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Le président, Cyril Ramaphosa, a beau promettre le grand ménage, rien n'y fait. A moins d'un mois des élections générales en Afrique du Sud, les scandales de corruption n'en finissent pas de pourrir la campagne de son parti, le Congrès national africain (ANC). Cette fois, c'est au tour du secrétaire général du parti, Ace Magashule, d'être éclaboussé.

Le fils de l'ex-président mozambicain, Armando Guebuza, a été arrêté, samedi, 16 février, dans le cadre de l'enquête sur un réseau de corruption ayant profité de deux milliards de dollars de dette publique cachée.

Cinq personnes accusées du détournement de 105 millions d'euros en Afrique du Sud ont été arrêtées, mercredi, 5 février, à la suite des révélations fracassantes faites devant une commission d'enquête sur la corruption sous le règne de Jacob Zuma. En réalité, Zuma n'a pas fini de faire parler de lui en mal, alors que les élections législatives auront lieu dans trois mois, élections pendant lesquelles le candidat de l'ANC, Cyril Ramaphosa, affronte les critiques des partis de l'opposition qui n'hésitent pas à taxer le parti présidentiel de corrompu. Des accusations qui salissent l'image de l'ANC au sein de la population.

Six mois après la garde à vue du milliardaire français, Vincent Bolloré, sa holding a été mise en examen, à son tour, mercredi, 12 décembre, dans l'enquête sur des soupçons de corruption dans le cadre de l'obtention de concessions portuaires en Afrique de l'Ouest, a annoncé le groupe. Cela veut donc dire que les pratiques de l'homme d'affaires breton que certains de ses concurrents jugent peu orthodoxes et, parfois, à la limite de la légalité, sont reconnues comme telles par la justice française.

La police fédérale brésilienne a demandé, mardi, 16 octobre, au parquet général d'inculper le président, Michel Temer, (actuellement en fonction) et dix autres personnes, dont sa fille, pour corruption, blanchiment d'argent et association de malfaiteurs. Les dirigeants du Brésil, qu'ils soient de gauche ou de droite, sont, donc, tous pourris. L'ancien président, Lula, actuellement, condamné à 12 ans de prison, pour corruption, croupit en prison. Il a été empêché par les juges de prendre part au scrutin présidentiel. Sa successeure, Dilma Rousseff, avait, tout simplement, été démise de ses fonctions, toujours, pour corruption, et remplacée par Michel Temer qui, aujourd'hui, voit rouge avec la police judiciaire qui demande son inculpation. Bientôt la prison pour lui aussi ?

On ne badine pas avec la loi à San Salvador. Personne n'est au-dessus des règlements et la justice est indépendante. Pour preuve, l'ancien président salvadorien, Elias Antonio Saca, a été condamné, mercredi, 12 septembre, à dix ans de prison et à rembourser la somme de 260,7 millions de dollars, sur les 301 millions qui ont été détournés pendant qu'il était au pouvoir entre 2004 et 2009. De quoi faire réfléchir en Afrique...

L'ex-président sud-africain, Jacob Zuma, pourrait comparaître devant la justice, dès avril, pour répondre d'accusations de corruption, fraude et blanchiment d'argent dans une vieille affaire de vente d'armes. On peut, donc, affirmer que dès, maintenant, commencent les malheurs de Jacob Zuma, son immunité présidentielle ne pouvant plus le protéger, justement, parce qu'il n'est plus président de la République.

Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. Accusée de corruption, la présidente mauricienne, Ameenah Gurib-Fakim, contestant les faits qui lui sont reprochés en lien avec un scandale financier, a annoncé, mercredi, 14 mars, qu'elle refusait de démissionner, contrairement, à ce qu'avait annoncé, la semaine passée, le premier ministre, Pravind Jugnauth, qui l'avait rencontrée à deux reprises, à ce sujet, en l'espace d'une semaine.

Le grand ménage engagé par le nouveau président angolais, Joao Lourenço, contre les intérêts de son prédécesseur, José Eduardo dos Santos, suscite des tensions au sommet en Angola, où les deux hommes se sont livrés à une passe d'armes publique inédite. Visiblement, les deux hommes ne sont plus sur une même longueur d'onde. Parler de rupture ou de cassure (c'est selon) n'est pas un abus de langage pour caractériser les relations entre les deux hommes. Faut-il craindre le blocage de la machine administrative du pays, dos Santos ayant gardé les rênes du parti au pouvoir, le MPLA ? S'il est, encore, prématuré de répondre à cette question, beaucoup d'Angolais commencent à retenir leur souffle.

Arrivé au pouvoir en 2015, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, surnommé Baba Go Slow pour le temps de réflexion qu'il se donne avant de prendre toute décision, s'est donné deux objectifs majeurs : la lutte contre la corruption et l'éradication de la secte terroriste Boko Haram. Si son action a, considérablement, affaibli la secte terroriste, devenue, aujourd'hui, adepte des attentats aveugles à cause de la réduction de ses moyens de combat, la corruption reste, encore, un cancer pour la société.

Grande première en Afrique, qui montre l'évolution de la justice sur le continent. La décision de la justice sud-africaine de permettre le jugement du président, actuellement, en exercice, Jacob Zuma. Combattue pour qu'elle ne prenne pas une telle décision, la justice sud-africaine fait, ainsi, la preuve de son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique.

Après avoir promis de mener "la guerre contre la corruption", le président nigérian, Muhammadu Buhari, est éclaboussé par un scandale visant l'un de ses proches, après la fuite d'une lettre du secrétaire d'Etat au Pétrole dénonçant des malversations au sein de la compagnie pétrolière d'Etat.

Jeune et riche homme d'affaires à la réputation de play boy, Duduzane Zuma, le fils du président sud-africain, Jacob Zuma, est devenu la nouvelle cible de l'opposition, qui l'accuse d'être au coeur des scandales politico-financiers reprochés à son père.

L'ancienne ministre du Pétrole, Diezani Alison-Madueke, n'en a pas fini avec la justice. Elle en est même loin. Une cour de justice nigériane a ordonné, ce lundi, 28 août, la saisie bancaire de 7,6 milliards de nairas (21 millions de dollars ou plus de 11 milliards de F CFA) qui lui appartenaient, suite à des accusations de corruption, après la confiscation de nombre de ses biens ces dernières semaines.

C'est connu en Afrique du Sud aujourd'hui : ne sont contents du président, Jacob Zuma, que ceux qui mangent, directement, dans sa main. Pour utiliser le langage de l'homme de la rue, il a mis l'ANC par terre. Maintenant, c'est au tour de l'Afrique du Sud. Voilà pourquoi les voix s'élèvent et non des moindres pour qu'on l'évince du pouvoir avant la fin de son mandat. C'est le cas de Winnie Madikizela-Mandela, l'ancienne épouse de Nelson Mandela, qu'on appelle, affectueusement, la mère de la nation.

Au rythme où vont les révélations qui frappent le président sud-africain, Jacob Zuma, on se demande si le pays de Nelson Mandela n'est pas pire qu'une vulgaire république bananière comme on en connaissait dans l'Amérique latine des années 70 ? A force de côtoyer ses homologues du continent, Zuma a été contaminé par le virus de la corruption et de l'enrichissement sans cause. On peut même dire sans risque de se tromper que l'élève a dépassé ses professeurs. Autrement dit, il est, toutes proportions gardées, plus corrompu que certains cas africains qui nous sont jetés à longueur de journées à la figure.

Les autorités angolaises ont dénoncé, vendredi, 24 février, l'inculpation du vice-président du pays, Manuel Vicente, par la justice portugaise dans une affaire de corruption, avertissant que cela pourrait remettre en cause les relations entre Luanda et Lisbonne.

Ca ne badine plus dans les pays émergents. Pour parvenir au stade de pays industrialisés, comme ceux du G 7 (Etats-Unis, Allemagne, Japon, France, Grande Bretagne, Italie et Canada), ils doivent effectuer de profondes réformes de gouvernance, et passer à la case « sacrifices », quand c'est nécessaire. Hier, c'était la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, qui a payé son laxisme, dans les affaires pétrolières, par une destitution devenue mémorable. Aujourd'hui, c'est à la présidente sud-coréenne, Park Geun-hye de payer ses faiblesses à l'endroit d'une amie, en quittant, tout simplement, son poste.

Un professeur de philosophie en Guinée équatoriale a été radié pour avoir vendu, pour quelques euros, par personne, des bonnes notes, à ses élèves. La sanction qui le frappe est exemplaire et sans appel.

Deux athlètes kényanes, convaincues de dopage, accusent le directeur général de la Fédération kényane d'athlétisme (AK) de leur avoir demandé un pot-de-vin, courant 2015, pour atténuer la durée de leur suspension, ce qu'il dément.

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