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Denis Sassou-Nguesso.

Dans un communiqué qu'il avait récemment publié, le président du parti UPC (Unis pour le Congo), Paulin Makaya, avait, purement et simplement, éconduit le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies en Afrique centrale, le Guinéen, François Lanceny Fall, qui ambitionne d'accompagner le processus du dialogue politique dont le but (véritable) est de permettre à Denis Sassou-Nguesso de briguer un autre mandat en 2021, avec, cette fois, moins de contestations. Car très (très) minoritaire au sein de l'électorat, Sassou qui n'a jamais gagné une présidentielle à la régulière, sait qu'il lui sera, particulièrement, difficile de passer en force, comme en 2016, avec la complicité de François Hollande à l'Elysée, qui, contre toute attente, avait marqué son accord pour que le dictateur modifie la constitution de son pays. Se sachant attendu au tournant, Sassou prend les devants en annonçant sa volonté de dialoguer. Ce processus qu'il gère et manipule de bout en bout met en scène les Nations-Unies dont l'actuel représentant en Afrique centrale est son ami personnel, mais aussi, le Conseil national de dialogue, qui est un démembrement de la présidence de la République. Et donc qui n'a aucune crédibilité ni neutralité.

La dette publique du Congo-Brazzaville par rapport au PIB n'est pas de 77% comme l'indiquaient, de façon mensongère, les autorités de Brazzaville, mais, de 117%. C'est le FMI qui vient de le faire savoir, très officiellement, critiquant, par la même occasion, le pouvoir de Brazzaville d'avoir cherché à l'induire en erreur en lui indiquant un déficit très loin de la réalité, pour bénéficier d'un accord qui n'aurait pas correspondu à la réalité de la situation du pays.