Emmanuel Macron

Dans une proportion non négligeable, les chefs d'Etat africains ne sont pas perçus comme des dirigeants libres et indépendants aux yeux de beaucoup d'Africains. A l'heure des réseaux sociaux et d'internet où il est assez difficile d'occulter un fait, on sait ce que font les uns et les autres. Président du Tchad, Idriss Déby Itno est considéré à afriqueeducation.com comme un « dictateur », qui opprime son peuple et dilapide les richesses de son pays. Mais, afriqueeducation.com le perçoit, aussi, comme l'un des rares présidents africains, qui crache les vérités sur les Occidentaux sans porter de gants quand il en a la possibilité.

Très mal parti avant, pendant et après l'élection présidentielle d'octobre 2018, le président du Cameroun, Paul Biya, peut s'enorgueillir, aujourd'hui, d'avoir retrouvé le soutien diplomatique et politique de la France, qui lui manquait dans les épineux dossiers qui affectent la paix au Cameroun depuis plusieurs années, notamment, la crise anglophone.

Un militaire français a été tué au Mali par un engin explosif. Il s'agit du brigadier, Ronan Pointeau, du 1er régiment de spahis de Valence, qui est mort "après le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", écrit la présidence de la République dans un communiqué.

Il s'agit d'un sondage à mi-mandat, qui montre que l'image du président de la République est, fortement, dégradée. De quoi aiguiser des appétits de potentiels concurrents qui pourraient se révéler au lendemain des élections locales en 2020.

Au-delà des photos officielles sur le voyage du président, Emmanuel Macron, à Mayotte ou aux Comores, toute personne qui côtoie les habitants de cette région, par exemple, ceux ou celles qui migrent en France, ne peut qu’être stupéfaite par une situation marquée par la pauvreté, la persistance de l’analphabétisme sur le territoire même d’un département français. Le Mouvement de la Paix, dans un communiqué diffusé, vendredi, 25 octobre, s'insurge contre cette situation lamentable.

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, est arrivé, à Paris, lundi, 2 septembre, à la première heure, en provenance de Brazzaville, pour une visite officielle de soixante-douze heures. Il avait quitté Brazzaville dimanche soir. Après les rendez-vous de ce jour avec des personnalités françaises, il rencontrera, mardi, 3 septembre, Emmanuel Macron, à l'Elysée. Les sujets de discussion sont nombreux : la Libye avant la grande conférence organisée par les Nations-Unies, la Forêt du Bassin du Congo toujours sans financements de la France et des gros pollueurs du monde, l'avenir du F CFA en Afrique centrale après sa disparition en Afrique de l'Ouest, la présence économique de la France au Congo où la Chine devient envahissante, etc. A 19 mois de l'élection présidentielle, le dictateur (5 étoiles) va s'assurer que personne en France ne lui mettra les bâtons dans les roues quand il organisera son passage en force pour un nouveau mandat de 5 ans.

Le chef de cabinet du président brésilien a conseillé à Emmanuel Macron de s'occuper "de sa maison et de ses colonies". ...D'Afrique.

Emmanuel Macron proposera au G7 un train de mesures concrètes pour l'Amazonie. C'est le dernier communiqué qui émane de l'Elysée pour apporter les réponses concrètes à la forêt de l'Amazonie qui brûle, après les critiques de ces derniers jours. On note que la forêt qui a, déjà, consumé sous les flammes est l'équivalent d'un pays comme l'Espagne. Et ce n'est pas fini car c'est seulement, maintenant, que l'armée appelée en renfort commence à se déployer. Avec des moyens limités. Cela dit, le président brésilien, Jair Bolsonaro, a réussi, grâce à sa façon de faire bien particulière, à sortir les pays riches de leur indifférence coupable et caractérisée, en laissant l'Amazonie brûler. Les chefs d'Etat de l'Afrique centrale (gardiens de l'autre poumon mondial qu'est la Forêt du Bassin du Congo) au premier rang desquels on compte le président congolais, par ailleurs, président de la Commission Climat du Bassin du Congo, Denis Sassou-Nguesso, savent, désormais, ce qu'ils doivent faire pour attirer, chez eux, aussi, l'attention de la communauté internationale, et les financements adéquats.

Le jeune président français est passé maître dans l'organisation des petits événements dans les grands. Le 11 juillet, il a, officiellement, invité le président du Ghana, Nana Akufo Addo, pour parler coopération bilatérale entre les deux pays, mais, surtout, pour dialoguer en direct avec la diaspora africaine et des ultra-marins. Mais, au fond, le déjeuner en tête à tête qu'il avait organisé en son honneur, devait permettre aux deux hommes d'Etat de parler de la création de la monnaie ECO en remplacement du F CFA, en zone CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale). Le président du Ghana et son homologue du Niger, Mahamadou Issoufou, sont les deux chefs d'Etat mandatés par la CEDEAO pour mener ce processus de la mise en place de l'ECO, à terme, courant 2020. Cette invitation de Nana Akufo Addo, à l'Elysée, avait été précédée de quelques jours, par un passage du président ivoirien, Alassane Ouattara.
Ce jeudi, 15 août, un autre tête à tête entre Alassane Ouattara et Emmanuel Macron leur permettra de remettre ce sujet sur la table, le président ivoirien, grand fervent du maintien du F CFA, « une excellente monnaie (selon lui) qui donne entièrement satisfaction à nos économies », n'ayant pas abdiqué malgré la décision des chefs d'Etat de la CEDEAO réunis, le 29 juin, à Abuja, au Nigeria, de lancer la monnaie de la CEDEAO (l'ECO) en 2020.

Contrairement à ce qu'on peut penser, notamment, au sein de la diaspora comorienne et dans certains milieux français proches de l'Elysée, c'est le président de la très petite République des Comores, Azali Assoumani, qui mène le jeu dans la relation avec sa très puissante partenaire, la France, d'Emmanuel Macron. Ce dernier peut bomber le torse (comme c'était le cas lundi 22 juillet chez lui à l'Elysée) devant la presse, mais, c'est son invité, le colonel, Azali Assoumani, qui donne le véritable ton à leur relation bilatérale.

Réunis le 29 juin, à Abuja, au Nigeria, lors d'un Sommet de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), les chefs d'Etat ont, définitivement, mis les points sur certains « i » concernant leur future monnaie unique, qu'ils ont décidé d'appeler « ECO ». Autre décision importante : Mahamadou Issoufou, chef de l'Etat du Niger, qui supervise le processus conduisant à la mise en place de cette future monnaie commune de la CEDEAO en collaboration étroite avec son homologue du Ghana, Nana Akufo-Addo, a été porté, pour un an, à la présidence en exercice de la CEDEAO. Une position qui lui permettra de « batailler », fermement, avec le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, qui dû accepter la création de l'ECO du bout des lèvres, et qui a monopolisé la présidence en exercice de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) depuis 2016, afin de mieux défendre le F CFA, alors que cette présidence est annuelle et tournante.

Le président français respecte (et craint) la démocratie ghanéenne et l'indépendance d'esprit des Ghanéens. Il s'en était rendu compte lors de son voyage en novembre 2017 à Accra. En visite officielle en France, le président du Ghana a déjeuné ce midi avec son homologue français. La France connaissant suivre ses intérêts, surtout, quand ceux-ci sont menacés, il s'agira, surtout, de la question du F CFA à l'heure où cette monnaie va être abandonnée, à partir de 2020, au profit de l'ECO, nom de la monnaie choisie par les chefs d'Etat de la CEDEAO, réunis à Abuja, au Nigeria, le 29 juin 2019.

Le président, Emmanuel Macron, a annoncé, vendredi, 5 avril, deux gestes pour tenter d'apurer le rôle de la France durant le génocide rwandais de 1994, avec l'ouverture à des historiens de toutes les archives et un renforcement des moyens pour poursuivre les génocidaires présumés en France.

D'Emmanuel Macron et de Paul Kagame, qui des deux a mis l'autre dans sa poche ? Les Français, en général, n'ont pas beaucoup apprécié que le secrétariat général de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie) soit confié à un pays qui a relégué l'enseignement du français, au moins, au troisième rang, après l'anglais et le kinyarwanda. En Afrique, on commence à se questionner sur l'indépendance dont Paul Kagame savait faire montre devant les dirigeants français qu'il accuse d'avoir plus ou moins provoqué le génocide qui fut plus de 800.000 morts en 1994. Et pour cause : la position de Paul Kagame, à l'époque, président en exercice de l'Union africaine (UA), qui avait demandé aux autorités électorales de la RDCongo de suspendre la proclamation des élections, qui annonçaient la victoire de Félix Tshisekedi, a, profondément, étonné. En agissant ainsi, Paul Kagame était-il, secrètement, missionné par la France qui avait, activement, souhaité l'élection de Martin Fayulu, ou tout le moins, avait-il été encouragé par Paris dont le chef de la diplomatie ne cachait pas qu'il avait saisi le Conseil de sécurité des Nations-Unies et les responsables de l'UA pour faire prévaloir la vérité des urnes ? Pour mémoire, c'était la première fois que l'UA s'ingérait, de cette façon, dans le processus électoral d'un pays.

En France, l'opposition est vent debout ce jeudi, 7 février, depuis que le feu vert d'Emmanuel Macron, autorise les avions français (Mirages 2000), à bombarder la colonne d'une quarantaine de véhicules des combattants de l'UFR de Timane Erdimi. Trois députés français, François RUFFIN et Danièle OBONO, de la France Insoumise (FI) et l’eurodéputée écologiste, Michéle RIVASI, ont été saisis, par certaines ONG et associations françaises, pour relayer cette question au niveau de leurs assemblées respectives et de poser des questions (qui fâchent) à Jean Yves Le Drian (Affaires étrangères) et à Florence Parly (Armées), faute d'interroger directement Emmanuel Macron. Timane Erdimi n'est pas un illustre inconnu au Tchad. Rebelle bien connu, il est le propre neveu du président, Idriss Déby Itno. C'est aussi une affaire de famille, le pouvoir au Tchad. Cela fait plus de quinze ans qu'il cherche, désespérément, à l'évincer du pouvoir. Ca fait plus de quinze ans que Oncle Déby (qui n'était pas encore Itno) déjoue toutes ses tentatives de prise du pouvoir par la force. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne après le ratage de 2008 suite à l'intervention de l'armée française (initiée par Nicolas Sarkozy), qui permit à Déby de survivre alors que les combattants de Timane étaient à 300 mètres du Palais ?

Après 2003 et 2013, le sultan du Tchad, Idriss Déby Itno, est en train de se lancer dans une troisième aventure militaire en Centrafrique. Comme les deux précédentes qui entraînèrent le départ d'Ange-Félix Patassé (2003) et de François Bozizé (2013), celle de 2019 aura pour but d'évincer le président, Faustin-Archange Touadéra, du pouvoir. Comme les deux autres qui furent soutenues par Jacques Chirac et le "silence" de François Hollande, l'actuelle opération militaire est parrainée par le jeune président français.

« Macron au Tchad : La France doit cesser sa politique néocoloniale ! », voici le titre du communiqué publié, ce mercredi, 26 décembre, par le parti présidé par Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, contre Emmanuel Macron et sa politique néocolonialiste en appui au dictateur tchadien, Idriss Déby Itno.

Le jeune président français vient de passer deux jours au Tchad pour parler entre autres sujets d'importance de la présence russe (de plus en plus inquiétante pour les intérêts français) en Centrafrique et dans la sous-région. Parlant des questions ayant trait à la vie des Tchadiens et des Tchadiennes, après avoir soigneusement évité les questions qui fâchent comme la catastrophique gestion de la démocratie et des droits de l'homme d'Idriss Déby Itno surnommé le sultan, et la très mauvaise gouvernance des fonds publics qui a mis le pays à genoux, il a égrainé quelques mesurettes pendant la rencontre avec 400 Tchadiennes sur les problèmes du genre.

Chacun voit midi devant sa porte. Pour que le jeune président français quitte la France, en pleine crise des « Gilets Jaunes », un samedi, où on risque d'avoir de la casse lors des manifestations, pour se rendre, dans les tropiques, plus précisément, au Tchad, montre que le dossier pour lequel il se déplace, ne peut attendre. C'est vrai que celui que ses détracteurs appellent « l'ancien banquier de l'Elysée » n'a rien d'un barbouzard, on n'a qu'à regarder son beau visage pour s'en convaincre (encore que...), mais, n'est-il pas au pouvoir pour défendre les intérêts de son pays ? Le voilà donc chez Idriss Déby Itno (surnommé le sultan pour sa manie à considérer le Tchad comme une propriété privée, un vrai sultanat), le faiseur de basses besognes dans la sous-région, le bras armé de Paris dans la zone sahélo-sahelienne. De quoi vont-ils parler ? Si j'étais Faustin-Archange Touadera, je commencerais par déménager pour faire chambre commune avec le conseiller russe chargé de sa sécurité. Car le président centrafricain (ou ce qu'il en reste son pays étant envahi à plus de 80% par les milices), forcément, sera au centre des discussions à N'Djamena.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a invité, dimanche, 9 décembre, le président américain, Donald Trump, qui a commenté par une série de tweets critiques le mouvement populaire des "Gilets Jaunes" en France, à ne pas se mêler de politique intérieure française. Il faut dire que « l'ami » Trump est tout hilare de voir Emmanuel Macron, donneur de leçons devant l'éternel, embourbé jusqu'aux cheveux dans une crise qu'on juge facilement évitable aux Etats-Unis.