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François Compaoré

La Cour de cassation française s'est penchée, mardi, 21 mai, sur le recours de François Compaoré contre son extradition vers le Burkina Faso où la justice le réclame. Frère de l'ex-président déchu, Blaise Compaoré, il est mis en cause, notamment, dans l'enquête sur l'assassinat, en 1998, du journaliste Norbert Zongo. La disparition de ce dernier avait provoqué un véritable malaise dans le pays où ce genre d'assassinat, généralement, attribué au régime, n'était, jamais, élucidé. Il était mis dans la rubrique « Pertes et Profits ». Très mal en point, Roch Marc Christian Kaboré qui a succédé à Blaise Compaoré et qui compte se représenter, en 2020, alors que son bilan à la tête du pays, n'est pas très élogieux, se doit de tout faire pour calmer certains mécontentements. Les choses vues sous cet angle, l'extradition de ce sbire de l'ancien régime auprès de la justice burkinabé, ne serait pas une très mauvaise affaire pour Roch car le procès qui s'engagerait avant l'élection présidentielle, ne pourrait lui faire que du bien.

Il en a une peur bleue, de l'extradition. Celui qu'on nommait vice-président quand son frère, Blaise Compaoré, officiait comme président de la République du Burkina Faso. Aujourd'hui, le vent a tourné et François Compaoré a fui le pays (comme son frère Blaise) avant d'être rattrapé par la justice française. Ce mercredi, 13 juin, justement, cette justice française décidera de son sort, après qu'il a été mis en cause dans l'enquête sur l'assassinat du journaliste, Norbert Zongo, en 1998. Une affaire que le clan Compaoré ne recommencerait plus si c'était à recommencer.

La Côte d'Ivoire est-elle le berceau de l'impunité ? Si l'ancien président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, est protégé du fait de sa nouvelle nationalité ivoirienne, qui n'autoriserait pas son extradition au Burkina Faso, tel semble être, aussi, le cas pour son frère cadet, François Compaoré, qui est accusé d'avoir commandité l'assassinat du journaliste, Norbert Zongo, et qui avait, également, obtenu, en un temps record, la nationalité ivoirienne, par les bons soins du président ivoirien, Alassane Ouattara.