FMI.

A l'occasion d'une conférence de presse, le Ministre d’Etat en charge des Comptes publics et du Budget, Jean-Fidèle Otandault, a détaillé les mesures qui seront contenues dans La Loi de finances rectificatives pour 2018. Cette loi aura pour but d’assurer le redressement des finances publiques en prenant acte des évolutions du budget sur la période 2013-2018 et des préconisations issues d’un séminaire sur la revue du Plan de relance de l’économie (PRE), organisé en avril 2018 à la demande du chef de l’Eta, Ali Bongo Ondimba. L'accroissement des recettes budgétaires, la réduction de la masse salariale (10% par an de réduction prévue), la revue de la dette, la rationalisation des investissements publics, seront repris dans la LFR (Loi de finances rectificative) 2018. Sous ajustement avec le FMI comme le Tchad, le Centrafrique et le Cameroun, le Gabon se serre la ceinture, comme on le remarque, pour en sortir, au plus tard, courant 2020. Le pays ne vivra plus au-dessus de ses moyens. Autre bonne nouvelle : cette cure d'amaigrissement n'est pas une mauvaise chose au moment où le baril est, à nouveau, à la hausse.
 

Crise ou pas crise, la Guinée équatoriale reste égale à elle-même. Le niveau de réalisation de ses infrastructures en vue de l'émergence économique en 2020, va repartir de plus belle avec la découverte d'un important gisement de pétrole, à 160 kilomètres de Malabo, qui va faire du bien aux finances de l'Etat.

Si les Congolais savaient que leur président qui s'est fait réélire en mars 2016, en proclamant les résultats à 2 heures du matin après avoir positionné plusieurs dizaines de chars dans les lieux stratégiques de Brazzaville, était un véritable peureux qui ne tient, encore, en place que parce que son pays manque, cruellement, d'une armée de « libération » nationale comme on le voit ailleurs, en Afrique, on n'en serait plus à disserter sur sa personne. Il ferait, déjà, partie de la mauvaise histoire récente du Congo. Mais hélas, le dictateur plie mais ne rompt pas (encore). Et preuve qu'il est mal en point au point de commencer à arrêter ses généraux à l'instar de Norbert Dabira pour haute trahison, il a, honteusement, signé un cessez-le feu avec son ennemi public numéro un : le pasteur Ntumi. Comment un simple homme de Dieu, bible dans la main, épaulé par quelques sans-grade aussi illuminés que leur mentor, est-il arrivé à humilier le chef suprême des armées congolaises, général 5 étoiles, Denis Sassou Nguesso, alors que son camp dispose des armes les plus sophistiquées livrées par la Corée du Nord et est conseillé par les experts du Mossad (services secrets israéliens) ? Sassou-Nguesso est un fruit plus que mûr qui ne demande qu'à être cueilli, en secouant un peu l'arbre. Il n'y aurait aucun dommage à craindre, son semblant d'armée n'en étant plus une, car, profondément, démotivée et divisée.