Denis Sassou Nguesso

A moins qu'il soit un « Anté-Christ » haut de gamme, on voit très mal comment le dictateur aurait le sommeil aisé, aujourd'hui, aux côtés d'Antoinette, lui, le général 5 étoiles en tueries. Avant la présidentielle de mars 2016, l'opposant, André Okombi Salissa, lui avait fait une offre restée lettre morte. Le dictateur avait choisi de conserver son pouvoir. Mais, cette offre prend toute son importance, aujourd'hui, où il est, largement, épinglé pour ses crimes de « génocide ». D'abord et avant tout par ses propres compatriotes et non par les seules organisations internationales des droits de l'homme comme on le voit souvent ailleurs.

C'est connu : le dictateur a une peur bleue des hommes qui portent la tenue militaire comme lui. Plus grave, quand ceux-ci suscitent respect et considération dans les casernes. C'est le cas du Saint-Cyrien et ancien chef d'état major des armées, Jean-Marie Michel Mokoko, dont le crime de lèse-majesté, est de s'être présenté à l'élection présidentielle de 2016, lui, l'homme du Nord comme Sassou-Nguesso. Après qu'il eut refusé de reconnaître la victoire du dictateur (Sassou-Nguesso était sorti 4e du scrutin avec 8% des voix), Mokoko a été conduit à la case prison où il croupit depuis deux ans, au mépris des principes élémentaires d'un état de droit, ni des qu'en dira-t-on qu'on pourrait espérer du « Défenseur des forêts du Bassin du Congo », nouvelle appellation non contrôlée qu'il essaie de vendre à la communauté internationale, pour occulter ses crimes intérieurs.

Le dictateur congolais respire l'air d'hiver new yorkais en ce moment. Après avoir eu des relations des plus exécrables avec Barack Obama, il met le paquet pour qu'il n'en soit pas de même avec Donald Trump. Pour se faire recevoir par lui, mercredi ou jeudi de cette semaine, il est passé par leur ami commun, le président russe, Vladimir Poutine, l'homme le plus puissant du monde.