Famille Gupta

Le fils de l'ex-président sud-africain, Jacob Zuma, Duduzane Zuma, a été inculpé, lundi, 9 juillet, de corruption dans un des nombreux scandales liés à la sulfureuse famille d'homme d'affaires Gupta qui ont précipité la démission de son père en février. Mais, à l'issue d'une brève audience, un tribunal de Johannesburg l'a remis en liberté sous contrôle judiciaire en échange d'une caution de 100.000 rands (6.500 euros). Comme quoi, Jacob Zuma n'était pas le seul corrompu de sa famille. Ses enfants sont, également, atteints, par le même virus, au grand désespoir de ses partisans de l'ANC qui continuent de croire qu'il est innocent, mais, fait l'objet d'acharnement.

Jeune et riche homme d'affaires à la réputation de play boy, Duduzane Zuma, le fils du président sud-africain, Jacob Zuma, est devenu la nouvelle cible de l'opposition, qui l'accuse d'être au coeur des scandales politico-financiers reprochés à son père.

Au rythme où vont les révélations qui frappent le président sud-africain, Jacob Zuma, on se demande si le pays de Nelson Mandela n'est pas pire qu'une vulgaire république bananière comme on en connaissait dans l'Amérique latine des années 70 ? A force de côtoyer ses homologues du continent, Zuma a été contaminé par le virus de la corruption et de l'enrichissement sans cause. On peut même dire sans risque de se tromper que l'élève a dépassé ses professeurs. Autrement dit, il est, toutes proportions gardées, plus corrompu que certains cas africains qui nous sont jetés à longueur de journées à la figure.

Le président sud-africain, Jacob Zuma, a saisi, jeudi, 13 octobre, la justice pour empêcher, en urgence, la publication d'un rapport, potentiellement, explosif sur ses pratiques à la tête de l'Etat, de plus en plus, controversées y compris dans son propre camp.

Jacob Zuma, président de l'Afrique du Sud, est unique en son genre. Voilà un chef d'Etat en liaison dangereuse (d'affairisme) avec une richissime famille d'origine indienne, employeur et du fils de Zuma et de la troisième épouse de Zuma. Cela ne peut se passer que dans le royaume de Jacob Zuma. L'opposition veut s'en servir pour le faire tomber.