Vous êtes ici

Eglise catholique

Le Saint-Père semble prendre - enfin - les choses en main, en obligeant, désormais, le clergé à signaler à l'Eglise les abus sexuels qu'ils soient de la pédophilie, de l'homosexualité ou de l'adultère des membres du clergé. Si l'attention, ces derniers temps, a été portée sur la seule pédophilie (parce qu'il s'agit des enfants), le Vatican reconnaît que l'homosexualité et l'adultère des membres du clergé sont tout aussi répréhensibles et condamnables, et donc, doivent être signalés comme abus sexuels à l'Eglise. C'est une invite sans précédent dans l'église catholique où beaucoup de membres du clergé, à défaut d'avoir une femme ou un homme comme leurs fidèles, préfèrent se réfugier dans l'homosexualité avec des adultes consentants du même sexe. Le Saint-Père considère une telle déviance comme un péché grave. C'est aussi un péché quand le prêtre commet l'adultère car il ne doit approcher la femme que pour sauver son âme. Mais, de nos jours, et sans se soucier des qu'en dira-t-on, les prêtres font et élèvent des enfants, parfois, au vu et au su de leurs fidèles. Des cas courants qu'on rencontre, malheureusement, et, régulièrement, en Afrique, le continent de tous les paradoxes.

Le pape François a égrené, dimanche, 26 août, lors d'une messe géante, à Dublin, une longue liste de "pardons" aux victimes d'abus commis par le clergé ou des institutions religieuses en Irlande. Cette demande de « pardon » ressemble à une séance de récitation déjà vue et déjà entendue qui fait que le pape et son église commencent à perdre du crédit auprès non seulement des fidèles catholiques mais de l'opinion. L'église a son principe : le pardon par le Christ (pour laver ses péchés) même si on a commis de pires abominations. La Maison de Dieu accueille tout un chacun quels que soient ses crimes. L'église n'est pas contre la justice des hommes, mais, pour elle, seule compte avant tout la justice divine. Celle à laquelle le pape François a fait référence à Dublin sauf qu'on lui demande de punir, sévèrement, les prélats fautifs, au nom de l'exemple. Cela dit, l'église catholique n'est qu'au début de sa tourmente. Car quand elle aura résolu le problème de la pédophilie et de l'homosexualité dans l'église catholique en Occident, elle aura fort à faire avec la sexualité des prêtres catholiques en Afrique qui produit, elle, des enfants un peu partout sans que le Vatican ne tire une quelconque sonnette d'alarme. En ce moment, le réveil du pape risquera d'être particulièrement brutal.