Egypte

La présidence en exercice de l'Union africaine (UA) a changé de main, dimanche, 10 février, à Addis Abeba. Le Rwandais, Paul Kagame, a passé le témoin à son homologue de l'Egypte, Abdel Fattah al-Sissi, pour un an. Le nouveau président aura une année particulièrement chargée. Après une présidence, extrêmement, active de Paul Kagame placée sous le sceau des réformes, son successeur devrait axer son action sur la sécurité, le maintien de la paix, et la reconstruction post-conflit. Le dossier libyen où se divise l'Afrique et au sein duquel l'Egypte, principal soutien du maréchal, Haftar, conserve une influence forte, sera l'une de ses principales préoccupations avec l'organisation des élections devant permettre le redémarrage du pays. Enfin, il y aura l'organisation de la CAN 2019 à 24 équipes en juin-juillet dans un contexte sécuritaire fragile. C'est beaucoup de dossiers que devra gérer le nouveau président. Mais, visiblement, il n'en est pas du tout impressionné.

“Tout homme doit mourir un jour mais toutes les morts n’ont pas la même signification”, confiait Franklin Boukaka, poète engagé du Congo-Brazzaville, dans “Les Immortels”, sa chanson culte sortie en 1967. La disparition de Samir Amin, le 12 août 2018, à l’âge de 87 ans, n’a pas la même signification que celle d’un Mobutu qui possédait villas et voitures dans de nombreux pays pendant que son peuple croupissait dans la misère ; elle n’est pas, aussi, dévastatrice que celle du rebelle, Jonas Savimbi, qui mit son pays, l’Angola, à feu et à sang ; elle fait partie des tragédies qui anéantissent, littéralement, et dont on guérit difficilement. Pour un certain nombre de raisons.

La coupe du monde est terminée pour le Maroc, le Nigeria, l'Egypte et la Tunisie. Le Sénégal (qui a naïvement raté sa qualif contre le Japon) attend de jouer un match très difficile contre la Colombie qui décidera de son sort. Mais, déjà, des enseignements peuvent être, valablement, tirés.

Désinformation, amplification, intimidation : les dictateurs africains comme le Tchadien, Idriss Déby Itno, le Rwandais, Paul Kagame, le Soudanais, Omar el-Béchir, le Mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, sans oublier, le négativement célèbre en la matière, l'Egyptien, Abdel Fattah el-Sissi, suivent de bon pied leur modèle dans le domaine de la censure et de la manipulation, à savoir, le Russe, Vladimir Poutine, et le Chinois, Xi Jinping. Deux prédateurs (hors pair) de la liberté de la presse, qui opèrent, impunément sur internet. Reporters sans frontières (RSF) montre comment ils procèdent et comment contourner leurs manoeuvres.

Une haute cour égyptienne a maintenu, samedi, 16 septembre, une condamnation à vie contre l'ex-président égyptien islamiste, Mohamed Morsi, destitué, par l'armée, en 2013. Après sa victoire à l'élection présidentielle, en juin 2012, le président membre des Frères musulmans avait entrepris une véritable purge au sein de l'administration égyptienne, accompagnée d'un début de transformation très inquiétant de la société égyptienne en fonction des seuls préceptes propres aux Frères musulmans. Devant le tollé général que de telles réformes suscitaient au sein de la société, et les mesures de répression qui s'en suivaient, l'armée a cru bon d'intervenir en stoppant les multiples abus qui frappaient ceux qui n'étaient pas des Frères musulmans et qui se trouvaient être l'écrasante majorité de la population. Résultat, Mohamed Morsi s'est retrouvé en prison où sa peine de perpétuité vient d'être confirmée par la Haute Cour égyptienne.

C'est l'image que donne l'aide américaine dans le monde, que le nouveau chef de la Maison Blanche a décidé de, drastiquement, réduire. Elle est reconduite, ici et là, en fonction des critères pas toujours objectifs. C'est dans ce contexte que le quotidien américain, The Washington Post, propose à Donald Trump d'en prendre à l'Egypte pour en ajouter à la Tunisie, pays démocratique s'il en est, et, particulièrement, frappé par le djihadisme. Pourtant, l'Egypte qui est le principal pôle de stabilité dans cette partie du monde, en a, aussi, grand besoin. Alors question : Donald doit-il déshabiller Hillary pour habiller Melanie ?

La trop grande richesse fait-elle perdre le bon sens ? Cette question peut se poser pour le Qatar. Avec, seulement, 2,6 millions d'habitants et un colossal budget de 62 milliards de dollars en 2015 provenant, essentiellement, de la vente du gaz liquéfié dont il est l'un des plus grands producteurs du monde, le Qatar (dont la superficie ne dépasse guère 12.000 km²) a de quoi devenir fou. Et ils sont devenus fous à Doha. Tenez : organisation de la coupe du monde, en 2022, sur des terrains de football climatisés, achat des plus grands palaces dans les plus grandes capitales occidentales, prises de participation dans les plus grandes entreprises des plus grandes places boursières internationales, etc., puis, puis, financement des mouvements djihadistes les plus radicaux (Etat islamique, Al Qaïda, Frères musulmans) qui créent la désolation de par le monde, déstabilisation d'un pays jadis stable et prospère, en l'occurrence, la Libye du colonel Mu'ammar al Kadhafi, le seul leader africain et arabe qui donnait à ses homologues africains sans compter, etc. Bref, si le monde était juste, le jeune émir du Qatar et tous les dirigeants qui l'entourent croupiraient dans des cellules non climatisées de la CPI (Cour pénale internationale).

Même pas peur des djihadistes de l'Etat islamique et des Frères musulmans. La Bible dans la main, le Saint-Père se rendra, vendredi, 28 avril, au Caire, leur fief, prier là où ils excellent en barbarie. Contre toute attente, il a maintenu son voyage après de très sanglants attentats du 9 avril et montre, ainsi, un exemple de courage aux politiques, généralement, enclins à prendre la poudre d'escampette dès l'explosion du moindre pétard. Nul doute que les chrétiens et les vrais fidèles du prophète Mahomet seront avec lui tout au long de son voyage.

Lungu est-il un peureux ? Contrairement au pape François, l'évêque de Rome, qui a maintenu sa visite, en Egypte, les 28 et 29 avril, le président zambien, Edgard Lungu, lui, a annulé la sienne, à la (très) grande joie de l'Etat islamique qui est, ainsi, ravi de perturber le calendrier diplomatique de l'Egypte, l'un de ses principaux ennemis au Proche Orient. Un grand froussard, ce président Edgard Lungu !

Les doigts d'une main ne sont pas tous égaux. Pauvre Sassou ! Président du Comité de haut niveau de l'Union africaine pour la Libye, le dictateur congolais a été, royalement, snobé par le deuxième homme le plus puissant du monde : Donald Trump (le président russe Poutine est l'homme le plus puissant de la terre). Les sujets de discussion entre les deux hommes d'Etat sont nombreux : la paix au Proche-Orient, la consolidation de la bonne entente israélo-égyptienne, le retour de la stabilité en Libye après les aventures du duo Obama-Clinton, l'augmentation de façon substantielle de l'aide américaine après sa forte réduction par Obama après que Sissi eut mis Morsi en prison, et quelques autres sujets préoccupants comme la crise israélo-palestinienne... "Nous sommes clairement derrière le président Sissi (...) Nous sommes clairement derrière l'Egypte et le peuple égyptien", a déclaré le président américain en recevant son homologue égyptien, ce matin, à la Maison Blanche. Le ton des relations entre les deux pays est donné.

L'ex-président égyptien, Hosni Moubarak, a retrouvé la liberté, vendredi, 24 mars, bien que plusieurs figures du Printemps arabe dorment, encore, derrière les barreaux. Autrement dit, la révolution de 2011 vient d'être liquidée symboliquement. Car six ans après, presque rien n'a changé alors que l'ancien président frère musulman, Morsi, croupit en prison.

Le légendaire gardien de but égyptien, Essam El-Hadary (44 ans), est menacé par son président de devoir quitter son club cairote de Wadi Degla, après une altercation avec un coéquipier. Une altercation de trop.

En sa qualité de président du Comité de haut niveau de l'Union africaine (UA) sur la Libye, depuis le 9 novembre 2016, le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, devrait être, logiquement, le « Monsieur Afrique » sur la question libyenne, ayant la capacité de discuter en tant que tel, devant les interlocuteurs occidentaux, impliqués, eux aussi, dans cette question libyenne. Cela ne sera pas le cas, l'Egypte s'octroyant de facto ce dossier pour cause de proximité avec la Libye et de meilleure compréhension de ce dossier plus que le lointain Congo-Brazzaville qui, décidément, veut être de toutes les médiations en Afrique, même quand il n'en a pas la capacité. Sassou-Nguesso a, d'ores et déjà, programmé un Sommet sur la Libye, le 25 janvier, à Brazzaville. Aura-t-il, encore, lieu ?

L'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA) a organisé, au Caire, en collaboration avec la République d'Egypte, la réunion de validation de la Triennale 2017 à l'échelle du continent, les 22 et 23 novembre 2016.

Pour la première fois depuis 9 ans, un ministre égyptien des Affaires étrangères se rend, ce dimanche, 10 juillet, en Israël, pour y rencontrer le premier ministre, Benjamin Netanyahu, et tenter de déverrouiller les négociations avec les Palestiniens.

Pour la justice égyptienne, l'ex-président égyptien islamiste, Mohamed Morsi, destitué par l'armée, en 2013, n'était pas, uniquement, le chef de l'Etat. Il était, aussi, et, avant tout, un honorable correspondant de l'émirat du Qatar, en poste, au Caire.

L'avion MS181 de la compagnie EgyptAir transportait, au moins, 56 passagers entre Alexandrie et le Caire avant d’atterrir à Larnaca, à Chypre. Le pirate de l'air, identifié comme étant égyptien, demandait à voir son ex-épouse.

Le nom de Boutros Boutros-Ghali ne rappelle pas de très bons souvenirs dans les présidences africaines francophones. Et pour cause : il fut installé à l'Organisation internationale de la francophonie grâce au forcing du président français de l'époque, Jacques Chirac.

L'écrivaine égyptienne, Fatima Naout, ne savait pas qu'elle pouvait rester une femme libre et indépendante, dans son pays, en ne s'interdisant pas de critiquer l'islam. Un tribunal vient de lui signifier que c'est impossible. Où va la société égyptienne ?

La Cour de cassation a rejeté, samedi, 9 janvier, le pourvoi en appel de l'ex-président égyptien, Hosni Moubarak, et de ses deux fils, confirmant une peine de trois ans de prison dont ils avaient écopé dans une affaire de corruption.