Florence Parly

En période de crise du COVID-19, la ministre des Armées, Florence Parly, réaffirme son soutien à toute la chaîne du maintien en condition opérationnelle du ministère des Armées. Pour elle, le travail des mécaniciens, logisticiens, ingénieurs, civils ou militaires, est indispensable pour que les Armées puissent continuer de mener à bien leurs missions. Dans le strict respect des gestes barrières, la continuité de l’activité est nécessaire. Elle a tenu à remercier, chaleureusement, tous les militaires et civils du ministère, ainsi que, les personnels des industries de défense qui se consacrent à leur mission, missions rendues plus compliquées par ce fâcheux temps de coronavirus.

Le ministère des Armées a annoncé, dimanche, 2 février, que la France allait renforcer sa présence militaire dans la bande sahélo-saharienne avec 600 soldats supplémentaires, portant les effectifs de l’Opération Barkhane à 5 100 hommes. Cette mesure urgente afin de parer au plus pressé, doit permettre, aux autres pays européens, de renforcer le dispositif tout au long de cette année, et surtout, au Niger, au Burkina Faso et au Mali, de mettre la formation de leur armée dans la lutte contre le djihadisme au centre de leurs priorités, et cesser de baser leur stratégie de défense de leurs frontières sur le bon vouloir d'un pays ami (la France en l'occurrence) qui a ses propres problèmes à résoudre et ses priorités d'ordre national à assurer.

Aveu d'échec ! On l'avait, déjà, constaté avec la difficulté de mettre sur pied le G5 Sahel (qui peine à rassembler les financements), mais aussi, avec des attaques répétées et cruelles des djihadistes dans les pays du Sahel où se trouvent d'importantes forces françaises, en l'occurrence, Barkhane. Il fallait juste le reconnaître publiquement, ce que vient de faire la ministre française des Armées, Florence Parly, qui a dit ce mardi, 5 novembre, au président, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), la volonté de Paris de renforcer le soutien aux forces maliennes grâce à ses alliés européens, dans le difficile combat contre les djihadistes. C'est vrai que les djihadistes qui déstabilisent le Sahel viennent, en majorité, de la Libye à la suite de l'assassinat de Kadhafi. Mais, il est intolérable que 69 ans après les indépendances, le Mali ne dispose pas, encore, d'une armée digne de ce nom. IBK est (quand même) en place depuis 2013. On n'a pas vu ce qu'il a fait pour doter son pays d'une armée solide capable de défendre les frontières du Mali. Son réflexe quand il y a un massacre perpétré par des djihadistes, c'est de regarder du côté d'Emmanuel Macron. Son Père Noël ? C'est vrai que le jeune président est comptable de cette situation (via la responsabilité de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, l'homme par qui tout ce désordre est arrivé) mais, le président français n'est nullement responsable du choix du président malien de ne pas bâtir une bonne armée capable de combattre les djihadistes.

Question à 10.000 F CFA (15 euros). Que veut la France en Centrafrique, pays où elle a retiré son armée, il y a deux ans, malgré les supplications de son nouveau président, Faustin Archange Touadera, alors que les rébellions battaient, encore, leur plein à l'intérieur du pays jusqu'aux faubourgs de Bangui ? La question étant peut-être mal posée, faudrait-il sans doute dire les choses autrement : en réalité que ne veut pas la France en Centrafrique, bien qu'elle ait pris la poudre d'escampette laissant ce pays se démerder dans ses graves difficultés ? Réponse, également, à 10.000 F CFA (15 euros) : que la Russie de Poutine s'y implante pour aucun prétexte, elle qui a commencé, grâce à un feu vert du Conseil de sécurité, à y fournir des armes avant de s'y installer : aujourd'hui, c'est la Russie qui (chose incroyable il y a un an) s'occupe de la sécurité personnelle du président, Faustin Archange Touadera. C'est une très mauvaise affaire pour Paris et on comprend qu'Emmanuel Macron ait mis en route sa cheffe des armées, Florence Parly, pour contrecarrer les plans de Moscou. Car la stratégie de la Russie ne se limite pas au seul Centrafrique. Elle s'inscrit dans un vaste plan où elle va marcher main dans la main (comme tous bons partenaires des BRICS) avec la Chine du camarade Xi Jinping.