France

Le candidat du Mouvement, En Marche, est en train d'engranger toutes sortes de soutiens. Candidat ni de gauche ni de droite, il ne refuse, aucunement, les candidats venant de ces deux familles politiques. A condition qu'on soit proche de ses idées. Ancien patron du parti communiste, Robert Hue, qui a fondé son propre mouvement politique, le Mouvement des progressistes (MdP), soutien de François Hollande, à la présidentielle de 2012, va apporter, en avril et mai, son appui politique à Emmanuel Macron. Il s'en est ouvert dans une lettre qu'il nous a fait parvenir, hier, et que nous publions intégralement.

Le Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique, qui travaille depuis 2009 sur les processus électoraux en Afrique et sur la politique française en Afrique, a proposé à 11 candidat-e-s de la présidentielle française de 2017 d'informer les électeur-trice-s sur les grandes directions de leur programme concernant l'Afrique, en répondant à un questionnaire.
A la date limite du 9 mars 2017, six candidats ont répondu à ce questionnaire, dans l'ordre de réception, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Marine Le Pen, Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, Emmanuel Macron.
Afriqueeducation.com a choisi, (arbitrairement?), de ne publier que les réponses à trois questions (alternance, sincérité électorale et souveraineté monétaire) de quatre candidats : Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon.
Pour rappel, le premier tour de la présidentielle se déroulera le 23 avril et le deuxième tour, le 7 mai.

Le candidat de La France insoumise propose de doubler le budget de l'enseignement supérieur durant son quinquennat et d'allouer une «allocation d'autonomie de 800 euros par mois» aux étudiants. Dans les facs, on jubile à l'idée que l'université française devienne, totalement, gratuite. Et ce dès la rentrée 2017.

Après le maintien de la candidature de François Fillon alors qu'il a été convoqué chez les juges d'instruction, le 15 mars, pour être mis en examen, Bruno Le Maire démissionne de son équipe de campagne.

Le débat sur la colonisation française comme crime contre l'humanité a surgi dans la campagne présidentielle française. Les Franco-Africains suivent les propos de chaque candidat avec une attention particulière. Avec comme élément de sanction, le bulletin de vote. La France ne voulant pas assumer son passé horrible, il est temps de l'y aider en votant contre les candidats à la présidentielle qui refusent de reconnaître le caractère criminel de la colonisation.

Le 23 février paraît aux éditions, Philippe Rey, le nouveau livre de Christiane Taubira : Nous habitons la Terre. Extraits.

Après son échec pendant les primaires des Républicains et du Centre, l'ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, semble s'éloigner des questions politiques de son pays en épousant de plus en plus le monde des affaires et de l'entreprise. Ce mardi, 21 février, il rejoint le conseil d'administration de la multinationale, AccorHotels.

Grand ami de la France, le président, Azali Assoumani, est avant tout, le président, démocratiquement, élu des Comores. En place depuis mai 2016, il déroule, actuellement, son programme pour lequel il avait obtenu les suffrages des Comoriens. Dans son programme de cinq ans, les relations avec la France occupent une place de choix. Mais, il revient au chef d'Etat comorien de situer les priorités de celles-ci. Rien ne doit (ne peut) lui être imposé. C'est ce qui ressort de la dernière rencontre entre lui et une délégation française venue lui rendre visite dans le cadre de ce partenariat qui se veut gagnant-gagnant côté Comores.

Il y aura bien un procès dans l'Affaire Bygmalion. Le juge, Serge Tournaire, a ordonné le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy et de treize autres protagonistes, a-t-on appris, mardi, 7 février, dans l'enquête sur ses dépenses de campagne lors de la présidentielle de 2012, et les fausses factures de la société Bygmalion.

François Fillon est presque par terre. A trois mois du premier tour de l'élection présidentielle, la droite n'a plus le choix que de réfléchir à un Plan B. On parle d'Alain Juppé comme candidat de substitution le plus plausible. François Bayrou est aussi en embuscade au cas où Juppé ne serait pas candidat. Il y a, également, François Baroin et Xavier Bertrand et quelques autres. Bref, avec la sortie du Canard enchaîné, ce matin, qui apporte de nouvelles révélations sur le couple Fillon, 76% des Français pensent que le candidat de la droite et du centre, n'est pas si honnête comme il le prétendait quand il mettait en cause la probité morale de Nicolas Sarkozy, pendant les primaires. Voici les six dossiers dont la justice risque de se saisir pour plomber sa candidature.

Si elle voulait faire plaisir aux présidents du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, et du Tchad, Idriss Déby Itno, que la France ne s'y serait pas prise autrement. Sans se soucier des qu'en dira-t-on, elle a gelé les avoirs de trois opposants tchadiens et congolais, pour une durée de six mois. Comme si ces derniers étaient titulaires d'une fortune personnelle capable de déstabiliser les Etats du Congo-Brazzaville et du Tchad. On en est, pourtant, très (très) loin. Voilà pourquoi la mesure prise, étonne. Venant, de surcroît, d'un gouvernement socialiste, il y a lieu de se poser mille questions. Qu'est-ce qui arrive, réellement, franchement, à François Hollande pour qu'il agisse de cette façon, ce qui étonne plus d'une personne ? D'autant plus que même son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, accusé d'être réactionnaire, n'était jamais allé aussi loin.

"Le Canard enchaîné" a dévoilé que la femme de François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle d'avril, aurait été rémunérée, pendant huit ans, comme attachée parlementaire de son mari ou du suppléant de celui-ci. Elle aurait encaissé 500.000 euros brut. Un scandale en puissance !

Pourquoi Manuel Valls a du souci à se faire pour le second tour ? L'ancien premier ministre n'est arrivé qu'en deuxième position à l'issue du premier tour, derrière Benoît Hamon. Sans (grandes) réserves de voix, il se retrouve, désormais, dans la position d'outsider. On peut, aujourd'hui, constater que l'activisme des Congolais de la diaspora contre Manuel Valls, accusé, de soutenir le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, lors de la modification controversée de la constitution, est en train de porter les fruits. Les Congolais faisaient campagne contre l'ancien premier ministre français, dans le métro et le RER, à des heures de grande affluence. Cela semble avoir payé.

Les partisans d'une monnaie, authentiquement, africaine, à la place de l'actuel F CFA, remontent au créneau. Le 11 février, dans une trentaine de pays, ils comptent rappeler aux dirigeants français et africains qu'ils refusent, désormais, le F CFA, monnaie coloniale par excellence mise en place pour les asservir et les aliéner. La mobilisation va faire boule de neige jusqu'à l'atteinte de l'objectif final : la mise en place d'une monnaie digne des espoirs de l'Afrique. 

Fini le temps où le Sommet France-Afrique (aujourd'hui Afrique-France) se tenait pendant deux jours et, était, couru, car symbolisant de grandes retrouvailles entre Paris et les capitales francophones d'Afrique. Comme la grenouille qui cherchait à ressembler à l'éléphant, la France s'est mise, sans concertation, à élargir ce Sommet aux pays anglophones et lusophones, lui enlevant, du coup, toute sa substance. Son originalité. Il y eut même des remous à ce changement de cap venant, notamment, de Libreville. Le virage a été effectué. Mais pour quelle utilité ? Ce samedi, 14 janvier, jour d'ouverture de la CAN au Gabon, plus de vingt chefs d'Etat et de gouvernement vont se retrouver, pour quelques heures de travaux. A part la sécurité qui est devenue un thème de société, ce sera du déjà vu et entendu.

Français et Africains se retrouvent, aujourd'hui et demain, à Bamako, pour un Sommet France-Afrique, devenu, aujourd'hui, jeu de mots oblige, Sommet Afrique-France, pour des enjeux qui dépassent, de loin, la qualité et la compétence du pays partenaire qui se retrouvera en face des pays africains.

La lutte antiterroriste n'est pas un vain mot en France. Attaquée de toutes parts, la France ne néglige plus aucun lieu de provenance de la menace djihadiste. L'Afrique n'est plus regardée de très haut, comme avant, mais, comme un partenaire avec qui on essaie de coopérer, loyalement, pour ne pas le regretter plus tard. Toutefois, les relents françafricains restent, toujours, dans les arrières pensées profondes des dirigeants français, qu'ils soient socialistes ou de droite. A cet égard, le choix de Bernard Cazeneuve, pour sa toute première sortie internationale, n'est pas neutre. Elle sent la Françafrique à pleins poumons. Hélas !

Afriqueeduction.com l'avait annoncé, hier, à 12h47 : Le Sommet de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) n'allait pas déboucher sur une dévaluation du F CFA, mais sur le retour des pays de cette zone dans les fourches caudines du Fonds monétaire international (FMI). C'est fait. Paul Biya, le président camerounais, qui a convoqué ce Sommet extraordinaire, invite ses cinq homologues à vite conclure des programmes (bilatéraux) avec le FMI. Mais il y a un problème : certains chefs d'Etat (mal élus) étant sur un siège éjectable, sur le plan politique national, il leur sera très difficile de bien suivre le processus d'application de ce qu'ils auront signé avec Christine Lagarde.

Toutes choses égales par ailleurs, le Maroc dispose d'un bon système d'enseignement supérieur, qui tient la concurrence avec celui de l'Afrique du Sud. Il accueille beaucoup d'étudiants d'Afrique noire boursiers ou non. Ce qu'on ne savait pas, c'est que le Maroc, malgré ce système universitaire assez performant, fait, massivement, appel, à son tour, aux universités françaises pour former ses ressortissants.

Le Master va cesser d'être un casse-tête chinois pour beaucoup d'étudiants inscrits dans les universités françaises. Hyper sélectif, le passage en deuxième année faisait couler, énormément, de candidats qui n'avaient pas pu obtenir, 14 ou 15 de moyenne, en fin de première année. Avec l'adoption définitive de la proposition de loi d'origine sénatoriale, la sélection en Master va être, bientôt, un triste souvenir. En espérant que le décret d'application va, rapidement, être signé.