Djibouti

Nouvel épisode dans la saga des "biens mal acquis": la justice française a ouvert une enquête visant l'entourage du président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, à la suite d'une plainte de l'ONG Sherpa sur l'acquisition de propriétés immobilières à Paris. Djibouti n'a pourtant ni pétrole ni gaz mais rien que son port et sa position stratégique sur la Corne de l'Afrique.

La colonisation est terminée, pense-t-on, à juste titre, à Djibouti. Le 22 février 2018, en effet, l’Etat djiboutien a mis fin, de manière anticipée, à la concession du terminal à conteneurs de Doraleh, attribuée en 2006 à la société Doraleh Container Terminal (DCT), entreprise contrôlée de facto par l’actionnaire minoritaire DP World. L'affaire connaît, aujourd'hui, quelques rebondissements.

Continent de toutes les convoitises, l'Afrique est loin d'être pauvre. Elle est, au contraire, considérée comme le continent de l'avenir, le continent du futur, qui va tirer la croissance mondiale, vers le haut, pendant ce troisième millénaire. Pour cela, il lui faut, à tout prix, la paix et la stabilité. Comme les Etats-Unis, la France et le Japon, la Chine a décidé d'implanter, à son tour, une base militaire à Djibouti, la première qui confirme sa présence armée à l'international.

La Chambre préliminaire II de la CPI (Cour pénale internationale) prend acte du refus de l'Ouganda et de Djibouti d'arrêter le président soudanais, Omar El Béchir, et de le conduire à La Haye. Elle a soumis leur cas au Conseil de sécurité des Nations-Unies pour examen.

Neuf Djiboutiennes en grève de la faim, depuis le 25 mars, en France, pour dénoncer des viols commis, selon elles, par des soldats, dans leur pays, ont assuré, vendredi, 8 avril, être "déterminées" à poursuivre leur jeûne.

L'élection présidentielle se tiendra, en avril prochain, à Djibouti. On ne sait pas qui, dans l'opposition, se présentera, en dehors de Hassan Omar Mohamed et Hassan Idriss Ahmed. Le chef de l'Etat sortant, Ismaïl Omar Guelleh, lui, a déjà, déposé sa candidature.

Cette stratégie est très claire. Elle va des investissements économiques classiques à l'implantation d'une base militaire. Une première pour la Chine en Afrique. Le présent article analyse les enjeux à Djibouti et dans la Corne de l'Afrique.

Mahmoud Abbas ne devra plus se plaindre d'Israël, sa visite chez le dictateur, Ismaël Omar Guelleh, avant la présidentielle, étant la preuve qu'il n'est pas en soi, très différent des dirigeants de l'Etat hébreu qu'il critique à longueur de journée.

Reporter pour la radio, La Voix de Djibouti, Mohamed Ibrahim Waïss a subi un traitement ignoble, du 11 au 17 janvier, pendant sa détention. Afrique Education et Reporters sans Frontières (RSF) condamnent cet obscurantisme des autorités et leur demandent de cesser de harceler les journalistes.
 

Trois organisations internationales et djiboutienne de défense des droits humains appellent à soutenir la mise en place d'une Commission d'enquête indépendante visant à établir les responsabilités et juger les auteurs du massacre du 21 décembre 2015, au cours duquel, au moins, 27 personnes de la communauté, Yonis Moussa, ont trouvé la mort sous les balles des forces de sécurité.

En avril 2016 aura lieu une élection présidentielle. Pour ne pas être emporté par les sentiments de l'une ou de l'autre partie de la population, pour ne pas cautionner la haine des uns comme disent les autres ou les dépravations des autres comme disent les uns, nous allons tenter de trouver la personne qu'il nous faut à partir d'un raisonnement logique en essayant de rester objectif.

Le président, Ismaël Omar Guelleh, s'en sortirait, très mal, si la présidentielle prévue, dans quatre mois, au Djibouti, donnait lieu à un débat contradictoire entre les différents candidats. Il peut se réjouir d'une campagne sans débat. Car Guelleh, c'est peu de le dire, entraîne Djibouti vers la banqueroute totale.

Europe Ecologie les Verts (EELV) alerte, vivement, les autorités françaises et européennes sur les graves violences politiques en cours à Djibouti où le régime de Guelleh semble atteint par une crise de folie.

Après les massacres du lundi, 21 décembre, dont les bilans sont controversés (7 morts pour le gouvernement,19 morts pour l'opposition), Djibouti est, vraiment, à la croisée des chemins. Il est minuit moins cinq pour le régime d'Ismaël Omar Guelleh, qui compte organiser une présidentielle dans quatre mois.

19 morts (pour le moment) selon l'opposition, survenus, le 21 décembre, lors d'une réunion de l'opposition. 7 morts selon le ministre des Affaires étrangères, qui s'improvise ministre de la Sécurité publique. Comme d'habitude, le président Guelleh est aux abonnés absents. Jusqu'à quand ?

Candidat à sa succession, Omar Guelleh est considéré comme un très mauvais président : arrogant et ignare. Il fait tout pour n'avoir que des personnes médiocres autour de lui, pour s'assurer du caractère indispensable de sa personne. Bref, il tue le pays à petit feu.

Dans ce libre propos rédigé comme une lettre ouverte, Mohamed Moussa Yabeh s'adresse directement aux chefs d'état major de l'armée djiboutienne, accusés de ne pas honorer la tenue qu'il portent.

Alors que le continent, dans son ensemble, progresse, une certaine Afrique régresse. Celle dont les présidents cherchent à mourir au pouvoir. C'est le cas, notamment, du Djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, qui perpétue une dictature (à l'écart des yeux des journalistes) ni vue ni connue, depuis de très longues années, du Rwandais, Paul Kagame, du Congolais et sanguinaire, Sassou Nguesso, et de quelques autres irréductibles.

Le système clientéliste mis en place dans les Forces armées est de plus en plus dénoncé. Il provoque l'hémorragie de jeunes officiers, particulièrement, performants, qui n'acceptent pas de travailler au rabais. Certains d'entre eux vont jusqu'à souhaiter un changement de régime.

Alors que le continent, dans son ensemble, progresse, une certaine Afrique régresse. Celle dont les présidents cherchent à mourir au pouvoir. C'est le cas, notamment, du Djiboutien, Omar Guelleh, qui perpétue une dictature ni vue ni connue, du Rwandais, Paul Kagame, du Congolais et sanguinaire, Sassou Nguesso, et de quelques autres.