France

Rien ne va au Mali. L'armée nationale n'en est pas une. Au point que l'intervention militaire décidée, en janvier 2013, par François Hollande, devient, aujourd'hui, quelque peu suspecte aux yeux de certains : « Les Français veulent-ils aider réellement le Mali à en finir ou s'agit-il d'une stratégie pour mieux s'implanter » ? Ces questions font l'objet de débat dans certains cercles africains, Serval ayant muté en Barkhane. Emmanuel Macron sera, vendredi, 19 mai, au Mali. Continuité ou rupture ? Avec Jean Yves Le Drian aux Affaires étrangères, c'est plutôt la continuité. Cela dit, les chefs d'Etat français et malien devront se dire les vérités en face, surtout, celles qui fâchent.

Pour son premier gouvernement, le « jeune » président français, Emmanuel Macron, a fait moins bien que son mentor, François Hollande, à l'endroit des Noirs de France. Ce dernier avait Christiane Taubira à la Justice, un ministère régalien et, George Pau-Langevin, aux DOM-TOM, deux femmes de qualité. Emmanuel Macron, lui, n'a pu trouver que les Sports qu'il attribue à Laura Flessel, double champion olympique d'escrime. On dira au « jeune » président : « C'est bien mais Peut mieux faire » pour la prochaine fois !

Suite de la tentative de faire imploser les partis traditionnels français. Après le parti socialiste (qui table aujourd'hui sur une cinquantaine de députés contre cinq fois plus dans l'actuelle assemblée nationale), voilà un député-maire des Républicains, Edouard Philippe, qui vient d'être nommé premier ministre. Il est de la tendance d'Alain Juppé qui avait fait équipe avec François Bayrou pendant la primaire de la droite. Bayrou est aujourd'hui le faiseur de roi chez La République en marche (parti politique de Macron). Autrement dit, qui se ressemble s'assemble. Que le monde (politique français) est petit voire microscopique.

Tout commence pour Emmanuel Macron. Elu président de la République, dimanche 7 mai, le candidat d'En marche ! n'a pas vraiment le temps de savourer son triomphe. Le futur locataire de l'Elysée a un calendrier déjà bien chargé, entre tractations politiques et rendez-vous protocolaires. Ce matin, il a participé, aux côtés de François Hollande, aux cérémonies du 8 Mai, à Paris. Un début d'apprentissage d'une fonction qui sera, loin loin, d'être de tout repos. Attention aux législatives qui pourraient être calamiteuses si elles donnent lieu à une cohabitation. Juste dans un mois.

Les résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle viennent de tomber : 34% pour Marine Le Pen contre 66% environ pour le vainqueur, Emmanuel Macron. On aura beau dire que deux Français sur trois adhèrent au projet de la France « En Marche ». Ce serait ignorer le plus grave : un Français sur trois vote pour le repli sur soi, le choix du racisme et de la xénophobie.

Président de l'Université de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), depuis 2016, le professeur, Georges Haddad, avait, déjà, présidé aux destinées de cette même université de 1989 à 1994. De l'avis du corps professoral, tous clivages confondus, il fut considéré comme un très bon président d'université. Pendant qu'il assurait cette charge, il présida, aussi, pendant deux ans, la conférence des présidents d'universités françaises. Par la suite, il fut appelé à l'Unesco par Federico Mayor pour l'aider à structurer l'enseignement supérieur mondial. C'est un très grand mathématicien, qui maîtrise, parfaitement, son sujet. Votre magazine s'est rapproché de lui pour connaître ce qu'il pense de l'Afrique et ce qu'il peut faire avec ce continent.

Le Front national (FN) a créé la surprise en réussissant le ralliement du gaulliste, Nicolas Dupont-Aignant, président de Debout la France. Ancien membre du RPR et de l'UMP, il en est parti, en 2005, après que son parti et le Parti socialiste se mirent ensemble pour rejeter le vote du peuple qui ne voulait pas de l'Union européenne. Les Africains désapprouvent la Françafrique, cette politique de pillage systématique et de destruction de leur continent mise en oeuvre par les pouvoirs de droite et de gauche successifs à l'Elysée. Or, si les Républicains et le parti socialiste ont montré, sur ce plan qu'ils étaient bonnet blanc blanc bonnet, le FN, lui, veut que les Africains restent chez eux, aient leur monnaie différente du F CFA, exploitent leurs ressources et élisent, sans interférence extérieure, leurs dirigeants. Voilà pourquoi notre collaborateur se pose la question : qui en réalité est contre l'Afrique et les Africains ? Qui est contre la Françafrique ?

La France vient d’être la cible d’un nouvel attentat terroriste, à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle. Pour Thierry Meyssan, Paris doit cesser de raconter des sornettes et prendre la mesure des événements : le terrorisme international est commandité et instrumenté jusque contre lui par certains de ses alliés au sein de l’Otan.

Le candidat de la France Insoumise séduit notre collaborateur, Jean-Claude Djereke, professeur de littérature africaine à Temple University, aux Etats-Unis. Il écrit : “Si j’étais français d’origine africaine, je donnerais ma voix, le 23 avril 2017, à Jean-Luc Mélenchon. Je porterais mon choix sur lui pour 8 raisons :

Depuis qu'elle est en chute dans les sondages, menacée comme jamais par le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen a, considérablement, durci son discours. Non pas que celui-ci avait ramolli. Que non ! La fille de son père, voyant que ses diatribes sur l'immigration (son thème de prédilection) ne faisaient plus recette, la priorité des Français étant ailleurs, dans la sécurité, le chômage, les impôts, le niveau de vie, etc., avait quelque peu banalisé son discours en faisant du Fillon et du Dupont-Aignant, à leur place. Mais chassez le naturel, il revient au galop. La voilà rattrapée par ses vieux démons. Pour enrayer sa chute dans les sondages, elle loue, maintenant, les bienfaits de la colonisation, ce qu'elle n'avait jamais fait avant. Surtout, elle veut se démarquer d'Emmanuel Macron qui pense que la colonisation française est passible de crime contre l'humanité.

Le débat avance. Incontestablement. Y compris au sein du cercle des chefs d'Etat africains où on en trouve qui sont ouvertement pour la sortie du F CFA colonial actuel. Une telle sortie peut prendre plusieurs variantes, mais, c'est clair que les Africains veulent avoir leur propre monnaie à eux, directement, gérés, par eux, sans contingence extérieure. Parmi les chefs d'Etat qui militent pour cette option : par ordre alphabétique : le Tchadien, Idriss Déby Itno, le Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, l'Equato-Guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Le Front du refus et du statu quo est composé de l'Ivoirien, Alassane Ouattara et du Sénégalais, Macky Sall. Pour le moment, les autres chefs d'Etat ne se prononcent pas encore clairement.

C'est quoi la « colonisation mentale » ? En lisant cette œuvre de Fatou Diome, Le Ventre de l'Atlantique, on comprend ce qui se passe dans la tête d'un petit Africain. L'idée qu'il se fait de la France. Des images à mille lieux de la réalité malheureusement.

Militant (actif) du parti socialiste, Rodrigue Kokouendo a, déjà, fait son choix. Ce sera Emmanuel Macron. Non seulement, il va lui apporter son suffrage, mais, il appelle, aussi, son entourage à faire de même, et au-delà. Mieux, il a adhéré au Mouvement, « En Marche » d'Emmanuel Macron du département de Seine et Marne. Qui dit mieux ?

Suite au dernier rapport de l’Etat datant du 8 février 2017 alertant sur l’aggravation des dangers du blanchiment de la peau et du défrisage, en France, l’ONG Label Beauté Noire, organisation indépendante qui milite pour des produits de qualité et réglementaires, reconnue d’intérêt général, lanceuse d’alerte depuis 17 ans, a décidé d interpeller les candidats à la présidentielle par le biais d’une lettre ouverte/pétition intitulée, « Candidats à l’élection présidentielle : Légiférer sur la dépigmentation et le défrisage pour défendre le droit à la santé pour tous ».

Le livre du projet du candidat à l'élection présidentielle française, Jean Lassalle, intitulé, « Résistons ! Le temps est venu », sera disponible, en librairie, le 14 avril prochain. Avec son parler d'homme du terroir, ce candidat avait impressionné, lors du débat qui avait réuni, mardi, 4 avril, les 11 candidats sur les chaînes BFMTV et C/News. D'un calme déconcertant, dans un discours posé, il a su faire valoir son originalité dans cette élection où il dit représenter la France profonde. Celle que Paris écoute rarement.

Honneur à ce jeune soldat, le caporal-chef, Julien Barbé, mort au Nord-Mali, où il oeuvrait pour un retour à la paix, dans cette région, grande comme la France, et pour que le djihadisme ait moins d'emprise dans le Sahel. Il y a des morts qui font (très) mal. C'est le cas de celle du jeune caporal. A 28 ans, seulement, il débutait juste la vie. Il laisse une veuve et deux enfants, qui vont apprendre à vivre sans lui. Nos condoléances les plus attristées à cette famille, désormais, démembrée. C'est le dix-neuvième soldat français mort dans le cadre de l'intervention de la France au Mali, depuis 2013.

Après l'annonce de Manuel Valls, ce matin, de soutenir Emmanuel Macron, le candidat officiel du parti socialiste, Benoît Hamon appelle les électeurs (du parti) à sanctionner "ceux qui se prêtent à ce jeu morbide". L'ancien premier ministre de François Hollande a, en effet, indiqué, clairement, sur BFMTV, qu'il allait voter pour le candidat d'En marche (Emmanuel Macron), après avoir, progressivement, rompu avec le candidat socialiste, depuis la fin janvier. La réaction de Benoît Hamon ne s'est pas fait attendre. Il a, immédiatement, appelé les électeurs à "tourner la page de cette vieille politique" qui ne sait pas respecter ses engagements pris devant les électeurs. Manuel Valls ne va pas se faire de nouveaux amis. Après avoir subi les foudres de la diaspora congolaise, à cause de ses relations (incestueuses) avec le dictateur congolais, Denis Sassou-Nguesso (les Français-Congolais avaient fait campagne pendant plus de deux mois dans les bus, métros, rer, gares, places publiques, etc. en région parisienne, essentiellement, pour faire battre Manuel Valls (grand ami de Sassou-Nguesso), voilà que son refus de soutenir le candidat issu des primaires du PS comme lui, est en train de créer un mini-cataclysme dans le parti.

La soirée a été tendue, lundi 27 mars, aux abords du commissariat du 19e arrondissement de Paris. Environ 150 personnes ont manifesté pour s'indigner de la mort, dimanche, de Liu Shaoyo, un Chinois tué par un policier qui a fait feu lors d'une intervention contestée. Les policiers invoquent la légitime défense pour justifier ce tir, alors que la famille de l'homme tué parle de violences policières sans sommation. Pékin a, très officiellement, réagi en demandant à Paris de faire la lumière sur cet assassinat et de bien protéger les ressortissants chinois en France. L'affaire suit son cours.

Le fait de poser cette question est, déjà, en fait, la réponse pour certains. Pour bon nombre de francophones, les vrais, c'est-à-dire, ceux pour qui cette institution ne constitue pas, seulement, un fromage, la francophonie est morte. La preuve, on ne la sent plus. On ne la voit pas. On ne connait même pas celle (la Canadienne Michaelle Jean) qui l'incarne aujourd'hui. Une véritable trahison de ses pères fondateurs : Senghor, Diori, Bourguiba et quelques autres.

Candidat à l'élection présidentielle en France, Emmanuel Macron, du haut de ses petits 39 ans, devrait-il être le candidat à abattre, notamment, par les électorats de droite et d'extrême-droite, juste parce qu'il dit la vérité ? Voici ce qu'il a déclaré, en marge d'un court séjour, à Alger, en février : « La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l’égard de ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes ».