Donald Trump

C'est devenu plus fort que lui. La façon dont Donald Trump est en train de désacraliser la fonction de président des Etats-Unis (première puissance du monde) a poussé son prédécesseur, Barack Obama, à violer la sacro-sainte règle (non écrite) qui veut qu'un président sortant ne critique pas son successeur. Donald Trump est en train de tout faire voler en éclats à la Maison Blanche. Il est un président ordurier, qui ne respecte aucun code, qui est, complètement, hors normes, ce qui a obligé Barack Obama à dénoncer, vendredi, 7 septembre, le mutisme des républicains face aux dérives de son successeur, dans un discours passionné visant à mobiliser les démocrates à l'approche d'élections législatives cruciales. Avec ce retour, l'Amérique profonde va, enfin, pousser un Ouf de soulagement, car Donald Trump, aura, maintenant, de la réplique à la hauteur de ses gaffes. Lui qui dit en avoir encore pour six ans et demi à la Maison Blanche.

Bien fait pour sa sale g... Grossier comme il est tel que ne l'a jamais été un autre président américain, Donald Trump fait jubiler l'Amérique (et le monde) à mesure qu'il perd les pédales dans deux récentes parutions chez Oncle Sam. Placé sur la défensive par un livre décapant et une tribune anonyme explosive, il se cabre et tente de discréditer les témoignages qui mettent en doute sa capacité à diriger les Etats-Unis. Pourtant, cette incapacité est bien réelle. On mesure les dégâts de l'intrusion des agents russes dans la disqualification d'Hillary Clinton pendant la dernière élection présidentielle. Le coup porté par Moscou à la démocratie américaine pèse très lourd dans la bonne marche des Etats-Unis aujourd'hui. Le pays, en effet, se livre en spectacle ahurissant par un président, totalement, incompétent. Les manoeuvres russes ont faussé l'élection en permettant l'accouchement d'un enfant hybride mi-prématuré et semi-normal appelé Donald Trump. Une intrusion qui désavantage tellement les Etats-Unis qu'on se demande combien de temps durera le calvaire actuel des Américains alors que l'intéressé annonce qu'il en a, encore, pour six ans et demi à la Maison Blanche.

La Grande Bretagne n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts. Après son départ avec armes et bagages de l'Afrique, contrairement, à la France qui fit mine de partir pour mieux s'implanter, elle cherche, aujourd'hui, à remettre pied dans ses anciennes possessions les plus juteuses. Il faut dire que le Brexit est passé par là, ce qui fait que Londres ne peut plus miser sur l'Union européenne au moment où l'incontrôlable, Donald Trump, montre à la Grande Bretagne qu'elle n'est plus l'alliée naturelle des Etats-Unis en tous points. La Grande Bretagne se doit, donc, d'assurer ses arrières, en allant reconquérir en Afrique, ce qui est, d'ores et déjà, perdu en Europe. Mais membre des BRICS, l'Afrique du Sud n'est pas à prendre malgré sa fragilité économique actuelle. Le président, Cyril Ramaphosa, mise beaucoup plus sur la dynamisation des relations économiques de son pays avec la Chine et l'Inde. Alors que le président kenyan, Uhuru Kenyatta, est, actuellement, invité, à la Maison Blanche, par Donald Trump, pour parler terrorisme et affaires économiques, pays où le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a, déjà, été invité, fin avril 2018, tout comme le président égyptien, Fattah al Sisi, début avril 2017, premier président africain à y avoir été convié, Donald Trump (outre les intérêts bilatéraux) voulant saluer le flair de Sisi qui, avait su miser sur son élection à la Maison Blanche quand personne n'y croyait, Theresa May va arriver sur un continent où ses anciennes principales colonies ont, toutes, été prospectées par son ancien encombrant allié. Mais, mieux vaut tard que jamais, semble se dire la première ministre britannique. Par les temps qui courent, a-t-elle encore les moyens de faire la fine bouche ?

C'est comme si Donald Trump n'était pas content du rapprochement entre le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, et son homologue chinois, Xi Jinping. Après une visite officielle (réussie) en Afrique du Sud, en juillet, le président chinois va co-présider le Sommet Chine-Afrique, à Beijing, les 3 et 4 septembre, avec son homologue du BRICS, Cyril Ramaphosa. De quoi alimenter la colère de Trump actuellement en guerre commerciale avec la Chine où on se rend coup pour coup. L'Afrique du Sud a, vivement, reproché, jeudi, 23 août, à Donald Trump d'alimenter les tensions raciales dans le pays après un tweet où il s'inquiète des "expropriations" et "meurtres de grande ampleur" qui visent, selon lui, les fermiers blancs sud-africains. La question se pose avec insistance à Pretoria : depuis quand Trump s'intéresse-t-il à la réforme agraire en Afrique du Sud ? Depuis quand est-il intrigué par des tueries en Afrique du Sud alors qu'aux Etats-Unis, il est, totalement, incapable de faire face à ce problème ? Pour les Sud-Africains, le problème de Trump est ailleurs. C'est la Chine.

Comme l'a souhaité le président américain, le chef de la Corée du Nord, Kim Jong-un, s'est assis à la table de négociations avec Donald Trump. On ne peut, donc, guère dire qu'il n'y a pas de volonté manifestée par le leader nord-coréen, qui, dans la foulée, avait commencé à démanteler certains sites nucléaires, preuve de sa bonne volonté. Cependant, côté américain, on montre un certain empressement on ne sait pour quelle raison, alors que nous sommes dans un domaine où la prudence devrait être de mise : la Corée du Nord ne peut pas détruire en quelques mois (comme le souhaite Washington) une industrie nucléaire conçue pendant plusieurs décennies, par le grand-père, puis, le père de l'actuel leader. Les délais proposés par Donald Trump sont-ils alignés sur le calendrier électoral américain ? Non seulement, gagner la bataille des élections de mi-mandat pour ne pas permettre aux démocrates d'avoir la majorité dans les deux chambres, mais surtout, préparer sa réélection à la Maison Blanche, dans deux ans, tel semble être le principal souci de Donald Trump. Comme si la Corée du Nord devrait, désormais, vibrer selon le calendrier politique des Etats-Unis. C'est tout simplement inadmissible. La dénucléarisation est et sera le fruit de la coopération entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, et non, le fruit d'un diktat de Washington.

Dans un spectaculaire retournement, Donald Trump a annulé, jeudi, 24 mai, le sommet historique prévu dans moins de trois semaines avec le leader nord-coréen, Kim Jong-un, dénonçant "la colère" et "l'hostilité" du régime de Pyongyang. Et si Trump avait cherché la petite bête pour lui permettre d'annuler ce Sommet pour lequel il n'avait nullement la maîtrise de ce qui allait en sortir ?

Les Etats-Unis demandent "la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible" de la Corée du Nord. Mais, Pyongyang exige des contreparties américaines pour s'engager dans ce processus et est irrité par des exercices militaires en cours chez son voisin sud-coréen. Conséquence, le « leader bien aimé » semble se rebiffer dans la mesure où, au regard de ce qu'il voit ailleurs, en Iran, notamment, Donald Trump tient, rarement, difficilement, compte de l'avis des autres. Pour lui, seuls priment les intérêts américains. Trump étant, déjà, très isolé avec le transfert de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, Kim Jong-un pourrait profiter de cette faiblesse passagère de l'Américain pour faire monter les enchères et obtenir plusieurs concessions inespérées pendant les négociations.

Comme prévu, le « leader bien aimé », Kim Jung-un, déroule son calendrier comme il l'avait prévu, surtout, en ne tenant compte de la menace de qui que ce soit. Après avoir, lui-même, reconnu que ses hurlements et ses aboiements ne faisaient que ridiculiser les Etats-Unis et leur soi-disant toute puissance, Donald Trump s'est mis à tempérer ses critiques à l'endroit du « leader bien aimé ». Mieux, il a laissé son allié sud-coréen faire à sa place. Gage de la survie de son régime, les essais nucléaires ne pouvaient être stoppés tant que les missiles de Pyongyang échouaient à atteindre le territoire américain. Une fois que la technologie nord-coréenne a mis le territoire américain à sa portée, Camarade Kim est passé à la deuxième étape de son programme : la négociation diplomatique qui le mettrait face à face, en bilatéral, avec Donald Trump. Voilà ce qui a été exigé et obtenu. Objectif : négocier les moyens financiers, matériels et technologiques, qui puissent permettre à la Corée du Nord d'améliorer, nettement, le niveau de vie de ses habitants. Comme on voit, c'est, donc, Kim Jung-un qui mène Donald Trump par le bout du nez et non le contraire.

Aide toi et le ciel t'aidera. Elu président du Nigeria, spécialement, pour vaincre la secte terroriste, Boko Haram, Muhammadu Buhari, qui a échoué dans cette mission, s'est-il donné les moyens pour réussir ? Alors que son pays compte l'armée la plus nombreuse du continent, celle-ci est, paradoxalement, la moins efficace sur le terrain dans la guerre qui est menée contre Boko Haram. Les armées des trois autres pays engagées dans la même guerre, à savoir, le Tchad, le Niger et le Cameroun, sont, nettement, plus performantes que celle du Nigeria. Et tant que ce problème fondamental ne sera pas résolu et que Boko Haram continuera à faire des militaires du Nigeria ce que bon lui semble, la sous-région du Lac Tchad ne viendra, jamais, à bout du problème de Boko Haram. Avant l'arrivée de Buhari au pouvoir, les observateurs mettaient cette contre-performance de l'armée sur le fait que le président, Goodluck Jonathan, étant un civil, n'était pas obéi et respecté par les militaires. Mais voilà qu'avec un militaire à la tête du pays, le problème reste entier.

Les Etats-Unis sont accusés de double langage. Quand il s'agit des pays d'Asie, grands importateurs eux aussi de l'ivoire d'Afrique, ils accusent. Pourtant, ils se livrent, exactement, aux mêmes pratiques, avec un peu plus de finesse. Le président du Botswana s'insurge contre un tel comportement et les dénonce de manière frontale.

Le président américain a accepté, jeudi, 8 mars, l’invitation du leader « bien aimé » nord-coréen, Kim Jong-un, pour un sommet historique au mois de mai, dans un lieu à déterminer de commun accord. Kim Jong-un déroule son agenda comme il l'a prévu. Le très fantasque, Donald Trump, voit son hyper-puissance malmenée par le très intelligent « petit gros ». Ce dernier a développé l'arme nucléaire qui est, maintenant, capable de frapper les villes américaines. Malgré les aboiements de Trump. Sanction pas sanction, le leader « bien aimé » a déroulé tout son programme comme si de rien n'était, et a exigé de rencontrer Donald Trump en bilatéral, ce qui est en train de se faire, Donald Trump s'étant précipité d'accepter la proposition de le rencontrer en tête à tête. Après le gel (pas le démantèlement) de son arsenal nucléaire, Kim Jung-un va exiger et recevoir les garanties ayant trait à la survie et à l'inviolabilité de son régime et des moyens accrus venant à la fois des Etats-Unis, de la Corée du Sud et du Japon, pour moderniser son économie et s'occuper, réellement, du niveau de vie des Nord-Coréens en lieu et place des missiles balistiques. C'est comme s'il avait gagné au loto.

Visiblement mécontent du timide réchauffement des relations entre les deux Corée, et sans l'aval du protecteur américain qui a, royalement, été contourné, en apprenant ce dégel par la presse, comme tout le monde, le président, Donald Trump, est en train de sortir l'artillerie lourde pour isoler, encore plus, la Corée du Nord alors que la logique voudrait qu'il encourage, plutôt, le dialogue direct entre les deux Corée. Il a,ainsi, annoncé, vendredi, 23 février, de nouvelles sanctions visant à marginaliser encore plus la Corée du Nord, quelques heures après l'arrivée de sa fille, Ivanka, en Corée du Sud pour la fin des jeux Olympiques.

Donald Trump, le chef de la Maison Blanche, ne doit pas être très content, en ce moment, car le dossier coréen sur lequel il jouait les Rambo, est en train de lui glisser entre les mains. Sans son aval et ignorant ce qu'il peut en penser, les deux Corée sont en train de se rabibocher, comme des pays souverains qu'ils sont, et sans intermédiaire chinois ni américain. C'est une très bonne chose pour la paix. C'est surtout une excellente chose pour les Nord-Coréens qui ont, tôt, compris que pour se faire respecter sur cette terre, il faut disposer d'armes de destruction massive. Depuis que la bombe nucléaire nord-américaine est capable d'atteindre les Etats-Unis, les vociférations de Trump ne constituant pas une arme dissuasive, la Corée du Nord est passée dans le camp des Grands de ce monde. Il lui reste, maintenant, à contourner les sanctions qui sont suscitées par l'ogre américain. Pour y parvenir, le rapprochement avec la Corée du Sud, pour une réconciliation inespérée, sera le bienvenu. Ce qui servira, aussi, à améliorer le bien-être des Nord-Coréens.

Aussi puissant qu'il puisse prétendre être en tant que président des Etats-Unis, Donald Trump se rend, aujourd'hui, compte qu'il n'est que Donald Trump. Sans plus. Après avoir tenu des propos, foncièrement, « racistes » sur les Noirs d'Haïti et d'Afrique, qui vivraient, selon son expression, dans des « pays de merde », pensant qu'ils n'indigneraient personne comme, à chaque fois, quand ce genre de sujet touche l'Afrique ou les Noirs, il a été, désagréablement, étonné de la montagne de désapprobations venant de toute la terre, et même du ciel. Honteusement, il fait mine de reculer mais ne trouve pas la bonne formule pour arrêter la polémique créée par ses propos « racistes » et insultants.

De qui Donald Trump croit-il se moquer ? Après avoir qualifié le continent noir de « pays de merde » alors que les chefs d'Etat africains, qui tiendront leur Sommet annuel, fin janvier, à Addis Abeba, ont exigé des « excuses » à la suite de ses propos « racistes », il leur a transmis ses « sentiments chaleureux », par l'intermédiaire du président, Paul Kagame, qu'il a rencontré, ce vendredi, 26 janvier, matin, en marge du Forum de Davos. « Sentiments chaleureux », c'est quoi en langage diplomatique après avoir insulté quelqu'un qui attend des excuses en bonne et due forme, n'est-ce-pas une autre manière de se moquer des Africains ? Trump croit-il être permis de tout dire parce qu'il dirige la principale superpuissance de la terre ? Pense-t-il détenir le droit de vie et de mort et celui d'insulter, parce qu'il est le président des Etats-Unis ? Les Africains, bien que pauvres, ont leur dignité d'homme et en tant que tels, méritent le respect de Donald Trump.

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a exprimé, jeudi, 18 janvier, ses regrets auprès des ambassadeurs africains qui s'étaient dits outrés par les propos insultants prêtés à Donald Trump sur l'immigration, selon un de ces émissaires. Cela ne veut pas dire qu'il les renie. Loin de là, Trump étant convaincu qu'il ne dit que la vérité. Mais, comme on est en diplomatie où la langue de bois et l'hypocrisie sont les maîtres mots, Nikki Haley joue dans la forme, le fond de la pensée de son patron restant immuable.

Soupçons d'ingérence russe aux Etats-Unis : l'ancien directeur de campagne de Donald Trump inculpé pour complot. En effet, Paul Manafort a dirigé la campagne de Donald Trump jusqu'en août 2016 avant d'être contraint de démissionner. Il serait, notamment, ciblé pour des activités non déclarées de lobbyiste et consultant. Donald Trump a-t-il des raisons de s'inquiéter ?

C'est l'image que donne l'aide américaine dans le monde, que le nouveau chef de la Maison Blanche a décidé de, drastiquement, réduire. Elle est reconduite, ici et là, en fonction des critères pas toujours objectifs. C'est dans ce contexte que le quotidien américain, The Washington Post, propose à Donald Trump d'en prendre à l'Egypte pour en ajouter à la Tunisie, pays démocratique s'il en est, et, particulièrement, frappé par le djihadisme. Pourtant, l'Egypte qui est le principal pôle de stabilité dans cette partie du monde, en a, aussi, grand besoin. Alors question : Donald doit-il déshabiller Hillary pour habiller Melanie ?

A Bamako, on est très loin des efforts que l'on attendait de la France. Le budget de la Force a, enfin, été précisée. Sur les 423 millions d'euros que vont coûter les 5000 à 5.250 hommes de cette Force, près du quart pourra être mobilisé d'ici la fin de cette année. Et encore ! Les Américains avaient senti le piège, à l'avance, en refusant de payer pour les autres. C'est pourquoi en homme d'affaire avisé, Donald Trump avait demandé et obtenu que le financement de cette Force ne repose pas sur les Nations-Unies car il savait que l'essentiel du budget allait dépendre des Etats-Unis alors que les bénéfices politiques allaient revenir à la France.

Après le coup de pied de Donald Trump dans la fourmilière (des bailleurs de fonds et soutiens logistiques du terrorisme international), les caméléons commencent à changer de couleur. On assiste à un branle-bas des relations entre pays qui entretiennent directement ou non des relations incestueuses avec les milieux internationaux du djihadisme. C'est ainsi que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, craignant pour l'intégrité du Qatar (en tant qu'Etat principal bras financier du terrorisme), va y envoyer des troupes d'élite pour parer à toute éventualité. Le monde n'a encore rien vu. On n'est qu'au début du processus, Trump n'étant pas Obama, l'homme grâce à qui le terrorisme international a connu une expansion sans précédent dans le monde.