Cyril Ramaphosa

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a écarté, mardi, 11 septembre, tout risque de sanction internationale s'il engage sa réforme agraire, qui prévoit, notamment, des expropriations sans indemnisation au profit de la majorité noire du pays.

C'est comme si Donald Trump n'était pas content du rapprochement entre le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, et son homologue chinois, Xi Jinping. Après une visite officielle (réussie) en Afrique du Sud, en juillet, le président chinois va co-présider le Sommet Chine-Afrique, à Beijing, les 3 et 4 septembre, avec son homologue du BRICS, Cyril Ramaphosa. De quoi alimenter la colère de Trump actuellement en guerre commerciale avec la Chine où on se rend coup pour coup. L'Afrique du Sud a, vivement, reproché, jeudi, 23 août, à Donald Trump d'alimenter les tensions raciales dans le pays après un tweet où il s'inquiète des "expropriations" et "meurtres de grande ampleur" qui visent, selon lui, les fermiers blancs sud-africains. La question se pose avec insistance à Pretoria : depuis quand Trump s'intéresse-t-il à la réforme agraire en Afrique du Sud ? Depuis quand est-il intrigué par des tueries en Afrique du Sud alors qu'aux Etats-Unis, il est, totalement, incapable de faire face à ce problème ? Pour les Sud-Africains, le problème de Trump est ailleurs. C'est la Chine.

L'actuel président sud-africain n'a guère le choix. Dans le creux de la vague où Jacob Zuma a laissé l'ANC (Congrès national africain) avant de quitter le pouvoir contraint et forcé, il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures pour appeler à l'union, seule et unique stratégie qui pourrait faire la force, et permettre la victoire à la présidentielle de 2019 de Cyril Ramaphosa. Ce dernier ne s'y est, d'ailleurs, pas trompé, en lançant, dès maintenant, l'offensive de charme en direction de toutes les organisations qui démultiplient, souvent, la puissance de l'ANC. La question est, cependant, de savoir si cette opération de charme sera couronnée de succès ?

Après avoir quitté le pouvoir de la façon qu'on sait, c'est-à-dire, à cause de plusieurs dossiers montrant son implication dans des faits de corruption, l'ancien président sud-africain, Jacob Zuma, s'est replié dans sa province natal, le très stratégique KwaZulu-Natal (NKZ), pour porter la contestation contre le pouvoir de son successeur, Cyril Ramaphosa. Zuma espère, ainsi, éviter d'aller en prison et montrer à ce dernier qu'il est capable de lui faire perdre l'élection présidentielle de 2019 au travers de sa province, l'une des plus importantes de l'ANC (Congrès national africain), mais aussi, grâce à son réseau d'influence qui a gardé toute sa puissance de nuisance au sein du parti. Ce sont des alertes que Cyril Ramaphosa prend très au sérieux.

Jacob Zuma a joué et perdu. Ayant échoué à se faire succéder par son ancienne épouse, Xhosazana Dlamini-Zuma, qui lui aurait promis de ne rien faire pour provoquer ses ennuis judiciaires, le prédécesseur de Cyril Ramaphosa va devoir affronter les foudres d'une justice indépendante qu'il avait, sérieusement, malmenée pendant sa présidence. Devenu citoyen ordinaire, il doit, maintenant, répondre de tous ses forfaits et ceux-ci sont multiples et variés. Un mois, seulement, après sa chute, il intéresse, déjà, les juges. En effet, le parquet général a annoncé ce vendredi, 16 mars, la relance attendue de ses poursuites dans l'Affaire Thales. Ce n'est que le début du commencement de ses déboires judiciaires.

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, au pouvoir depuis février, s'est engagé, mercredi, 14 mars, à "accélérer" la réforme agraire destinée à redistribuer des terres de la minorité blanche au profit de la majorité noire afin de "corriger les injustices". Anticipant une situation qui peut donner lieu à des conflits, comme au Zimbabwe sous Robert Mugabe, l'Australie se dit, d'ores et déjà, prête à donner des visas aux fermiers blancs sud-africains "persécutés" pour qu'ils y poursuivent leur activité.

Depuis le départ de la présidence sud-africaine de Nelson Mandela et de l'idéologue et pragmatique (froid), Thabo Mbeki, leurs successeurs ne seraient-ils que des affairistes ? Cyril Ramaphosa s'est fait élire sur son programme de lutte contre la corruption et a promis que Jacob Zuma, le corrompu, ne serait pas protégé pour échapper à la justice. Mais, voilà qu'à peine élu, lui, la douzième fortune du pays, milliardaire de son état, a vite fait d'augmenter son salaire annuel de 50.000 euros par rapport à celui que touchait Jacob Zuma et qui faisait, déjà, hurler les Sud-Africains. Le pays de l'Arc en Ciel est-il maudit ?

Camarade Bob l'a fait au Zimbabwe et le ciel lui est tombé dessus parce que la Grande Bretagne qui devait participer au financement de ces expropriations des terres avait, finalement, fait faux bond. L'économie du Zimbabwe en a beaucoup souffert. En Afrique du Sud, l'ancien président, Jacob Zuma, avait évité de résoudre cette question qui se pose de la même manière qu'au Zimbabwe. Il vient de quitter le pouvoir sans l'avoir même effleurée. Son successeur, Cyril Ramaphosa, en fait une de ses priorités. A un an de l'élection présidentielle à laquelle il est candidat. Réussira-t-il ce processus sans heurt ?

Le président chinois, Xi Jinping, n'a pas attendu longtemps avant de féliciter le nouveau président sud-africain, Cyril Ramaphosa. Dès vendredi, 16 février, il a tenu à lui faire parvenir un message dans lequel il l'a qualifié de « vieil ami du peuple chinois ». Dans la foulée, il a proposé que le partenariat sino-africain du Sud qu'il veut élever à un niveau supérieur se matérialise, dans un sens gagnant-gagnant, dès cette année 2018. Message reçu cinq sur cinq, à Pretoria, par Cyril Ramaphosa.

« Qui crache en l'air retombe sur son visage », disent les saintes écritures. Le futur ancien président sud-africain, Jacob Zuma, aura été la honte, non seulement, de l'Afrique du Sud, le pays de Nelson Mandela, mais aussi, de toute l'Afrique, au regard de ce que ce grand pays représente pour les Africains. Quand il a succédé à Thabo Mbeki dont le comportement comme homme politique et d'Etat fut, en somme, respectable, il s'est mis à se comporter comme ces présidents (francophones) d'Afrique dont la plupart ont fait de leurs pays des républiques bananières. Sans jeu de mots, Zuma est passible de détournements de fonds massifs directs et indirects, de corruption à grande échelle, de favoritisme haut de gamme, de volonté démesurée de s'enrichir lui-même ainsi que sa famille dans un pays où la justice est indépendante, de tentative d'assujettissement de cette justice aux ordres du pouvoir, etc. Bref, Zuma aura été, tout au long de son mandat, un très (très) mauvais choix pour l'ANC, ce grand et sympathique parti politique. Mais, comme chaque chose a une fin, voilà arrivée la fin de partie pour ce grand corrompu dont la vraie place est dans la cellule d'une Prison VIP de Pretoria ou de Johannesburg. Les Sud-Africains en décideront. Pour le moment, place à Cyril Ramaphosa.

Il n'y avait pas une autre façon de recoller les morceaux au sein de l'ANC que Jacob Zuma laisse en lambeaux à cause de son goût pour la corruption et l'affairisme. Vainqueur du scrutin qui fait de lui le nouveau président de l'ANC, et futur président de l'Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, aura du pain sur la planche. Les huit ans de Zuma passés à la tête de l'ANC en ont fait un parti quelconque, que les autres partis, plus petits, défient, aujourd'hui, sans crainte, avec, parfois, des victoires qui laissent pantois. Maintenant que sa page dans le parti se tourne, Jacob Zuma est quelqu'un à très vite oublier, ce qui ne fait que montrer l'ampleur de la tâche qui attend son successeur.

Le pouvoir pour le pouvoir. On y est en Afrique du Sud avec les Zuma. En 2012, l'ex-épouse de l'actuel chef de l'Etat sud-africain, Nkosazana Dlamini-Zuma, avait remué ciel et terre, pour se faire élire présidente de la Commission de l'Union africaine (UA). Le Gabonais, Jean Ping, qui voulait un deuxième et dernier mandat à la tête de l'organisation continentale, en avait fait les frais. Jacob Zuma et son ex-épouse avaient activé leurs réseaux (jusqu'en Afrique centrale dont le candidat était Ping) pour obtenir des suffrages, qui ont, finalement, permis à Nkosazana de se faire élire. Au très grand mécontentement du Gabonais et de ses soutiens en Afrique francophone. L'ex-épouse de Zuma y avait fait un premier mandat, qu'elle avait terminé avec grande peine. Et pour cause, l'UA ne l'intéressait plus. C'est la succession de son ex-époux, comme président de l'Afrique du Sud, qui faisait, désormais, partie de ses plans. Jacob Zuma dont Cyril Ramaphosa était le candidat naturel à la succession en tant que son vice-président, a compté pour du beurre dans cette stratégie de pouvoir du clan Zuma. Mais surprise, c'est Ramaphosa qui, contre toute attente, fait la course en tête et risque d'être, dans quelques jours, le président de l'ANC, c'est-à-dire, le futur successeur de Jacob Zuma, à la tête de l'Afrique du Sud. Qui a dit que Dieu n'est pas juste ?

Jamais la rupture n'aura semblé aussi proche. A deux mois de son verdict, le duel pour la succession du président sud-africain, Jacob Zuma, n'en finit plus de déchirer le Congrès national africain (ANC), au point d'avoir fait émerger un "troisième homme". Un troisième prétendant se propose aux militants du parti, c'est leur trésorier, Zweli Mkhize, qui dit proposer sa candidature pour éviter l'éclatement de l'ANC.

Le président sud-africain, Jacob Zuma, est persona non grata au Congrès, cette semaine, du Parti communiste, un des alliés de la coalition gouvernementale, a indiqué, ce mardi, 11 juillet, la direction de cette formation politique, témoignant de l'effritement du soutien au chef de l'Etat embourbé dans une litanie de scandales.

Plusieurs chefs de l'opposition et des militants de la société civile sud-africaines ont annoncé, ce jeudi, 20 avril, leur rassemblement au sein du "Mouvement de la Liberté", une nouvelle organisation qui appelle à des manifestations contre le président Jacob Zuma. Jusqu'à sa démission. Le mouvement compte des appuis cachés dont les plus illustres sont le vice-président, Cyril Ramaphosa et l'ancien président, Thabo Mbeki. Tous en ont marre de Zuma.