Début de la souscription nationale

Le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, ne lâche pas le pays qu'il a, littéralement, pris en otage, et qui connaît, depuis, une destruction avancée. Suivant sa logique du changement de la constitution qui lui permet de se représenter autant de fois qu'il le souhaitera, il prépare, déjà, activement, sa réélection en 2020, alors qu'il jurait, en 2015, que le présent mandat serait le dernier. Comme il sait qu'aucune institution ne lui apportera son soutien financier ou matériel dans l'organisation de ce scrutin, il a pris les devants en demandant aux Burundais de financer, eux-mêmes, cette mascarade électorale qui se prépare, au nom d'une prétendue indépendance nationale. Dès cette fin de mois de janvier, les coupes sombres dans les salaires des fonctionnaires vont démarrer, pour ne finir qu'avec la tenue de la présidentielle en 2020.