Dossier de disparitions.

Yahya Jammeh a fini par quitter le pouvoir après l'avoir exercé pendant 22 ans. Une longue présidence émaillée de beaucoup de violences et de tueries. En dehors des détournements de fonds, c'est le dossier qui le suit avec les accusations, actuellement, montées en épingle par Human Rights Watch (HRW) et Trial International. Après avoir contesté le vote qui le déclarait perdant, à la dernière élection présidentielle, de décembre 2016, Yahya Jammeh, après une courte résistance, a eu la sagesse, de prendre la route de l'exil sans avoir provoqué une effusion de sang, comme d'aucuns le craignaient. Il est parti, tranquillement, s'installer, à Malabo, en Guinée équatoriale, où il s'adonne à des activités champêtres. N'est-il pas contreproductif de l'y déloger pour le traduire en justice alors que la Gambie est en train de réussir son virage démocratique sans lui ? Quel message donnerait-on aux autres dictateurs africains à qui il est, aussi, demandé de quitter le pouvoir et qui peuvent être effrayés par le sort qu'on ferait subir à Yahya Jammeh ?