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Cour constitutionnelle

Le miracle attendu par Martin Fayulu et ses amis, n'a pas eu lieu. La Cour constitutionnelle congolaise a proclamé, dimanche, 20 janvier, Félix Tshisekedi, président de la République. Martin Fayulu, dont le recours a été rejeté, appelle à "ne pas reconnaître un pouvoir qui n'a ni légitimité ni qualité légale". C'est une rhétorique qu'on a souvent entendu ailleurs, en Afrique, et qui ne peut déboucher sur rien. Martin Fayulu doit se comporter en homme d'Etat et prendre date pour l'avenir : vainqueur selon les décomptes de la CENCO (Conférence épiscopale nationale congolaise) et des observateurs neutres, et non par ceux de la CENI qui est l'organe officiel des élections, il doit appeler à la paix et accepter la main tendue de Félix Tshisekedi. Tous deux étant issus de l'opposition, il leur appartient de mettre de côté leurs égos personnels et trouver un terrain d'entente pour travailler ensemble à l'avancement de la RDCongo.

La Cour constitutionnelle du Bénin est la référence en matière de juridictions constitutionnelles en Afrique francophone. Créée en 1993 suite à la Conférence nationale souveraine de février 1990, elle a, immédiatement, suscité respect et considération. Son actuel président, le professeur agrégé en droit constitutionnel, Théodore Holo, qui a succédé au professeur, Robert Dossou, qu'on ne présente plus dans l'univers des grands constitutionnalistes francophones, a su préserver la totale indépendance de cette institution, que sa première présidente, Elisabeth Pognon, avait su acquérir, sous la présidence de Nicéphore Dieudonné Soglo. Aujourd'hui, le Bénin, dans ce domaine, comme dans celui de la démocratie, est un modèle à suivre sur le continent. L'application de la démocratie n'y est pas à géométrie variable comme on le voit, parfois, au Sénégal,qui est un autre bon élève de la démocratie en Afrique francophone.

Le très faussaire président sud-africain, Jacob Zuma, est, clairement, sur un siège éjectable depuis que le parlement a décidé d'étudier la procédure pour le destituer. Le parlement suit, là, les injonctions de la Cour constitutionnelle, plus haute instance juridique du pays, qui lui a ordonné, fin décembre, de "mettre en place un mécanisme qui pourrait être utilisé pour la destitution du président".

Ca ne badine plus dans les pays émergents. Pour parvenir au stade de pays industrialisés, comme ceux du G 7 (Etats-Unis, Allemagne, Japon, France, Grande Bretagne, Italie et Canada), ils doivent effectuer de profondes réformes de gouvernance, et passer à la case « sacrifices », quand c'est nécessaire. Hier, c'était la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, qui a payé son laxisme, dans les affaires pétrolières, par une destitution devenue mémorable. Aujourd'hui, c'est à la présidente sud-coréenne, Park Geun-hye de payer ses faiblesses à l'endroit d'une amie, en quittant, tout simplement, son poste.

Pas d'invité étranger. Rien que les amis de Bongo Ondimba Ali (BOA) présents à Libreville pourront assister à son investiture, mardi, 27 septembre, au Palais du Bord de Mer. Soit quatre jours après la proclamation de sa victoire par la Cour constitutionnelle. Les entrées du Palais seront filtrées, ne sait-on jamais. La phobie du coup d'état a gagné les émergents du Palais du Bord de Mer.

Question à mille dollars : Qui a gagné l'élection présidentielle du Gabon ? On a l'impression que celui qui a été déclaré vainqueur, se la joue modeste. Est-ce parce qu'il sait qu'il a triché avant de bénéficier du favoritisme de la Cour constitutionnelle ?

La décision de la Cour constitutionnelle est attendue dans tout le pays. Hier, à l'issue de l'audience publique, les deux avocats des deux grands candidats ont fait valoir leurs doléances : le ré-comptage des bulletins de vote bureau par bureau en présence des deux parties et des observateurs de la communauté internationale, pour Jean Ping, et le ré-comptage des voix (pas seulement pour le seul Haut-Ogooué) mais pour l'ensemble des neuf provinces ainsi que les votes de la diaspora, pour Bongo Ondimba Ali (BOA). Il n'est pas exclu que le verdict de la Cour soit renvoyé à plus tard.

Vendredi, 9 septembre, Bongo Ondimba Ali (BOA) a accordé une interview à l'AFP où il se dit « confiant » que la décision de la Cour constitutionnelle, suite au recours de Jean Ping, lui sera favorable. Décidément, BOA devient trop bavard ces derniers jours. RFI par-ci, RTL et Europe 1 par-là. Hier l'AFP. Tous, des médias français. De quoi notre BOA national a-t-il peur ? Dans tous les cas, Méthode Coué ou non, ses jours au Palais du Bord de Mer sont, clairement, comptés. Il le sait.

La présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo, ne pouvait pas être neutre. C'était trop lui demander. Bongo Ondimba Ali (BOA) est, tout simplement, son beau fils : ses deux enfants (à elle) et BOA ont le même père. Il faut, donc, une certaine (indulgence) à son endroit.

La très sectaire Cour constitutionnelle du Gabon a rejeté les recours introduits par trois opposants contre la candidature du chef de l'Etat, Bongo Ondimba Ali (BOA), à l'élection présidentielle du 27 août. Elle a refusé de prendre ses responsabilités, en penchant, comme d'habitude, du côté du plus fort.

Bongo Ondimba Ali (BOA) est en train de réussir l'exploit de faire imploser ce que son père avait laissé de très cher à ses partisans politiques : le Parti démocratique gabonais (PDG). Sauf à miser sur la fraude, une fraude gigantesque, on ne sait plus sur quel instrument il peut s'appuyer pour gagner la présidentielle d'août prochain. Ca semble cuit pour lui.

1,3 milliard de F CFA (2,6 millions de dollars). Voilà la fortune de Mahamadou Issoufou, telle qu'il l'a déclarée, lui-même, à la Cour constitutionnelle. Est-ce choquant que le président du Niger, pays pauvre parmi les plus pauvres de la planète, soit milliardaire ? Afriqueeducation.com n'a pas un avis tranché sur cette question. Nous vous donnons, juste, le patrimoine du président réélu afin que chacun se fasse sa propre religion.

Le président sud-africain, Jacob Zuma, a subi un revers cinglant, jeudi, 31 mars, avec un arrêt historique de la plus haute juridiction du pays qui l'a reconnu coupable d'avoir violé la Constitution en utilisant des fonds publics pour sa résidence privée et lui a ordonné de rembourser cet argent.

La Cour constitutionnelle des Comores a validé les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 21 février, plaçant dans le trio qui se retrouvera, le 10 avril, Mohamed Ali Soilihi, Mouigni Baraka et l'ancien président de la République, Azali Assoumani.

La Cour constitutionnelle ne badine pas avec le respect de la loi. Passé le 18 février 2016, tout ministre qui n'aura pas déclaré ses biens, officiellement, sera considéré comme un hors la loi. La pression monte à Conakry.