Cour suprême

Dans un courrier reçu le 13 juin 2019 de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), la Sénégalaise des eaux (SDE) a été informée que le Comité de règlement des différends de l’ARMP a rejeté, dans sa décision du 29 mai 2019, son recours en annulation de l’attribution provisoire du contrat d’affermage pour la gestion de l’eau accordée au Groupe Suez par l’ex-Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le 15 avril 2019. Jugeant cette décision arbitraire et contre ses intérêts, la SDE a saisi la Cour suprême pour avoir gain de cause.

Coup de tonnerre au Brésil : l'ancien chef d'Etat, Lula, pourrait se retrouver en prison, à six mois d'une élection présidentielle pour laquelle il est donné favori. En effet, l'ancien président brésilien a été condamné, ce jeudi, 5 avril, dans la journée. Néanmoins, malgré les menaces des juges, il a réaffirmé son intention de se présenter aux prochaines élections, qui se tiendront en octobre prochain. Afriqueeducation.com pose la question qui fâche : Lula est-il vraiment corrompu comme le soulignent ses adversaires politiques ou s'agit-il d'un acharnement judiciaire ?

Raila Odinga, contre toute attente, a refusé d'affronter Uhuru Kenyatta au deuxième tour de la présidentielle kényane. Ce dernier a, finalement, obtenu 98,26% des suffrages. Mais, les opposants au vainqueur ne baissent pas les bras. Si Raila Odinga veut lancer une campagne de boycottage économique contre les sociétés proches du pouvoir, les activistes et ONG proches de l'opposition ont, quant à eux, déposé deux recours pour faire annuler la victoire du président sortant, Uhuru Kenyatta, auprès de la Cour suprême.

La Cour suprême du Kenya a blâmé (il n'y a pas un autre mot), mercredi, 20 septembre, la Commission électorale (IEBC) pour sa gestion calamiteuse de l'élection présidentielle invalidée du 8 août, lui reprochant d'avoir proclamé les résultats sur la base de documents parfois "douteux" et de ne pas avoir permis l'accès à ses serveurs informatiques. Pour la Cour, l'IEBC serait truffée d'agents anti-Raila Odinga avec pour mission de faire gagner, par tous les moyens, le président sortant. Du coup, la demande de Raila Odinga d'opérer un changement profond au sein de l'IEBC avant de retourner aux urnes, prend un sens. La date du 17 octobre est-elle tenable ?

On dira ce qu'on veut, mais, les pays africains anglophones sont en nette avance sur les pays francophones en ce qui concerne la démocratie électorale. En Afrique francophone, en effet, il n'existe pas d'équivalent du Ghana, du Nigeria, du Liberia, de la Tanzanie, de l'Afrique du Sud, et maintenant, du Kenya, qui, jusqu'à cette décision de la Cour suprême, n'était pas considéré comme un bon élève de la démocratie. Le Sénégal qui faisait figure d'exemple, en Afrique francophone, a connu un réel recul démocratique, lors des élections législatives de juillet dernier. Du coup, de sérieux doutes commencent à planer sur la présidentielle de 2019 à laquelle le président, Macky Sall, est, déjà, candidat. Le Sénégal devenu un pays, démocratiquement, peu sûr, il ne reste plus que le Bénin, le fameux « quartier latin » de l'Afrique francophone qui fait office de pionnier en la matière. 67 ans après les indépendances, c'est tout, simplement, désespérant que les pays africains francophones continuent d'avancer en reculant sur le plan démocratique.

A cause du refus du président sortant, Yahya Jammeh, de quitter le pouvoir, le président élu, Adama Barrow, a dû, avec le soutien des autorités du Sénégal, « prêter serment », à l'ambassade de Gambie, à Dakar. Ce serment est pour la forme, un autre devant être organisé, à Banjul, devant les chefs d'Etat invités et les autorités gambiennes compétentes (Cour suprême, autorités politiques, militaires, religieuses et civiles), après le départ (d'une façon ou d'une autre) de Yahya Jammeh du pouvoir.

De nombreuses incertitudes planent, toujours, sur l'audience de la Cour suprême gambienne du 10 janvier pour statuer sur le recours du parti du président, Yahya Jammeh, contre sa défaite électorale.

Ainsi va la vie démocratique dans le pays du général-président, et non moins, ancien putschiste, Mohamed Ould Abdel Aziz. Après avoir fait enfermer ces deux leaders négro-mauritaniens pour les priver de parole publique, il vient de faire ordonner leur libération par une pirouette dont seul son régime a le secret.