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"Epuration" ethnique de l'armée, opposants réduits au silence et modification de la Constitution pour faire sauter la limite des mandats présidentiels : le régime burundais s'enfonce dans la violence et transforme le pays en dictature, a averti, ce mardi, 04 juillet, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH).

La FIDH et la Ligue ITEKA condamnent avec la plus grande fermeté l'attaque du camp militaire de Mukoni par des hommes armés non-identifiés le 24 janvier et les opérations de représailles des autorités au sein de l'armée contre les soldats tutsi des ex-Forces armées burundaises (FAB).

30 organisations d'activistes réunies, à Dakar, pour discuter des processus électoraux en Afrique, à l'invitation de la FIDH et de la conférence des OING de l'OIF, ont adopté une Feuille de route pour le changement par les élections et réaffirmé leur implication dans la campagne #MonVoteDoitCompter comme cadre de mobilisation internationale.

Le 21 juillet 2015, Pierre Nkurunziza surnommé le petit despote de Bujumbura, était élu président de la République du Burundi, à la faveur d'une élection, hautement, contestée, boycottée par l'opposition et tenue dans un contexte d'atteinte généralisée aux libertés fondamentales. Un an, plus tard, le régime est engagé dans une fuite en avant répressive aux dynamiques génocidaires, qui a, déjà, fait plusieurs milliers de morts, de disparus, de personnes arrêtées et torturées, et qui a poussé plus de 270 000 personnes à fuir le pays.