Fifa

Vive le Sénégal. Vainqueur de la Pologne par 2 buts à 1, le Sénégal se retrouve en bonne position pour accéder au second tour. Une belle victoire pour le Sénégal, qui est l'unique pays africain à avoir remporté une victoire en Russie pour le moment.

Le président de la CAF, le Malgache, Ahmad Ahmad, qui voulait jouer le Maroc contre le Cameroun, dans l'attribution de la CAN 2019, en a eu pour son grade. S'il entendait, ainsi, remercier le Maroc d'avoir soutenu sa candidature à la présidence de la CAF contre le Camerounais, Issa Hayatou, en expliquant que « le Cameroun n'était même pas prêt pour organiser une CAN à huit équipes », la sagesse africaine a repris le dessus et les relations entre les deux pays sont restées sauves. En effet, le roi Mohammed VI, et avant lui, le roi Hassan II, et le président, Paul Biya, s'apprécient depuis des décennies. Une telle entente ne pouvait, donc, être mise à mal pour une banale affaire de CAN. Ahmad Ahmad a eu tout faux ! Pour mettre fin à cette cabale, le Maroc a annoncé, il y a quelques mois, qu'il soutenait le Cameroun dans l'organisation de la CAN 19 et était prêt à l'aider à cet effet, si le Cameroun le désirait et n'était nullement candidat en prévision d'un possible Plan B de la CAF. Selon un échange de bons procédés, le Cameroun vient, officiellement, de soutenir le Maroc, candidat à l'organisation du Mondial 2026 contre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Comme quoi, tout est en bon ordre dans le football africain, à quelques jours de l'ouverture de Russie 2018.

Le Maroc cherche, par tous les moyens, à faire oublier son statut de « pays lâcheur » depuis qu'il avait fait faux bond, en se retirant, cinq mois, avant l'organisation de la CAN 2015, à cause du virus Ebola que ses autorités disaient constituer une menace pour la survie des sujets du royaume. La Guinée équatoriale se porta candidate, au pied levé, enlevant la honte à l'Afrique qui se profilait à l'horizon quand le (très lointain) Qatar, avec ses pétro-dollars, s'était proposé pour organiser la compétition. Depuis cette trahison (royale), le Maroc n'arrête pas de vouloir se faire excuser et se racheter. Parfois en organisant de véritables coups bas à ses frères d'Afrique. Le dernier en date a mis en exergue, le président de la CAF, le Malgache, Ahmad Ahmad, quand il a, vainement, ces derniers jours, cherché à dessaisir l'organisation de la CAN 2019 au Cameroun parce que ce pays « n'était pas prêt ». Tous les Camerounais ont défendu leur CAN en disant « Stop » à Ahmad Ahmad qui, depuis, a changé de langage, avec son staff. Maintenant, le Maroc jette son dévolu sur l'organisation de la Coupe du Monde 2026 que la FIFA devrait, logiquement, attribuer à un pays du continent américain. Jusqu'où ira le royaume du Maroc pour satisfaire ses instincts de puissance ?

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, se déplace, à Johannesburg, mardi et mercredi, 21 et 22 février, pour discuter avec les 54 présidents de fédérations africaines de football de l'élargissement du Mondial à 48 équipes à partir de 2026, dans lequel l'Afrique espère prendre plus de place.

La Fifa a saisi la justice américaine pour récupérer des "dizaines de millions de dollars" auprès de ses anciens dirigeants poursuivis aux Etats-Unis et accusés d'avoir détourné plus de 200 M USD, selon des documents rendus publics mercredi, 16 mars 2016.

L'Italo-Suisse, Gianni Infantino, a été élu, vendredi, 26 février, à la tête de la Fifa. Au second tour de scrutin, il a obtenu 115 voix sur 207, devançant, largement, le Bahreini, Cheikh Salman (88 voix) et le prince Ali de Jordanie (4 voix).

Le président démissionnaire de la Fifa, Sepp Blatter, et le président de l'UEFA, Michel Platini, avaient été suspendus, en septembre, pour une durée de huit ans de toute activité liée au football.

Le candidat africain à la présidence de la FIFA, le Sud-Africain, Tokyo Sexwale, très critiqué, ces derniers temps de ne pas faire de campagne digne de ce nom pour succéder à Sepp Blatter, vient de sortir de sa réserve. Il dit se battre pour que ça soit lui ou un Asiatique qui accède à la tête de la FIFA. Pas un Européen.

C'est un verdict sans appel qui est tombé ce matin. Le Suisse, Sepp Blatter, et le Français, Michel Platini, peuvent dire, adieu au monde du football. C'est la conséquence directe du long règne de Blatter, qui, envers et contre tous, voulait se succéder à lui-même.

FIFA : Bonne chance à l'empereur Issa Hayatou nommé président par intérim de l'organisation
Issa Hayatou va devoir régenter le football mondial, comme il sait le faire, pendant trois bons mois. Au moins.