CPI

Dans son dernier rapport remis au Conseil de Sécurité à la mi-juin, le secrétaire général des Nations-Unies se dit préoccupé par la poursuite des confrontations entre les milices et leurs conséquences, en Centrafrique.

Le président déchu, Omar el-Béchir, poursuivi depuis plus d'une décennie par la justice internationale sur des accusations de crimes contre l'humanité dans le cadre du conflit au Darfour, sera remis à la Cour pénale internationale (CPI), a affirmé, mardi, 11 février, Mohamed al-Taayichi, membre du Conseil souverain soudanais, dans un communiqué. A afriqueeducation.com, on n'a pas peur de nos opinions, surtout, pour dire que si ce transfert s'effectuait, comme c'est annoncé, ce serait la plus grosse connerie de l'actuel gouvernement de transition dont l'accession au pouvoir, en 2019, fut saluée par la grande majorité des peuples d'Afrique. Car au moment où l'Union africaine (UA) recommande la sortie des pays africains de la CPI, cette instance qui ne sait juger que les (seuls) criminels africains, au moment où cette CPI, avec les Affaires Gbagbo et Blé Goudé, montre, tous les jours, sa partialité et la mainmise dont elle fait l'objet de la part des puissances occidentales membres du Conseil de sécurité, en l'occurrence, les Etats-Unis (qui n'en sont même pas membres), la France et la Grande Bretagne, il y a lieu de s'interroger, sérieusement, sur le profil des gouvernants qui officient, aujourd'hui, à Khartoum, après l'éviction du général, Omar el-Béchir. Qui sont-ils réellement ? Pourquoi se font-ils, grossièrement, manipuler par Washington qui en avait gros le coeur contre Béchir ?

« Insubmersible » est l’adjectif qui me vient spontanément à l’esprit quand je relis le parcours politique de Laurent Gbagbo, tant il est vrai que les épreuves auxquelles il fut confronté tous les dix ans, n’ont réussi ni à le faire plier ni à tuer en lui le rêve d’une Côte d’Ivoire maîtresse de son destin ni à lui enlever le désir de se battre pour la justice et la vérité.

Le procès de l'ex-chef des Jeunes patriotes ivoiriens, Charles Blé Goudé, qui devait s'ouvrir, mercredi, 18 décembre, a été reporté, un pourvoi en cassation ayant été déposé, selon son avocat, Maître Suy Bi Gohoré. C'est le président, Alassane Ouattara, qui est derrière cette manœuvre alors qu'il a transféré Blé Goudé à la CPI (Cour pénale internationale) où il avait été élargi de ses charges, au grand étonnement du pouvoir ivoirien, même s'il n'a pas encore recouvré sa totale liberté. Est-ce par peur de le revoir revenir en Côte d'Ivoire où, forcément, il constituerait une menace certaine pour le pouvoir que le président Ouattara, décide de le poursuivre à nouveau ? Après avoir raté la réconciliation des Ivoiriens, Alassane Ouattara semble vouloir recourir à un troisième mandat, qui, pense-t-il, le mettrait à l'abri de certains désagréments. Il craint la loi du Talion : « Oeil pour œil, dent pour dent ». Mais de là à s'en prendre à Charles Blé Goudé, il n'y a qu'un pas qu'il a franchi, se fichant des qu'en dira-t-on. Même la procureure de la CPI, Fatou Ben Souda, qui cherche à garder Blé Goudé en prison à La Haye, doit se demander les raisons pour lesquelles « son client » est, au même moment, poursuivi par les tribunaux ivoiriens ? La Côte d'Ivoire n'est plus un Etat de droit. La Côte d'Ivoire devient une dictature. C'est comme si Alassane Ouattara avait perdu le nord (c'est-à-dire le sens de toute mesure).

La Cour pénale internationale (CPI) a condamné ce jeudi, 7 novembre, l'ex-chef de guerre congolais, Bosco Ntaganda, à une peine de 30 ans de prison pour des crimes de guerre et contre l'humanité. C'est la peine la plus lourde jamais prononcée par la juridiction basée à La Haye.

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a déclaré, jeudi, 18 septembre, vouloir poursuivre pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, deux ex-chefs de milice centrafricains, Patrice-Edouard Ngaïssona, président de la Fédération centrafricaine de football, et Alfred Yekatom, député. A un an de son départ de la CPI, pour fin de mandat, la Gambienne entend garnir son tableau de chasse qui ne compte que du « gibier » africain, ses huit ans à la CPI comme procureure ne lui ayant jamais permis de débusquer aucun sanguinaire européen, américain ou asiatique, ni tueur d'aucune autre région du monde que l'Afrique.

Fatou Bensouda en a-t-elle marre d'échouer à la CPI (Cour pénale internationale) ? Comme son prédécesseur, l'Argentin, Luis Moreno Ocampo, elle va prendre la poudre d'escampette, en 2021, pour rejoindre soit sa Gambie natale, soit, une autre instance internationale, pour récompense des services rendus. En fait, chaque chose ayant une fin, elle doit quitter la CPI pour faire autre chose et laisser la place à quelqu'un d'autre. S'il est, encore, trop tôt pour faire son bilan à la CPI, on peut, tout de même, d'ores et déjà, affirmer son acharnement sur les seuls dossiers africains alors que dans d'autres régions du monde, elle aurait pu, aussi, s'intéresser à des criminels tout aussi importants, ce qu'elle n'a jamais fait.

L'ancien chef de guerre congolais, Bosco Ntaganda, a été reconnu coupable par la CPI (Cour pénale internationale) de crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour des exactions commises en 2002 et 2003 en République démocratique du Congo (RDC).

L'ex vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité après près d'une décennie en détention, demande plus de 68 millions d'euros de dédommagement, a annoncé, lundi, 11 mars, son avocat.

L'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l'humanité, est en liberté conditionnelle en Belgique, a annoncé la CPI, mardi, 5 février.

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ne sont plus en prison depuis vendredi, 1er février. La Cour pénale internationale (CPI) a libéré sous conditions, l'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, suite à son retentissant acquittement, il y a deux semaines, de crimes contre l'humanité commis en 2010 et 2011 lors de violences post-électorales en Côte d'Ivoire. Il en est de même de son ancien ministre, Charles Blé Goudé. La CPI ayant refusé, pour le moment, leur retour en Côte d'Ivoire et ce, à la demande de la procureure, Fatou Bensouda, la Belgique a accepté d'accueillir Laurent Gbagbo. Pas de pays d'accueil pour le moment pour Charles Blé Goudé.

Patron du football centrafricain et ex-milicien, Patrice-Edouard Ngaïssona, arrêté, à la mi-décembre, en France, a été transféré, mercredi, 23 janvier, à la Cour pénale internationale (CPI), pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre présumés. Ce transfèrement a lieu au moment où s'ouvre à Khartoum, au Soudan, une grande conférence de paix qui réunit 14 rébellions armées et le gouvernement, sous l'égide de l'Union africaine et de quelques partenaires bilatéraux.

Je comprends parfaitement la déception et la colère des Ivoiriens face à une décision qui témoigne d’une certaine légèreté et d’un racisme certain tout en discréditant un peu plus la CPI (Cour pénale internationale) mais qu’est-ce que deux semaines supplémentaires pour un homme qui a déjà passé 7 ans en prison ? Contre mauvaise fortune, faisons donc bon cœur. Ne laissons pas les esclavagistes modernes gâcher notre joie de voir nos deux frères acquittés !

Premier ancien chef d'Etat traduit devant la Cour, Laurent Gbagbo était en détention depuis sept ans. Après avoir recouvré la liberté, il va regagner la Côte d'Ivoire, son pays, dans quelques jours. Il en est de même de Charles Blé Goudé. L'élargissement de l'ancien président ivoirien change les cartes de l'élection présidentielle de 2020 qui risque d'être plus ouverte que jamais.

Ex-chef de milice centrafricaine et figure de proue des autorités du football africain, Patrice-Edouard Ngaïssona a été arrêté, mercredi, 12 décembre, en France, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a annoncé la Cour pénale internationale (CPI). Il a été, aussi, brièvement, ministre des Sports dans le gouvernement de l'ancien premier ministre (et actuel président de la République), Faustin Archange Touadéra.

L'ex-président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, a exhorté les juges internationaux à prononcer son acquittement et à le libérer de prison, argumentant que le procureur n'a pas été en mesure de prouver les accusations de crimes contre l'humanité. Du coup, Fatou Bensouda, ce fameux procureur, est sous pression après la libération du RDCongolais Jean-Pierre Bemba. On imagine ce qu'il deviendrait, en terme de crédibilité si les juges suivaient, une fois de plus, l'ancien président ivoirien dans sa requête.

Prisonnier le plus célèbre de l'Afrique centrale, le RDCongolais, Jean-Pierre Bemba, n'a pas encore eu la possibilité d'embrasser sa femme et ses cinq enfants. Et pour cause, il attend son permis de séjour des autorités belges qui étudiaient encore son dossier ce soir, en procédure accélérée. Prêt à recouvrer sa liberté, l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté en appel de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, reste sous la surveillance des autorités de la Cour pénale internationale (CPI), dans l'attente du feu vert de la Belgique pour retrouver les siens après avoir quitté le centre de détention situé à La Haye. A Kinshasa, Joseph Kabila aurait perdu le sommeil.

L'Union africaine (UA) a, toujours, été claire sur le sujet : la CPI (Cour pénale internationale) a son utilité en tant que juridiction internationale, mais, elle reste très sectaire dans le choix des personnes à inculper et en ce qui concerne l'enrôlement des affaires. Depuis la création de ce tribunal, il n'y a que les Africains qui y défilent. Sont-ils les seuls malfaiteurs de la terre ? Du coup, le consensus n'a pas été difficile à se dégager à l'UA pour soutenir le président soudanais Omar el-Béchir. Ce soutien a même été étendu au niveau de la Ligue arabe et de l'OCI (Organisation de la conférence islamique) où on n'est pas loin de penser qu'au niveau de la CPI, on pratique une politique du deux poids deux mesures.

Au moment où le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, essaie de maintenir une paix par les armes, après avoir brigué grâce à la fraude un troisième mandat à la tête de l'Etat auquel il n'avait pas droit, les présidents tanzanien, John Magufuli, et ougandais, Yoweri Museveni, ont, vivement, critiqué la décision des juges de la Cour pénale internationale (CPI) autorisant l'ouverture d'une enquête sur des crimes contre l'humanité présumés au Burundi. De qui se moquent-ils en faisant semblant de jouer les facilitateurs entre les deux camps ennemis alors qu'en réalité, ils soutiennent la dictature de Nkurunziza comme le montre leur soutien ?

Le gouvernement du Burundi a rejeté "catégoriquement", vendredi, 10 novembre, la décision de la Cour pénale internationale (CPI) d'autoriser l'ouverture d'une enquête sur des crimes contre l'humanité présumés entre 2015 et 2017 au Burundi, la ministre de la justice assurant que Bujumbura ne collaborera "jamais" avec cette Cour.