Elections générales

L'organisation des élections locales prévues en octobre au Mozambique a été suspendue pour cause de divergences entre le gouvernement et l'ex-rébellion devenue opposition, la Renamo, a annoncé, mercredi, 4 juillet, la Commission électorale. Après avoir été très active dans la lutte armée contre le pouvoir en place, la Renamo a abandonné cette forme de contestation en devenant un parti politique d'opposition en bonne et due forme. Aujourd'hui, elle met tout en œuvre pour briguer le pouvoir suprême, ou le cas échéant, le partage véritable de celui-ci, d'où son exigence d'une transparence totale du processus électoral.

Soit, cette armée prend les Zimbabwéens pour des moutons qui vont aller voter à la présidentielle et aux législatives de cette fin de mois, sans rien comprendre au pacte scellé par certains de ses chefs et le nouveau pouvoir, soit, elle se sent, tellement, décrédibilisée qu'elle cherche à (re)devenir cette armée adulée, qui permit à l'ex-Rhodésie du Sud de chasser du pouvoir le colon britannique et ses racistes fantoches comme Ian Smith. Rappel des faits : c'est l'armée qui, après avoir pris position dans le débat politique, a chassé à Robert Mugabe du pouvoir en lui faisant un coup d'état militaire. A titre de récompense, son chef d'état major, le général, Constantino Chiwenga, est devenu vice-président de la République. En effet, ce dernier avait réussi à chasser Mugabe du pouvoir sans tirer un coup de feu dans Harare. Pour les observateurs comme pour une partie de la ZANU-PF, le Zimbabwe compte, actuellement, une armée putschiste. Une étiquette que chercherait à enlever ses nouveaux chefs. Est-ce pour cela qu'elle prend les devants en criant sa neutralité lors des prochaines élections ?