Corruption.

Décidément, la justice coréenne est intraitable vis-à-vis des anciens présidents de la République accusés de détournement de fonds publics. Après l'ex-présidente, Park Geun-hye, qui a écopé de 25 ans de prison, en août dernier, c'est au tour de l'ancien président, Lee Myung-bak, d'être condamné ce vendredi, 5 octobre, à 15 ans de prison pour corruption, ce qui donne une bien triste image des anciens chefs d'Etat sud-coréens.

La vice-présidente de la Cour suprême du Kenya, Philomena Mwilu, a été arrêtée, mardi, 28 août, soupçonnée d'enrichissement personnel illégal, a annoncé le procureur en chef du pays. Cette arrestation s'opère alors que le président, Uhuru Kenyatta, effectue une visite officielle de quatre jours aux Etats-Unis, à l'invitation de son homologue, Donald Trump.

Coup de tonnerre au Brésil : l'ancien chef d'Etat, Lula, pourrait se retrouver en prison, à six mois d'une élection présidentielle pour laquelle il est donné favori. En effet, l'ancien président brésilien a été condamné, ce jeudi, 5 avril, dans la journée. Néanmoins, malgré les menaces des juges, il a réaffirmé son intention de se présenter aux prochaines élections, qui se tiendront en octobre prochain. Afriqueeducation.com pose la question qui fâche : Lula est-il vraiment corrompu comme le soulignent ses adversaires politiques ou s'agit-il d'un acharnement judiciaire ?

Le départ du pouvoir, en février dernier, du très corrompu chef d'Etat sud-africain, Jacob Zuma, peut en cacher un autre, celui de son homologue de l'Ile Maurice, Ameenah Gurib-Fakim, pour les mêmes motifs. Les deux ont abusé de leur position (dominante) pour s'octroyer des avantages. Seule femme chef d'Etat en Afrique, depuis le départ de la Libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, Ameenah Gurib-Fakim n'a pas résisté à la pression politique et démissionnera après les cérémonies du 50e anniversaire de l'indépendance, le 12 mars, en raison de son implication dans un scandale financier. Ce qu'on lui reproche est une goutte d'eau par rapport à Zuma qui est accusé d'avoir, complètement, nagé dans la corruption. Mais, en Ile Maurice, on est dans une République qui se veut exemplaire. Point de ressemblance entre l'Afrique du Sud et l'Ile Maurice : la démocratie avec sa justice libre et indépendante.

Muhammadu Buhari s'est fait élire en 2015 en promettant aux Nigérians de vaincre la secte terroriste, Boko Haram, et d'éradiquer la corruption sur l'ensemble du territoire. Trois ans, plus tard, alors qu'il est candidat à sa propre succession à la présidentielle de 2019, il n'en est rien. Comme en 2014 quand elle a fait le rapt des 276 lycéennes de Chibok, cette secte a récidivé, le mois dernier, cette fois, à Dapchi, toujours dans le Nord-Est, en faisant un autre rapt de collégiens, à la barbe de l'armée et de la police nigérianes. Après avoir nié pendant six jours, Muhammadu Buhari, lui-même, a pris la parole pour demander « Pardon » aux parents des 110 collégiennes enlevées et conduites vers une destination inconnue. L'échec de Buhari dans sa lutte contre Boko Haram ne se commente plus. Il se constate. D'où sa hargne en s'attaquant, maintenant, à la pieuvre, cette corruption qui n'a ni queue ni tête, espérant obtenir des résultats probants de ce côté. Il a fait comparaître, ce lundi, 5 mars, les compagnies pétrolières Eni et Shell pour des faits de corruption patents. La semaine dernière, ce sont deux résidences de Diezani Alison-Madueka, ancienne ministre du Pétrole du président, Goodluck Jonathan, qui ont été saisies pour le compte de l'Etat. Mais, à cause d'une surcharge de travail des juges, le procès a été reporté au 14 mai prochain.

L'ex-président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a réclamé 2,4 millions d'euros (1,6 milliard de F CFA) à l'ancien porte-parole de son parti pour accepter de comparaître comme témoin lors d'un procès pour corruption, à Abuja. On ne sait pas trop comment comprendre une telle exigence. Mais au pays de la corruption par excellence qu'est le Nigeria, peu d'observateurs sont étonnés.

Il ne manquait plus que ça : que les églises s'en mêlent à leur tour, elles qui se limitent à donner des avis pour que la société sud-africaine vive dans la paix, la cohésion entre les races et la bonne entente. Le Conseil des églises est sortie de sa réserve légendaire dans son dernier rapport centré sur la corruption où il n'y va pas de main morte. En effet, elle conclut que l'Afrique du Sud est proche d'un Etat mafieux avec à sa tête un leader qui ressemble de plus en plus à un Chef de Gang.

L'opposition sud-africaine a réussi, mercredi, 12 avril, une nouvelle démonstration de force en faisant descendre ses troupes dans les rues de Pretoria pour exiger la démission du président, Jacob Zuma, avant un nouveau vote de défiance au Parlement.

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, rentré vendredi, 10 mars, dans son pays, après 51 jours d'absence, a, officiellement, repris ses fonctions à la présidence, ce lundi, 13 mars, selon un communiqué officiel.

Baba Go Slow va, doucement, mais, sûrement. Alors qu'il est en train d'avoir le dessus sur les troupes la secte terroriste, Boko Haram, le voilà qui vient de délester la fonction publique du Nigeria de 50.000 fonctionnaires fictifs. Coût de la trouvaille : 630 millions d'euros par an.

Adulé, hier, pendant la transition pour avoir été la cible des partisans de Blaise Compaoré qui cherchaient à faire échouer la transition, l'ancien premier ministre, Isaac Zida, s'attendait, peut-être, à être récompensé et à poursuivre, tranquillement, sa carrière, à l'étranger, ou à l'intérieur du Burkina, et non à faire l'objet de poursuites par les tribunaux de son pays. Que se passe-t-il entre lui et le pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré ?

Le président sud-africain, Jacob Zuma, pourra, de nouveau, être poursuivi pour corruption dans une affaire de contrat d'armement, selon une décision de justice de, vendredi, 24 juin, qui fragilise, un peu plus, son leadership, à quelques semaines d'élections municipales à haut risque pour son parti.

Le président du Ghana, John Dramani Mahama, a qualifié de "rumeurs sans fondement" des accusations de corruption de l'opposition qui réclame une enquête sur les conditions d'attribution de contrats.

Après les massacres du lundi, 21 décembre, dont les bilans sont controversés (7 morts pour le gouvernement,19 morts pour l'opposition), Djibouti est, vraiment, à la croisée des chemins. Il est minuit moins cinq pour le régime d'Ismaël Omar Guelleh, qui compte organiser une présidentielle dans quatre mois.