Coronavirus.

Au nom de toute l'équipe qui fabrique Afrique Education, Merci d'avoir accepté de souffrir avec nous de l'absence du magazine chez les marchands de journaux. Trois mois sans nous lire, c'est beaucoup trop autant pour vous que pour nous.

En raison du coronavirus, cette pandémie planétaire, le gouvernement français a pris la décision, dans son ordonnance du 25 mars, de prolonger les droits à l’AME (Aide médicale de l'Etat) de 3 mois pour les bénéficiaires ayant leur droit arrivant à expiration entre le 12 mars et le 31 juillet 2020.

Ne pas faire paraître le magazine, c'est une décision qui s'impose à nous depuis mars, quand les chefs d'Etat français et africains, ont décidé, unilatéralement, de fermer les espaces aériens de leurs pays (plus d'avion) et mis leurs populations en mode confinement, rendant difficile la vente même en France du magazine. Mais, alors que nos fidèles lecteurs ont laissé passer avril et mai, pensant que juin devrait connaître le retour chez les marchands de journaux du magazine Afrique Education, voilà que le distributeur fait faux bond. En effet, Presstalis, le grand distributeur de la presse française, a été placé en redressement judiciaire, ses filiales régionales, purement et simplement, liquidées, vendredi, 15 mai. Une très mauvaise nouvelle mais qui ne va pas nous empêcher de publier Afrique Education.

Le 18 mars dernier, les réseaux sociaux avaient annoncé la mort du saxophoniste camerounais, Manu Dibango, un monument de la musique africaine. Une Fake News. Mais, comme il n'y a jamais de fumée sans feu, la vérité était que Manu, bien que vivant, était, sérieusement, secoué par le coronavirus. "Il se repose en famille", répondaient ses proches. Il vient de passer de l'autre côté. Une mauvaise nouvelle rendue publique par sa famille ce mardi, 24 mars, matin.

Rassemblés dans un collectif nommé C 19, plusieurs centaines de médecins (plus de 600 médecins) et soignants ont porté plainte contre le premier ministre, Edouard Philippe, et l'ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour «mensonge d'Etat».

Le président américain, Donald Trump, a vanté, jeudi, 19 mars, le recours à la chloroquine, un antipaludéen, comme possible traitement pour le coronavirus, après des résultats encourageants en Chine et en France même si nombre d'experts appellent à la prudence. Cela dit, on ne mettra, jamais, tous les experts d'accord car il y en aura toujours qui trouveront des raisons (scientifiques) de ne pas l'administrer à des malades. Cela dit, la chloroquine est un médicament bien connu en Afrique, qu'on prescrivait, il y a quelques années, pour combattre le paludisme avec efficacité. Après, la chloroquine a été abandonnée à cause de la mutation de la maladie.

Les autorités ont suspendu, mercredi, 4 mars, la Omra, un pèlerinage qui peut être entrepris tout au long de l'année, à la Mecque et à Médine.