FMI

La dette mondiale des secteurs public et privé confondus a atteint le montant inédit de 188.000 milliards de dollars, soit environ, 230% du PIB mondial. On n'est plus à l'abri d'une catastrophe financière mondiale qui, si elle survenait, rendrait encore plus vulnérable les économies les plus faibles, à savoir, celles d'Afrique.

La Bulgare, Kristalina Georgieva, est devenue, officiellement, mercredi, 25 septembre, la seconde femme à être nommée directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), après la Française, Christine Lagarde, a annoncé le conseil d'administration de l'institution basée à Washington. C'est une énorme responsabilité pour Kristalina Georgieva parce que l'économie mondiale est menacée de récession.

L’actuelle numéro 2 de la Banque mondiale, la Bulgare, Kristalina Georgieva, est la seule candidate en lice pour prendre la tête du Fonds monétaire international (FMI) en remplacement de la Française, Christine Lagarde, démissionnaire pour diriger la Banque centrale européenne (BCE), a indiqué le FMI dans un communiqué publié le lundi, 9 septembre 2019.

Qui pour succéder à la Française Christine Lagarde ? La directrice générale sortante du FMI (Fonds monétaire international) va, désormais, diriger la Banque centrale européenne (BCE). Le ministère français de l'Economie a indiqué, vendredi, 26 juillet, que cinq candidats européens se dégageaient pour la remplacer à la tête de l’institution. Faites vos paris !

Alassane Ouattara a dit qu'il avait un doctorat en économie mais on n'a jamais vu un ouvrage écrit par lui dans son domaine. Même un petit article de lui sur la monnaie et l'économie africaine, ça n'existe nulle part. On ne sait pas non plus quelle maison d'édition a publié sa "thèse". Enfin, les faibles d'esprit qui se laissent abuser par lui, répètent à l'envi qu'il était au FMI sans se poser la question de savoir quelles couleuvres il avala ou combien de fois il dut baisser la culotte (au sens propre et figuré du terme) pour y entrer. Bref, ils parlent de leur gourou comme si ce dernier était le premier Africain à travailler dans cette institution.

Contrairement au communiqué triomphant du gouvernement au lendemain de la fin de la mission du FMI, en avril, au Congo, la signature d'un accord qu'on espérait pour juin ou peu après, n'est pas pour demain. Le FMI est convaincu que Brazzaville n'a pas tout mis sur la table et que la situation qui lui a été présentée, est encore, très loin de la réalité. Il n'a pas tort de le croire.

La mission du FMI est partie du Congo, le 4 octobre, après avoir évalué une dette publique (connue) de 110% du PIB. Reste un certain nombre de zones d'ombre dans le calcul de cette dette. Il s'agit de la dette contractée par l'Etat et la SNPC (Société nationale des pétroles du Congo) auprès de plusieurs créanciers privés (Glencore, Trafigura, Worldwide, Commisimpex, etc), mais aussi, de la dette intérieure (qui a plombé l'activité des entreprises) et celle auprès de la Chine qui reste un véritable mystère. Le FMI demande que tous les documents de ces différentes dettes soient mis sur la table pour qu'il apprécie le niveau réel de son engagement au Congo-Brazzaville. Depuis un mois que la Mission est partie de Brazzaville, plus rien. C'est comme si les deux parties ne voulaient pas donner raison à Afrique Education qui, dans son numéro 458 d'octobre, avait évalué le véritable niveau de la dette publique congolaise à près de 200% du PIB.

Est-ce le Saint-Esprit qui descendra du ciel pour déterminer la dette exacte du Congo à l'égard de ses créanciers ? Toujours est-il que la première mission du Fonds monétaire international (FMI) qui a pris fin, mercredi, 4 octobre, à Brazzaville, n'arrive, toujours pas, à savoir à combien s'élève, exactement, la dette publique congolaise. Le FMI a sorti un chiffre presque déjà connu de 110%. Reste que le FMI n'arrive, pas encore, à déterminer à combien s'élève la dette litigieuse (Glencor, Trafigura, Commissimpex, etc.) qui s'élèverait à plusieurs milliards aussi. Il en est, de même, de la dette chinoise qui reste très floue à évaluer, un flou entretenu volontairement par Pékin et Brazzaville, et qui embrasse des pratiques comme le troc. Il y a, enfin, la dette intérieure dont on ignore aussi le montant exact. Le total de cette dette (non encore) évaluée pourrait rapprocher la dette totale congolaise à près de 200% du PIB.

Le dictateur a rencontré la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, le 19 septembre, à New York, en marge de la 72e Assemblée Générale des Nations-Unies. Au regard de la grave situation de l'économie congolaise, elle aidera le Congo (c'est sa mission), mais ne pourra pas faire des miracles que lui demande son « ami » Sassou-Nguesso. Car elle-même doit rendre des comptes à sa hiérarchie. Pour que le programme de redressement (à venir) ait une chance de réussir, l'opposition demande à être associée, d'une manière ou d'une autre, dans le processus de son aboutissement. D'autre part, le FMI va conclure un programme avec le Congo. Mais de quel Congo s'agit-il ? Car il y a le Congo de Sassou-Nguesso qui a ruiné le pays et l'autre Congo constitué par l'opposition qui représente la grande majorité de la population. Sans dialogue et consensus entre ces deux Congo, ce sera un coup d'épée dans l'eau. C'est à ce niveau où Christine Lagarde est priée de ne pas faire du Strauss-Kahn, si elle ne veut pas que son nom soit traîné dans la boue par les opposants congolais demain et après-demain.

Il n'y a pas si longtemps, Sassou-Nguesso niait toute crise dans le département du Pool. Quand on lui faisait le reproche de s'occuper des lointaines crises en Libye et en Centrafrique alors que son propre pays était en train de brûler avec des réfugiés qui se comptaient en plusieurs dizaines de milliers, il bottait, simplement, en touche. Eh bien, ce même Sassou est en train d'encourager la tenue d'un dialogue (express) avec ceux qu'il qualifiait hier de simples « bandits ». Pourquoi ce virage à 180° ?

Le dictateur a reconduit Clément Mouamba comme nous l'avions annoncé, juste après sa démission. Pour le bien du Congo, il n'a pas changé son nom juste pour déjuger son groupe de presse préféré (Afrique Education) dont il ne rate aucune lecture sur le Congo. Clément Mouamba a formé un gouvernement de 35 membres, mardi, 22 août. Dans la douleur car il y a de nombreux partants qui voulaient rester. Sassou, lui, a l'esprit ailleurs : son fils, Denis Christel, est aux prises, en région parisienne, avec les juges du Parquet financier.

Le Congo-Brazzaville fête, ce mardi, 15 août, le 57e anniversaire de son indépendance, à Brazzaville. Un défilé sobre, sans excès, à l'image des caisses publiques de l'Etat. Pour la première fois, depuis de très très longues années, le défilé a eu lieu sans la présence d'au moins, un chef d'Etat étranger. Aux côtés du couple présidentiel, il n'y avait que le président du sénat, le président de l'Assemblée nationale et le premier ministre chef du gouvernement. C'est vraiment la preuve que le Congo-Brazzaville est en « faillite ».

Avec l'argent du pétrole, le président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a transformé son pays tel qu'aucun autre chef d'Etat d'un pays pétrolier, en Afrique, ne l'avait fait, auparavant, au point de susciter, énormément, de jalousie, non seulement, en Afrique, mais aussi, chez certains pays occidentaux, qui encouragent la mal-gouvernance, en Afrique, à des fins politiques de maintien de leur influence. Frappée de plein fouet par la baisse des cours du pétrole, la Guinée équatoriale doit revoir son programme de grandes réalisations dans le domaine des infrastructures, et bénéficier de certains concours financiers pour repartir d'un bon pied.

La dette publique du Congo-Brazzaville par rapport au PIB n'est pas de 77% comme l'indiquaient, de façon mensongère, les autorités de Brazzaville, mais, de 117%. C'est le FMI qui vient de le faire savoir, très officiellement, critiquant, par la même occasion, le pouvoir de Brazzaville d'avoir cherché à l'induire en erreur en lui indiquant un déficit très loin de la réalité, pour bénéficier d'un accord qui n'aurait pas correspondu à la réalité de la situation du pays.

Afriqueeduction.com l'avait annoncé, hier, à 12h47 : Le Sommet de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) n'allait pas déboucher sur une dévaluation du F CFA, mais sur le retour des pays de cette zone dans les fourches caudines du Fonds monétaire international (FMI). C'est fait. Paul Biya, le président camerounais, qui a convoqué ce Sommet extraordinaire, invite ses cinq homologues à vite conclure des programmes (bilatéraux) avec le FMI. Mais il y a un problème : certains chefs d'Etat (mal élus) étant sur un siège éjectable, sur le plan politique national, il leur sera très difficile de bien suivre le processus d'application de ce qu'ils auront signé avec Christine Lagarde.

C'est à se renverser le fait que des bureaucratiques du FMI (Fonds monétaire international) qui ne sont plus à une hérésie près, découvrent, en ce début de troisième millénaire, l'une des plus grandes causes du maintien de l'Afrique dans le sous-développement, à savoir, la « fuite des cerveaux ». C'est comme si cette organisation venait de découvrir que l'Afrique est, majoritairement, peuplée de populations noires.

Le FMI a nettement abaissé, mardi, 19 juillet, ses prévisions de croissance économique en Afrique sub-saharienne sur fond de récession au Nigeria et a mis en garde contre les "implications dramatiques" de ce ralentissement sur la lutte contre la pauvreté.

L'Angola de Ingénieur, José Eduardo dos Santos, entend rester, souverain, et, totalement, maître de son destin, même si ses caisses publiques sont, rudement, frappées par la chute drastique des cours de pétrole. Le revirement de ces derniers jours dans les pourparlers que l'Angola menait avec le FMI, le prouve.

Faiseur de la pluie et du beau temps de la CIRGL (Conférence internationale de la Région des Grands Lacs ) dont la présidence en exercice qu'il assure depuis janvier 2014, a été prorogée, hier, à Luanda, pour deux années supplémentaires, par les chefs d'Etat réunis en Sommet, Ingénieur, José Eduardo dos Santos, dirige une économie secouée par la chute des cours du baril. Du coup, il a fait appel au FMI qui répond présent.

La Française, Christine Lagarde, vient d'être reconduite comme directrice générale du Fonds monétaire international, ce vendredi 19 février.