Emmanuel Macron

Tout commence pour Emmanuel Macron. Elu président de la République, dimanche 7 mai, le candidat d'En marche ! n'a pas vraiment le temps de savourer son triomphe. Le futur locataire de l'Elysée a un calendrier déjà bien chargé, entre tractations politiques et rendez-vous protocolaires. Ce matin, il a participé, aux côtés de François Hollande, aux cérémonies du 8 Mai, à Paris. Un début d'apprentissage d'une fonction qui sera, loin loin, d'être de tout repos. Attention aux législatives qui pourraient être calamiteuses si elles donnent lieu à une cohabitation. Juste dans un mois.

Denis Sassou-Nguesso a fait ses comptes : il ne se retrouve pas dans cette élection présidentielle française dont le deuxième tour se tiendra le 7 mai prochain. Son candidat rêvé, François Fillon, a été balayé au premier tour. Mais comme il sait très bien être entreprenant quand il le faut, il cherche à se positionner. Maintenant qu'il est encore temps. Le chargé de cette mission n'est autre que l'incontournable, Jean Dominique Okemba, qui vient d'atterrir, à Paris, ce samedi matin à ce sujet. Objectif : rencontrer Emmanuel Macron pour lui parler "bien".

Le Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique, qui travaille depuis 2009 sur les processus électoraux en Afrique et sur la politique française en Afrique, a proposé à 11 candidat-e-s de la présidentielle française de 2017 d'informer les électeur-trice-s sur les grandes directions de leur programme concernant l'Afrique, en répondant à un questionnaire.
A la date limite du 9 mars 2017, six candidats ont répondu à ce questionnaire, dans l'ordre de réception, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Marine Le Pen, Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, Emmanuel Macron.
Afriqueeducation.com a choisi, (arbitrairement?), de ne publier que les réponses à trois questions (alternance, sincérité électorale et souveraineté monétaire) de quatre candidats : Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon.
Pour rappel, le premier tour de la présidentielle se déroulera le 23 avril et le deuxième tour, le 7 mai.

Le débat sur la colonisation française comme crime contre l'humanité a surgi dans la campagne présidentielle française. Les Franco-Africains suivent les propos de chaque candidat avec une attention particulière. Avec comme élément de sanction, le bulletin de vote. La France ne voulant pas assumer son passé horrible, il est temps de l'y aider en votant contre les candidats à la présidentielle qui refusent de reconnaître le caractère criminel de la colonisation.

Candidat, depuis ce matin, à la présidence de la République, Emmanuel Macron, trouvaille de François Hollande, pourrait, finalement, se présenter contre lui. Si une telle candidature suscite un certain espoir dans les milieux qui souhaitent le redressement de la France en utilisant les solutions de l'économie libérale, elle brouille, pour le moment les cartes, aussi bien, à gauche qui est supposée être son camp politique, qu'à droite et au centre, où les primaires sont en passe de vouloir désigner leur candidat.