France

On était dans la dernière semaine de juillet 2018. Emmanuel Macron était dans la tourmente parce que les Français venaient de découvrir qu’un certain Alexandre Benalla avait violemment frappé un manifestant, le 1er mai 2018. On attendait alors qu’il s’explique. On voulait savoir pourquoi il avait embauché un gamin qui, en plus de faire le boulot des policiers, malmenait des marcheurs aux mains nues. Au lieu de répondre à ces questions, “Jupiter” préféra s’adresser à un groupe de députés de son parti « La République en marche ».

En reculant à propos de la hausse de la taxe sur les carburants, Emmanuel Macron s'est fragilisé, lui-même, mais pas seulement. Il a, également, déstabilisé son premier ministre, Edouard Philippe, qui ne sait plus exactement sur quel pied danser, l'assurance qu'il affichait, jusque-là, ayant été ébranlée. Le chef de l'Etat reste, cependant, très silencieux. Et pour cause ! Va-t-il reculer comme François Hollande hier ? Il avait beaucoup critiqué l'absence de courage de l'ancien chef de l'Etat. Ses anciens collègues du gouvernement de Manuel Valls suivent, avec très (très) grand intérêt, le déroulement des événements qui surviennent, actuellement, suite à son entêtement de vouloir résoudre l'ensemble des problèmes de la France, parfois, sans l'adhésion des Français.

Lilâ Le Bas, la dynamique et sympathique présidente de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France), n'est pas prête à laisser passer une telle grosse injustice : la hausse de près de 1500% des frais de scolarité pour les étudiants étrangers inscrits en France, en master, ce qui (on n'a pas besoin de faire sc-po pour le savoir) fermerait (à double tour) l'Université française aux étudiants africains (surtout francophones) dont les parents restés au pays, éprouvent, souvent, beaucoup de peine, à joindre les deux bouts. C'est tout simplement inadmissible d'avoir même à dénoncer une telle injustice (qui n'aurait pas du être) car c'est comme si le jeune président français et son gouvernement ne vivaient pas sur une même planète que tout le monde. C'est vrai qu'on l'a surnommé « Jupiter ». Mais quand même ! A l'UNEF, on refuse que ceci explique cela. Conséquence : les étudiants sont dans la rue pour protester.

L'ex-patron du groupe Renault-Nissan, Carlos Ghosn, nie toute dissimulation de revenus et les malversations dont il est accusé, selon la chaîne de télévision publique japonaise NHK. Le Franco-Libano-Brésilien, qui est resté, formellement, PDG de Renault, ne s'était pas exprimé depuis son arrestation lundi à Tokyo. Il est, toujours, gardé à vue par la justice japonaise, bien que débarqué de la présidence de Nissan.

Dans ses heures de lucidité, le jeune président français avait (bien) annoncé vouloir mettre en œuvre d’ici cinq ans des restitutions temporaires et définitives des biens culturels africains qui font le rayonnement des musées français. C'était quelques mois après son accession au pouvoir. Joignant la parole à l'acte, il avait nommé la Française, Bénédicte Savoy, et, le Sénégalais, Felwine Sarr, deux sommités en matière d'art, avec pour mission de réfléchir au retour de ces œuvres d'art en Afrique. Les deux rapporteurs sont restés, rigoureusement, scientifiques, sans succomber aux pressions des lobbys françafricains qui ont toujours fait que tout change sans que rien ne bouge. En Afrique, il n'existe pas un conservateur de musée ou de galerie d'art qui ne souhaite pas le retour des biens culturels africains spoliés, et qui font, aujourd'hui, les beaux jours des espaces culturels français ou autres. Emmanuel Macron a, donc, eu l'excellente idée de proposer cette voie de retour, mais encore faudrait-il qu'il tienne parole, maintenant où ses deux rapporteurs lui demandent de le faire.

Les difficultés financières de la France n'expliquent pas tout. La volonté politique de la France est de regarder ailleurs, vers des pays autres qu'africains au moment où à Erevan, le mois dernier, en plein Sommet de la Francophonie, Emmanuel Macron, le jeune président français, expliquait à ses homologues sa volonté de renforcer les liens qui unissent les pays francophones. Paroles paroles paroles... Un mois, seulement, après, il frappe là où ça fait mal : le portefeuille. En effet, son premier ministre, Edouard Philippe, a dévoilé, lundi, 19 novembre, un plan destiné, officiellement, à favoriser l'attractivité des universités françaises. Pour y parvenir, la France compte faciliter l'obtention des visas, offrir plus de bourses, ouvrir des campus à l'étranger,  mais aussi, augmenter les frais de scolarité. Objectif : attirer beaucoup plus d'étudiants étrangers. Mais, des étudiants de préférence non-africains, triés sur le volet issus, notamment, des pays émergents.

Donald Trump est un chef d'Etat pour le moins imprévisible et inclassable. Il est difficile de savoir par où le prendre. En France et en Allemagne, deux pays moteurs de l'Union européenne, le cas Trump commence à être étudié dans les universités. Au niveau du sommet des Etats aussi : pour preuve, Angela Merkel et Emmanuel Macron vont s'organiser en front uni face à Donald Trump et aux populismes, malgré de persistants désaccords entre eux sur le fond.

Le gouvernement français qui compte plus de 20.000 ressortissants français au Gabon a prévu, par le biais de son consulat local, des mesures spéciales au cas où le Gabon sombrerait dans les troubles dus à la santé du président, Ali Bongo Ondimba. Cela dit, l'hypothèse d'une instabilité s'éloigne de plus en plus. Le pays tend - plutôt - vers la normalisation.

Ce n'était pas une mauvaise idée de faire rencontrer les chefs d'Etat et de gouvernement du monde autour d'une cérémonie qui rappelle la cruauté de la guerre 1914-1918. Le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, le 11novembre 1918, est un rassemblement qui ne doit, cependant, pas rester celui d'un jour, mais celui qui symbolise la seule chose qui vaille, la paix.

Ce n'est pas avec joie que la France a appris que la Russie avait été choisie pour s'occuper de la sécurité du président, Faustin Archange Touadéra. C'est un pied de nez grave que l'ancienne métropole coloniale a pris en plein visage et que son chef de la diplomatie tente bien que mal de corriger aujourd'hui. En effet, il y a deux ans, Jean-Yves Le Drian, à l'époque, ministre de la Défense sous le magistère de François Hollande, intimait l'ordre aux troupes françaises présentes en Centrafrique de rentrer en France, laissant le pays face à une rébellion qui n'occupait, en ce moment, que trois départements sur seize. L'insistance de Touadéra pour que l'armée française reste n'ayant reçu aucune écoute à Paris, le nouveau président ne tarda pas à être débordé par les miliciens, qui se répandirent, rapidement, dans onze autres provinces, ainsi que, dans la périphérie de Bangui. Le recours à la Russie a été la conséquence du départ de la France. C'est comme si Paris avait cherché à favoriser l'éjection de Touadéra du pouvoir, lui qui avait été élu démocratiquement en mars 2016. D'aucuns avaient même parlé d'agenda caché de Paris. A cet égard, la récente destitution de Karim Meckassoua de la présidence de l'Assemblée nationale est considérée par certains observateurs comme la riposte du pouvoir en place face à ses différentes manoeuvres de déstabilisation du pouvoir de Bangui, lui qui est réputé avoir de très bonnes entrées dans la capitale française. La nature ayant horreur du vide, Vladimir Poutine, contrairement, aux Français, ne s'est pas fait prier. Il a, immédiatement, volé au secours de Touadéra, après avoir convaincu le conseil de sécurité de ses bonnes intentions. Celles-ci ont, légèrement, évolué, au regard de la situation en place, le Centrafrique étant, aussi, un pays avec un sous-sol très riche. Désormais, il faudra, donc, compter avec la Russie en Centrafrique. Mais aussi avec la Chine. La France n'y sera plus seule comme avant. Les Centrafricains, de leur côté, ne subiront plus la seule loi de la présence française. Désormais, ils pourront, aussi, faire appel aux Russes et aux Chinois, lors des appels d'offre.

La France est poursuivie par son passé colonial en Algérie. Après avoir cherché à s'en débarrasser à bon compte, elle a rencontré l'hostilité des Algériens, qui ne sont pas du genre à oublier, facilement, ce qu'ils ont, lourdement, enduré, pendant la colonisation.

Ce n'est pas afriqueeducation.com qui le dit sinon il serait accusé d'avoir une langue fourchue. Nous reprenons juste un communiqué de la Coordination SUD parvenu, ce mercredi, 24 octobre, matin, à notre rédaction. Rappelons que la Coordination SUD rassemble 169 ONG de solidarité internationale. Ce sont, donc, des spécialistes de la pauvreté africaine, qui se plaignent du double langage du banquier de l'Elysée. Accusé de ponctionner les plus pauvres pour arrondir les fins de mois des riches, le jeune président français vient, une fois de plus, de frapper : 850 millions d'euros venant des transactions financières vont manquer, en 2019, dans le budget que la France allouera à la solidarité internationale.

Puisque les politiciens français prennent, toujours, l'Allemagne en exemple et qu'ils évoquent, sans cesse, le modèle allemand dans tout ce qu'ils font, voilà, un domaine dont ils se gardent de parler mais qui pourrait, très bien, les inspirer : la bonne gestion des deniers publics et leur bonne utilisation par les principaux responsables. Dilapideurs nés des fonds publics, les dirigeants français sont loin d'être des exemples à suivre. Par extrapolation, les colonies françaises d'Afrique se manifestent, aussi, par la gabegie, et ce, sans aucune exception. Il n'existe pas un seul pays francophone d'Afrique qui sache utiliser les biens publics en bon père de famille. Les Biens mal acquis avec la cohorte de procès en France (où la justice heureusement se montre très souvent indépendante du pouvoir) sont une spécialité des anciennes colonies françaises, une situation que ne connaissent pas les anciennes colonies anglaises et portugaises.

Question à 10.000 F CFA (15 euros). Que veut la France en Centrafrique, pays où elle a retiré son armée, il y a deux ans, malgré les supplications de son nouveau président, Faustin Archange Touadera, alors que les rébellions battaient, encore, leur plein à l'intérieur du pays jusqu'aux faubourgs de Bangui ? La question étant peut-être mal posée, faudrait-il sans doute dire les choses autrement : en réalité que ne veut pas la France en Centrafrique, bien qu'elle ait pris la poudre d'escampette laissant ce pays se démerder dans ses graves difficultés ? Réponse, également, à 10.000 F CFA (15 euros) : que la Russie de Poutine s'y implante pour aucun prétexte, elle qui a commencé, grâce à un feu vert du Conseil de sécurité, à y fournir des armes avant de s'y installer : aujourd'hui, c'est la Russie qui (chose incroyable il y a un an) s'occupe de la sécurité personnelle du président, Faustin Archange Touadera. C'est une très mauvaise affaire pour Paris et on comprend qu'Emmanuel Macron ait mis en route sa cheffe des armées, Florence Parly, pour contrecarrer les plans de Moscou. Car la stratégie de la Russie ne se limite pas au seul Centrafrique. Elle s'inscrit dans un vaste plan où elle va marcher main dans la main (comme tous bons partenaires des BRICS) avec la Chine du camarade Xi Jinping.

Le président, Emmanuel Macron, traverse, actuellement, une mauvaise passe. On espère que celle-ci est passagère sinon il est fort probable qu'il ne puisse pas terminer son mandat. Certains dans l'opposition le pensent. Les réformes qui le rendent impopulaires sont celles qu'il était chargé de mettre en œuvre quand il était le ministre de l'Economie pendant le quinquennat de François Hollande. Il démissionna, avec fracas, faute de pouvoir les appliquer à cause des incessantes hésitations de l'ancien président. Aujourd'hui président de la République, lui-même, il doit faire ce qu'on lui interdisait hier de faire. Fidèle à son image, il a annoncé faire ce qu'il dit et dire ce qu'il fait. Résultat, sa popularité auprès des Français plonge.

Le remaniement annoncé par Emmanuel Macron pour ce mardi, 4 septembre, sera de grande ampleur. Après le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, la ministre des Sports, Laura Flessel, sera, aussi, à remplacer. Voilà les deux personnalités les plus populaires du gouvernement aux yeux des Français qui quittent l'équipe. Au même moment presque. A moins de trouver un Zinedine Zidane, la ministre des Sports qui était bardée de titres de championne du monde dont celui de championne olympique, sera assez difficile à remplacer. Même si elle annonce quitter le gouvernement pour "raisons personnelles" (ce que beaucoup ne croient pas), elle était considérée comme un ministre alibi. La seule noire de l'équipe. Comme si la France ne comptait pas de noirs capables de faire valoir leurs talents dans d'autres postes du gouvernement. Avec cette seule et unique nomination dans le gouvernement (le Sport), Emmanuel Macron annonçait, déjà, la couleur. Aujourd'hui, son seul beau sourire ne suffit plus pour faire passer la pilule de chef d'Etat (assez) sectaire, qui sait applaudir les noirs sur les terrains de sport et les oublie lors de la distribution des postes de responsabilité dans le gouvernement.

L’ancien président effectue sa rentrée médiatique, ce vendredi, 31 août, à Cherbourg, pour une séance de dédicaces de son livre, "Les leçons du pouvoir". Une façon de continuer à laisser planer le doute sur un éventuel retour, qui agace, non seulement, au parti socialiste, mais surtout, Emmanuel Macron dont le pouvoir risque d'être sans cesse parasité par ce retour de François Hollande qu'il avait affaibli en son temps quand il fut son ministre.

Des antiquités, parfois, vieilles de 5000 ans, pillées en Irak en 2003, après la chute de Saddam Hussein, vont revenir dans leur pays après avoir été identifiées par des experts du British Museum. Un très bon exemple que devrait suivre la France dont les musées refusent le retour des biens culturels africains, spoliés pendant la colonisation et même après, et qui font leur rayonnement actuel.

L'affaire n'ira pas jusqu'à provoquer une crise diplomatique entre les Etats-Unis et la France. Mais, les commentaires insistant sur la victoire d'une équipe africaine (à la place de la France), à Russie 2018, ont fini par sortir l'ambassadeur de France aux Etats-Unis de sa légendaire réserve. L'ambassadeur n'apprécie pas qu'on évoque ni la couleur des joueurs africains, ni leur origine, pour parler de la victoire de l'équipe de France. L'ambassadeur apprécierait encore moins qu'on dise (à mots couverts) que ce sont les effets de la Françafrique (politique installée par De Gaulle pour pomper toutes les ressources africaines au profit de la France), qui ont atteint leur apogée dans le domaine de football, avec 60% de joueurs noirs (Afrique et Afro-Descendants), comme titulaires indiscutables et indiscutés, ayant permis cette large victoire contre la Croatie, en finale. Pourtant, même Barack Obama, l'ancien chef de la Maison Blanche, actuellement, en tournée en Afrique de l'Est et australe, n'a pas manqué de souligner que les vainqueurs de la coupe du monde, n'étaient pas que des « Gaulois ». Une formule très imagée pour dire que ce sont les Noirs d'Afrique et des Antilles qui ont permis cette victoire. Il en est de même du président du Venezuela, N. Maduros, qui a, officiellement, félicité la victoire de l'Afrique à Russie 2018. Dans le cadre des préparatifs de Qatar 2022, le président russe, Vladimir Poutine, aurait, discrètement, demandé à sa fédération de football de se pencher, très vite, sur ce phénomène de footballeurs africains pour enrichir le Onze national russe. Alors question : de quoi se plaindrait Monsieur l'ambassadeur de France quand le monde entier constate une évidence ?

Contre toute attente, le président du Niger, Mahamadou Ousmane, avait plié devant le président français, Emmanuel Macron, en acceptant, au grand mécontentement des Nigériens et des Africains, l'installation des « hot spots » sur le sol du Niger gérés par les services français de l'OFPRA. Il s'agit de lieux de sélection des bons candidats à l'immigration qui conviennent aux critères de la France, pour devenir, soit, des réfugiés politiques, soit, des immigrés au profil recherché par l'économie française. Des Mamoudou Gassama en somme ! Mahamadou Issoufou n'avait pas été seul à accepter cette chose inacceptable. Le président tchadien, Idriss Déby Itno, aussi, avait dit « Oui Chef » à Emmanuel Macron, sans demander l'avis de personne dans son pays. Les deux présidents ont été salués par la France pour leur ...courage. Mais, en Afrique, les critiques les plus acerbes, voire, même des insultes s'abattirent sur les deux présidents accusés de brader la souveraineté de leur pays. Aujourd'hui, on sait que le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, et même, la Libye, à qui des centres d'internement (plus ou moins similaires) des immigrés sont proposés comme lieux de transit, sur leur sol, avant de regagner l'Europe ont répondu « Non » en choeur. Un « Non » salué par les Africains et même par les Nations-Unies, qui ne cautionnent pas l'implantation de ce genre de camp de « concentration » des temps modernes. Aujourd'hui, pour des raisons qui lui sont propres, Mahamadou Issoufou, semble entreprendre une marche en arrière. Mieux vaut tard que jamais.