France

La SEEG (Société d'eau et d'énergie du Gabon), filiale du groupe français Véolia, ne semble pas vivre sur la même terre que les consommateurs d'eau et d'électricité du Gabon. Sinon, elle aurait pris, sans demander son reste, la poudre d'escampette à cause de son incapacité à respecter son cahier des charges. Que de coupures d'eau, que de délestages électriques avec sa cohorte de matériels électro-ménagers abîmés et que personne à la SEEG n'a, jamais, voulu indemniser. Ca fait exactement 21 ans que les Gabonais souffrent. N'y a-t-il pas une fin pour chaque chose ? Même quand on est colonisés comme les usagers d'eau et d'électricité du Gabon ? Au lieu que Véolia rase les murs, son service au Gabon étant indigne de celui d'une grande entreprise française du CAC 40, elle ose dénoncer, parce que c'est le Gabon, un champ où on a l'habitude de récolter même ce qu'on n'a pas semé. On préfère regretter « une action brutale menée en dehors de toute règle de droit » alors que la dégradation de la qualité des services de Véolia devenait inacceptable. Au final, la prorogation du contrat de 5 ans de Véolia, à la demande de l'ancien président, François Hollande, n'a, absolument, pas influencé la qualité de service de cette société dont on avait souhaité que ses performances au Gabon soient à la hauteur de sa réputation en France où elle donne pleine satisfaction à ses nombreux clients. Mais, on l'aura compris : le Gabon n'est pas la France.

Cela fait un certain temps qu'il est accusé de viols. L'islamologue suisse, Tariq Ramadan (car c'est de lui qu'il s'agit), a, toujours, nié les accusations portées contre lui. Mais, la justice n'est, sans doute, pas de cet avis, d'où sa garde à vue, ce mercredi, 31 janvier, à Paris.

Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, vient de frôler la mort par balles. Un coup d'état, méticuleusement, préparé a failli emporter son régime, avec plusieurs assassinats à la clé dont le sien et, sans doute, celui de la première dame, Constancia Obiang Nguema Mangue. Mais, le destin en a décidé autrement, ce qui a permis de diligenter de minutieuses enquêtes qui permettent de faire d'incroyables découvertes. En effet, il ressort des premières notes d'interrogatoires que certains natifs de Mongomo, le propre fief du chef de l'Etat, ne sont pas (totalement) étrangers au coup qui allait être fatal à leur président de parent. Il est, aussi, confirmé que la France a servi de base logistique ayant permis la réalisation de ce sordide projet. C'est la raison pour laquelle le doyen des chefs d'Etat du continent africain, du haut de son expérience de 38 ans passés à la tête de l'Etat, a pesé ses mots en accusant la France, une certaine France, même si, très officiellement, on se garde, encore, d'y impliquer, pour le moment, le pouvoir suprême d'Etat. En attendant l'aboutissement des enquêtes, les Africains sont en droit de se poser, au moins, une question : l'appellation de « Petit Satan » donnée à la France par l'imam Khomeini, dans les années 70, n'est-elle pas injustifiée ? Après avoir mis (gratuitement) à plat, l'un des pays les plus prospères d'Afrique, à savoir, la Libye, sous le prétexte que son dirigeant, le guide, Mu'ammar al Kadhafi, était un dictateur qui opprimait son peuple et qu'il fallait se débarrasser de lui, voilà que la même France s'attaque, aujourd'hui, à un autre pays tout aussi prospère, la Guinée équatoriale, sous le même prétexte : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est un dictateur qui maintient son peuple dans une grande pauvreté alors que les revenus du pétrole devraient faire de la Guinée équatoriale un pays très riche. En dehors de toute considération socio-politique ou philosophique, la remarque est facile à faire : derrière la destruction de la Libye, il y a la main de la France et de son président d'alors, Nicolas Sarkozy. Derrière le coup d'état manqué en Guinée équatoriale, le président Obiang accuse, clairement, la France d'en être l'instigatrice. Alors la France, « Petit Satan » ?

Le cabinet d’avocats américain, Cunningham Levy Muse, engagé par le gouvernement rwandais, publie un rapport préliminaire sur le « rôle des officiels français dans le génocide contre les Tutsi ». Il recommande à l’Etat rwandais de poursuivre une « investigation complète » sur la « connaissance, la conduite et la complicité des responsables français ».

Les puissances occidentales comme la France ou les Etats-Unis, qui s'appuient sur le Tchad pour lutter contre le djihadisme en Afrique, risquent "d’encourager l'instabilité politique et la violence" en soutenant le régime tchadien, estime un rapport d'un centre de recherches américain. En effet, le président, Idriss Déby Itno, piétine la démocratie et n'a aucune considération pour ses opposants. Après son passage en force, dès le premier tour, à la présidentielle de l'année dernière, après avoir pris le soin d'éliminer de la course le grand opposant, Ngarlejy Yorongar, Déby entreprend, actuellement, une réforme de la constitution qui fera de lui un président à vie. Toujours prêt à offrir les services de son armée en cas de besoin aux Français ou aux Américains, il croit, en retour, avoir le droit de vie et de mort sur son opposition, sa société civile et ses concitoyens. Il était temps de tirer la sonnette d'alarme pour que cette dictature à la tchadienne soit mise à la face du monde, surtout, de ses protecteurs de Paris et du Pentagone.

Le Sommet sur le Climat du 12 décembre, à Paris, a vécu. Après les ratés d'Abidjan où le président, Emmanuel Macron, avait snobé le dictateur 5 étoiles de Brazzaville, ce dernier s'était préparé pour se rattraper à Paris, en marge du Sommet du 12 pendant lequel il ne pouvait pas ne pas être invité en tant que porte-parole du Bassin du Congo, deuxième poumon écologique mondial, après l'Amazonie. Sassou n'a pas raisonné faux sauf qu'il a eu droit (comme la cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement invités) au même accueil protocolaire : poignée de main et accolade sur le tapis rouge et séance de photo main dans la main avec le président français. Depuis cet épisode, la délégation congolaise est aux anges alors qu'il n'y a pas lieu de pavoiser. Car malgré sa (très grande) insistance, le dictateur 5 étoiles n'a pas été (ne sera pas) reçu par le président, Emmanuel Macron, ni par le premier ministre, Edouard Philippe. Il a été reçu ce mercredi, 13 décembre, juste par le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, dans le but d'examiner les contours du blocage de l'accord entre le Congo-Brazzaville et le FMI. La séance de travail avec Bruno Le Maire était, purement, technique. La dette publique congolaise avoisinerait les 200% du PIB quand on y intègre celle des créanciers privés.

Ils sont intraitables, les Américains version Donald Trump. Alors que la Force G5 Sahel est une Force antiterroriste destinée à combattre le djihadisme sous toutes ses formes, comme le souhaite le président américain, elle peine, toujours, plusieurs mois après sa création, à trouver les moyens pour fonctionner. Les Français, au départ de la création de cette Force G5 Sahel, ont des idées, mais pas l'argent. Les Américains ont l'argent, pas les idées. Les Américains (qui ont leur propre conception de la répartition des responsabilités sur le plan international) refusent de payer à la place des Français dont le domaine d'intervention de la Force G5 Sahel, est, justement, considéré par Washington comme la zone d'influence de la France. Depuis, on tourne en rond. Cela dit, d'âpres négociations ont eu lieu, ces derniers jours, aux Nations-Unies, à New York, entre Français et Américains. Malgré sa fermeté, l'ambassadrice américaine, Nikki Haley, a quelque peu assoupli sa position. Mais de très peu. Autorisation va être donnée à la MINUSMA de prendre en charge le transport et l'alimentation de la Force G5 Sahel, ainsi que, certaines opérations de logistique quand il faudra, par exemple, implanter une unité anti-djihadiste, quelque part dans le désert malien. Il s'agit, donc, d'un soutien a minima.

Emmanuel Macron est prêt à remettre à l'Algérie une copie des archives de la période coloniale française (1830-1962), réclamée depuis des années par Alger. Le premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, en visite, en France, l'a annoncé, jeudi, 7 décembre, à Paris, saluant une "percée" pour le dossier sensible de la "mémoire" franco-algérienne. Une seule phrase à l'endroit du président français, Emmanuel Macron : "Continuez  Monsieur le Président" !

Visite d'Etat comme préalablement annoncé ? Non ! Simple visite d'amitié et de travail ...de douze heures. Il est vrai qu'une visite d'Etat ne s'effectue pas en une petite demie journée. L'Algérie ne vaut-elle plus qu'une petite demie-journée de visite du président français ? Les Algériens, il faut le dire, ne sont pas contents du jeune président français. Non seulement, ce dernier avait choisi le rival marocain pour sa première visite dans le Maghreb au lieu de leur pays. Plus grave, il ne va mettre que douze heures en Algérie contre les quarante huit heures passées chez le roi Mohammed VI. La préférence du jeune président saute aux yeux. A Rabat, tout comme à Tunis, il est beaucoup plus à l'aise qu'à Alger. Plusieurs sujets militent pour cela : entre autres, la lancinante question du passé colonial en Algérie que le président français voudrait banaliser, au nom de sa jeunesse, alors qu'il avait donné espoir aux Algériens et aux Négro-Africains en déclarant, pendant sa campagne, lors d'un voyage, à Alger, que la colonisation était un « crime contre l'humanité ». Aujourd'hui, chef de l'Etat, il effectue un rétropédalage sur cette question de colonisation que n'acceptent pas les Algériens. Ni les Africains. Résultat, ce n'est donc pas Emmanuel Macron qui réconciliera l'Algérie avec la France, et encore moins, la France avec l'Afrique.

Lors de son récent séjour, à Ouagadougou, on avait senti la volonté du jeune président de ne pas assumer (financièrement) le très lourd passé français en Afrique, pendant son dialogue avec les étudiants de l'Université Professeur Joseph Ki-Zerbo. Emmanuel Macron a du mal à se défaire de son encombrant manteau d'ancien banquier d'affaire, qui sait encaisser et a horreur de décaisser. Bien qu'il ait tenu des propos encourageants pendant la campagne, à Alger, sur le colonisation, la réalité semble l'avoir rattrapé : il est sur la même longueur d'onde que ses prédécesseurs en matière d'esclavage, de la colonisation, de la néo-colonisation, et du refus de la nécessaire réparation qui devrait aller avec. Voilà pourquoi à Ouaga, dans l'amphithéâtre financé par le Frère Guide Kadhafi (assassiné par un de ses prédécesseurs), Emmanuel Macron avait beaucoup insisté sur le fait qu'il était de la même génération que le millier d'étudiants sélectionnés pour l'écouter, et que tous, jeunes, devaient regarder de l'avant et ne pas s'occuper de ce qui s'était passé avant. Il pensait beaucoup à la question des réparations qu'il ne souhaite pas aborder. En lieu et place du chèque (ou de la série des chèques attendus), le jeune président français prône, uniquement, une "réconciliation des mémoires", rejetant "déni" et "repentance" pour la colonisation. Il l'a dit, dans un entretien à la chaîne Trace TV, dimanche, 3 décembre. Le président, Emmanuel Macron, doit savoir que son point de vue, non seulement, est inacceptable pour toute la communauté noire qui a subi ces affres de l'esclavage, de la colonisation et de la néo-colonisation, mais, ce point de vue est purement et simplement une insulte à l'endroit des Noirs d'Afrique.

Le jeune président français veut faire différemment les choses. Lors de sa première tournée africaine, à Ouagadougou, il a annoncé « un retour du patrimoine africain à l'Afrique ». C'est une bataille rangée, depuis des années, entre la France où plusieurs musées gardent par devers leurs collections, un tel patrimoine et les pays africains concernés. Arrivé au pouvoir en 2016, le président du Bénin, Patrice Talon, par exemple, en a fait sa priorité : le retour au Bénin des objets culturels béninois logés en France. Ce n'est pas une chose simple. Mais, avec la décision d'Emmanuel Macron, Patrice Talon sera, désormais, soutenu par la volonté politique de l'Etat français. Le retour au Bénin, après des siècles d'exportation, des objets d'art africain, sera facilité. Cela dit, entre dire et faire, il y a un monde quand on sait que ce patrimoine fait vivre des musées et centres culturels en France et créent des emplois.

Le jeune président français, Emmanuel Macron, a de la suite dans les idées. Après avoir déclaré, urbi et orbi, dans l'amphithéâtre de l'Université Ki-Zerbo de Ouagadougou offert par le Frère Guide Kadhafi, que son choix d'inaugurer sa tournée africaine par le Burkina Faso, avait un sens et était un message à l'endroit de l'Afrique et de sa jeunesse, il a agi pour joindre la parole à l'acte. Après l'échec de ses deux prédécesseurs (Hollande et Sarkozy) à tuer la Françafrique, Emmanuel Macron semble donner de sa personne pour réussir là où tout le monde lui prédit un échec. Il se donne, pour le moment, les moyens de réussir, en n'affichant pas les faiblesses d'un François Hollande qui ont fini par le rendre méconnaissable, à la fin de son mandat.

Dieu est juste, bon, et protège les faibles. Alors que l'action de l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, en Libye, relève de ce que la CPI (Cour pénale internationale) considère comme « Crime contre l'humanité », ce dernier se pavane, à travers le monde, en homme libre, à faire des conférences tarifées 200.000 dollars la conférence et au bas mot, alors que sa place est entre quatre petits murs d'une cellule de 4 m². Le 5e Sommet Europe-Afrique aura lieu les 29 et 30 novembre, en Abidjan. Mais, d'ores et déjà, seul le sujet libyen est sur les lèvres, dans des conversations privées. Publiquement, on se retient, par pudeur. On comprend la grande gêne de la délégation française qui (au nom de la continuité de l'Etat) porte sur elle, les bévues de l'administration Sarkozy en Libye, et la destruction (gratuite pure et simple) d'un pays prospère, généreux et ambitieux pour le devenir de tout un continent africain. Ce pays, hier, considéré comme un eldorado, compte, aujourd'hui, deux ou trois gouvernements, des dizaines de milices, un commerce d'esclaves africains au vu et au su des Européens qui sont, d'ores et déjà, accusés de l'avoir, volontairement, ignoré pour freiner l'envahissement de leur continent par des migrants africains. Comment Emmanuel Macron, dans ces conditions, peut-il améliorer l'image de la France en Afrique ?

Pour sa première tournée en Afrique, le président français, Emmanuel Macron, a choisi le Burkina Faso pour livrer son message à la jeunesse africaine. Accompagné en ce temple de contestation par son homologue, Roch Marc Christian Kaboré, le jeune président français n'a, vraiment, pas passé un moment de plaisir devant un parterre d'un millier d'étudiants parmi les plus politisés de la sous-région. Pour preuve, n'ont-ils pas chassé Blaise Compaoré du pouvoir, fin octobre 2014, avant que la France ne l'exfiltre en Côte d'Ivoire à leur grand mécontentement ? Ils avaient, donc, de bonnes raisons d'attendre le représentant de cette France de pied ferme, même si cette lâche extradition fut, plutôt, une basse besogne de François Hollande. Autre signe d'irritation des étudiants à l'endroit du représentant français : alors qu'il s'entretenait à Kosyam (Palais présidentiel) avec son homologue burkinabé, certains étudiants manifestaient, déjà, à l'Université avant même qu'il n'y mette les pieds.

C'est difficile de maximiser son efficacité militaire quand on ne dispose pas du soutien des Américains ou des Russes, dans un conflit régional. En Sommet, en Abidjan, les 29 et 30 novembre, avec ses homologues européens et africains, le président français, Emmanuel Macron, n'aura, nullement, besoin de l'appui des Russes. Par contre, celui des partenaires européens et américain, bien que loin d'être acquis est, activement, recherché. Le financement de la Force du G5 Sahel (qui devrait épauler la Force Barkhane), pour combattre le djihadisme dans le Sahel sahélo-saharien, ayant été retoqué aux Nations-Unies par les Américains qui privilégient l'aide bilatérale classique, Paris se retrouve avec sa Force du G5 Sahel dans les bras, avec le seul soutien véritable de l'Union européenne (50 millions d'euros), soit, moins du huitième du coût total de l'enveloppe annuelle attendue. Le chemin à parcourir est, encore, très long, les contributions des pays du G5 et de la France, étant très loin du compte.

Alassane Ouattara ayant la notion du beau, on peut lui faire confiance : il organisera le Sommet Europe-Afrique de telle sorte qu'on s'en souviendra, plusieurs années encore. Alors que la femme la plus puissante de l'Union européenne, l'Allemande, Angela Merkel, attend encore des accords d'alliance pour former son gouvernement, le jeune président français, Emmanuel Macron, sera la principale attraction du Sommet, côté européen. En Afrique francophone, aussi. Françafrique oblige ! Le Sommet se tiendra en Abidjan, en Côte d'Ivoire, le principal pôle continental où s'exerce, encore, la domination (l'influence) française en Afrique noire, bien loin des pays comme le Gabon. En attendant ses différents discours, à Ouagadougou, à Accra et dans la capitale économique ivoirienne, voici quelques points de repère qu'Emmanuel Macron devra intégrer dans ses notes.

A défaut d'être seule et unique, comme avant, pour investir en Afrique, la France, aujourd'hui, en totale perte de vitesse, sur le plan financier, voudrait s'allier au Maroc (dont les ambitions africaines sont connues) pour regagner des parts de marché perdues en Afrique, au profit des pays émergents comme la Chine. C'est la raison principale du voyage du premier ministre, Edouard Philippe, au Maroc. En Afrique, la France et le Maroc veulent devenir partenaires et concurrents.

Nous vous livrons, ici, intégralement, un point de vue sur la question du F CFA qui fait débat depuis quelque temps. Faut-il abandonner le F CFA au profit d'une nouvelle monnaie ? Faut-il retirer à la Banque de France le droit d'émettre le F CFA ? Autrement dit, faudrait-il donner le pouvoir aux « dictateurs africains » d'émettre leur monnaie ? Le point de vue ci-après que nous diffusons n'est, nullement, celui d'Afriqueeducation.com qui soutient, activement, comme savent ses lecteurs, la création d'une monnaie authentiquement africaine ayant tous les attributs de la souveraineté. Mais, il mérite d'être connu.

Pas du tout content du jugement du Tribunal correctionnel de Paris qui l'a condamné le 27 octobre, le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguema, a décidé de faire appel. Contrairement à ce que disent ses avocats, qui ont (malgré tout) crié victoire, le vice-président a perdu puisque la justice n'a pas ordonné la restitution de ses biens tandis que l'immeuble qui abrite l'ambassade de la Guinée équatoriale, reste en instance de saisie, bien que la procédure suive son cours à la Cour internationale de justice de La Haye. Pour ce deuxième tour, le vice-président et sa défense doivent, résolument, changer de fusil d'épaule.

Trois ans de prison avec sursis et confiscation de biens pour s'être, frauduleusement, bâti en France un patrimoine considérable : la justice française a rendu, vendredi, 27 octobre, un premier jugement très attendu dans l'affaire des "biens mal acquis", à l'encontre du vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguema Mangue. En gros, le juge a suivi les réquisitions du procureur dans cette affaire.