CPI

Prisonnier le plus célèbre de l'Afrique centrale, le RDCongolais, Jean-Pierre Bemba, n'a pas encore eu la possibilité d'embrasser sa femme et ses cinq enfants. Et pour cause, il attend son permis de séjour des autorités belges qui étudiaient encore son dossier ce soir, en procédure accélérée. Prêt à recouvrer sa liberté, l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté en appel de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, reste sous la surveillance des autorités de la Cour pénale internationale (CPI), dans l'attente du feu vert de la Belgique pour retrouver les siens après avoir quitté le centre de détention situé à La Haye. A Kinshasa, Joseph Kabila aurait perdu le sommeil.

L'Union africaine (UA) a, toujours, été claire sur le sujet : la CPI (Cour pénale internationale) a son utilité en tant que juridiction internationale, mais, elle reste très sectaire dans le choix des personnes à inculper et en ce qui concerne l'enrôlement des affaires. Depuis la création de ce tribunal, il n'y a que les Africains qui y défilent. Sont-ils les seuls malfaiteurs de la terre ? Du coup, le consensus n'a pas été difficile à se dégager à l'UA pour soutenir le président soudanais Omar el-Béchir. Ce soutien a même été étendu au niveau de la Ligue arabe et de l'OCI (Organisation de la conférence islamique) où on n'est pas loin de penser qu'au niveau de la CPI, on pratique une politique du deux poids deux mesures.

Au moment où le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, essaie de maintenir une paix par les armes, après avoir brigué grâce à la fraude un troisième mandat à la tête de l'Etat auquel il n'avait pas droit, les présidents tanzanien, John Magufuli, et ougandais, Yoweri Museveni, ont, vivement, critiqué la décision des juges de la Cour pénale internationale (CPI) autorisant l'ouverture d'une enquête sur des crimes contre l'humanité présumés au Burundi. De qui se moquent-ils en faisant semblant de jouer les facilitateurs entre les deux camps ennemis alors qu'en réalité, ils soutiennent la dictature de Nkurunziza comme le montre leur soutien ?

Le gouvernement du Burundi a rejeté "catégoriquement", vendredi, 10 novembre, la décision de la Cour pénale internationale (CPI) d'autoriser l'ouverture d'une enquête sur des crimes contre l'humanité présumés entre 2015 et 2017 au Burundi, la ministre de la justice assurant que Bujumbura ne collaborera "jamais" avec cette Cour.

Le 28 août 2017, le procès du président Laurent Gbagbo et du Ministre Charles Blé Goudé a repris à la Cour pénale internationale (CPI). Mais auparavant deux événements importants sont intervenus dans le déroulement de la procédure visant la liberté provisoire du président Laurent Gbagbo. Ils pourraient, à terme, modifier les données de cette affaire au niveau de l’instance criminelle.

Des enquêteurs de l'ONU ont exhorté, lundi, 4 septembre, la Cour pénale internationale (CPI) à enquêter, de toute urgence, sur les crimes contre l'humanité et autres atrocités commis par les autorités au Burundi. On commençait, sérieusement, à désespérer des Nations-Unies alors qu'à Bujumbura, le petit despote, fort de son impunité et de la complicité de ses homologues voisins, initiait, déjà, une quête pour récolter les fonds nécessaires à l'organisation de l'élection présidentielle de 2020. Pour donner le bon exemple, il a donné, lui-même et sa femme, 3.000 euros (2 millions de F CFA), à ce Fonds.

Ahmad al Faqi al Mahdi, déjà, condamné à 9 ans de prison pour avoir ordonné la destruction de ces mausolées inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, devra verser des réparations à la communauté de la ville de Tombouctou d'un montant de 2,7 millions d'euros.

Si la situation du Gabon n'était pas tendue, depuis l'élection présidentielle du 27 août dernier, on mettrait cette agitation de quelques individus plus ou moins illuminés dans la rubrique des « Faits totalement divers ». Mais même si leur sortie ne va pas empêcher le locataire du Palais du Bord de Mer de dormir sur ses deux oreilles, elle a le mérite de souligner l'état de tension qui règne dans le pays à quelques jours de l'arrivée de la mission d'information de la CPI (Cour pénale internationale) pour enquêter sur les troubles ayant perturbé la présidentielle de 2016.

La procureur de la CPI (Cour pénale internationale), Fatou Bensouda, n'a pas tardé à se manifester, après la libération de Seif al-Islam Kadhafi, le fils de l'ancien dirigeant libyen, assassiné en octobre 2011. Alors que la CPI réclame son extradition depuis, au moins, 2012, l'ancien héritier libyen a disparu dans la nature, après sa libération, avec la complicité de certains groupes armés. La CPI n'a aucun moyen de mettre la main sur lui, sauf en demandant l'appui du gouvernement du premier ministre, Fayez el-Sarraj, reconnu par les Nations-Unies et la communauté internationale. Mais selon plusieurs sources, ce fameux gouvernement Sarraj n'arrive même pas à contrôler la totalité de la ville de Tripoli. Comment compter sur lui pour arrêter et extrader Seif al-Islam ?

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), la Gambienne, Fatou Bensouda, vient d'affirmer, devant le Conseil de sécurité, que son Bureau examinait « attentivement » la possibilité d'ouvrir une enquête sur les crimes perpétrés contre les 300 000 migrants qui vivraient en Libye, ce pays étant devenu, selon des sources crédibles, un véritable « marché » pour la traite des êtres humains (esclavage). Le représentant de la Libye a, lui, dénoncé la complaisance actuelle envers les trafiquants « au Nord comme au Sud de la mer Méditerranée ».

Coup de théâtre à Pretoria. A force de côtoyer ses homologues africains dont beaucoup sont à la tête des Etats de « non droit », Jacob Zuma qui a fini par copier leurs mauvaises habitudes, a, parfois, tendance à oublier que, lui, est à la tête d'un Etat de droit. Et que ses décisions doivent se conformer, rigoureusement, aux textes en vigueur, sous peine de nullité. C'est ce qui va arriver avec le retrait précipité de l'Afrique du Sud de la CPI (Cour pénale internationale) pour une question d'ego.

Avec l'arrivée d'Adama Barrow au pouvoir où on a vu Macky Sall, président du Sénégal, fervent partisan de la CPI (Cour pénale internationale), à l'oeuvre, le nouveau président de Gambie prend une décision que d'aucuns pressentaient : l'annulation du retrait de la Gambie de la CPI, qu'avait, inopportunément, décidé son prédécesseur, Yahya Jammeh.

Pourquoi tous les dossiers traités actuellement, à la CPI (Cour pénale internationale), concernent les ressortissants africains ? Alors que cette institution aurait aussi beaucoup à faire au Moyen-Orient, dans les anciens pays de l'Est, en Asie et dans beaucoup de pays occidentaux où on pense diriger le monde en fonction de leurs seuls intérêts.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, déclare ne "pas souhaiter" que de nouveaux pays africains quittent la Cour pénale internationale (CPI), après le départ du Burundi, de l'Afrique du Sud et de la Gambie. Il l'a dit, mardi, 22 novembre, à l'issue d'un entretien avec son homologue français, François Hollande, à Paris.

Le Burundi a notifié, formellement, aux Nations-Unies sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé, jeudi, 27octobre, le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric. Les choses ne sont, donc, plus au stade de la rumeur.

Même si le président sud-africain, Jacob Zuma, est un homme à problèmes, la justice, en Afrique, est, totalement, indépendante. Zuma n'a aucune emprise sur elle. C'est la raison pour laquelle elle le harcèle sans cesse. Pourquoi, dès lors, défier la Cour pénale internationale (CPI) alors que les deux justices épousent les mêmes principes de transparence et d'objectivité ? Ban Ki-moon invite, publiquement, Jacob Zuma, à revenir sur sa décision. En écrivant une simple lettre au président de cette institution.

Il n'y a pas longtemps, il adulait, encore, la CPI (Cour pénale internationale). La procureure de cette institution est, d'ailleurs, son ancien ministre de la Justice, Fatou Bensouda. Puis, tout d'un coup, comme piqué par un moustique, Yahya Jammeh décide que la Gambie va quitter la CPI. Sans préavis, en prenant tout son gouvernement de court. Son assemblée nationale aussi. Simple coup de tête d'un dictateur en mal de décisions qui le mettent en avant ?

Le communiqué de la CPI (Cour pénale internationale) est tombé, il y a quelques heures, comme un couperet. Prenant tout le monde de court, à Libreville, où BOA (Bongo Ondimba Ali) et son nouveau premier ministre, Franck Emmanuel Issoze-Ngondet, ont, plutôt, la tête dans les négociations en vue de la formation d'un gouvernement d'ouverture. Les tueries (du 31 août au 1er septembre et les jours suivants) s'invitent, maintenant, dans le débat post-électoral. Principale interlocutrice, Fatou Bensouda, en personne.

Jean-Pierre Bemba ne souhaiterait pas faire 18 ans de prison à la CPI (Cour pénale internationale), peine qui lui a été infligée. Il ambitionne, encore, d'accéder à la magistrature suprême de la RDC (République démocratique du Congo). Il vient de faire appel de ce jugement.

Sassou-Nguesso a lu et relu le rapport sur les droits de l'homme au Congo que vient de produire Me Maurice Massengo-Tiassé où il est accusé de pires exactions qui intéressent au plus haut point, la communauté internationale. Publié dans le dernier numéro d'Afrique Education, actuellement, chez les marchands de journaux, ce rapport, qui est, déjà, à la Cour pénale internationale (CPI), sera examiné, mardi, 13 septembre, à Genève, par la Commission des droits de l'homme des Nations-Unies. Depuis qu'il a appris son existence, le dictateur a perdu le sommeil et ne sait par quel bout y répondre. La décision inattendue de rouvrir la radioTV Forum des droits de l'homme, après une fermeture arbitraire de 11 mois, montre qu'il ne sait pas à quelle sauce il va être mangé.