comptes : 320.000 personnes sont, sérieusement, victimes des changements climatiques pour une population de plus de 22 millions d'habitants. L'ONACC va aider le gouvernement à anticiper.

L'ancien ministre, Jean-Louis Borloo, est en train de remuer ciel et terre, pour obtenir des financements permettant l'opérationalisation d'une agence pour l'électrification de l'Afrique. Les Africains ont-ils réfléchi avant de lui dire Oui ?