France

Les 58 membres du Conseil exécutif de l'UNESCO ont proposé la Française, Audrey Azoulay, au poste de directrice générale de l'Organisation. Elle a devancé l'Egyptienne, Moushira Khattab, qui a fait une campagne à l'ancienne, comme au 19e siècle, et le Qatari, Hamad bin Abdulaziz Al-Kawari, qui traînait une fâcheuse réputation de ressortissant d'un pays considéré comme l'un des principaux bailleurs de fonds du djihadisme dans le monde. L'Unesco ne donnera donc pas la possibilité au Qatar de blanchir ses multiples forfaits dans ce domaine, qui coûtent trop cher aux pays africains où le terrorisme provoque des dégâts hors normes.

Avant son séjour, à Ouagadougou, prévu d'ici la fin de cette année, le président français, Emmanuel Macron, est, vivement, interpellé par notre ami, l'écrivain, Olympe Bhêly-Quenum. Il entend attirer son attention sur des problèmes des écrivains africains francophones, aussi bien, en Afrique qu’en France où leurs livres sont édités, mal diffusés, parfois, étouffés, voire, ostracisés. C'est le moins qu'on puisse dire car on pourrait, aussi, parler de racisme (tout court).
Macron n'étant pas le président de l'Afrique, on peut se poser la question du pourquoi d'une telle interpellation. Pourquoi les chefs d'Etat africains sont-ils aussi absents dans ce domaine ? La question est fondamentale et nous fait même honte. Mais, revenons à Emmanuel Macron. C'est parce qu'il peut influencer le cours des choses en France et au sein de la Francophonie où la France est de loin le plus gros bailleur de fonds.

Les ministres des Finances, les gouverneurs des banques centrales et les présidents des institutions régionales de la zone franc se sont réunis, jeudi, 5 octobre 2017, à Paris, sous la présidence de l'ancien chiraquien, Bruno Le Maire, actuel ministre de l’Economie et des Finances, dans le premier gouvernement Macron. Alors qu'un peu partout, en Afrique de l'Ouest et du Centre (Dakar, Cotonou, Douala, etc.), on n'a plus peur de brûler les billets CFA (malgré la pauvreté ambiante), devant les caméras des télévisions, comme pour signifier le dégoût des populations pour cette monnaie, suprêmement, coloniale, maintenue pour perpétuer la domination française sur les économies des 15 pays africains (CEMAC, UEMOA et Comores), les argentiers africains réunis, à Paris, ont gardé leur queue entre les jambes, incapables de traduire cette préoccupation des peuples devant le représentant français de l'ordre colonial. De quoi inviter les Anti-CFA à redoubler la contestation car le combat est très loin d'être gagné.
Paris ne désarme pas pour autant. En marge des Assemblées Générales des Nations-Unies, à New York, le mois dernier, Emmanuel Macron avait chargé Alassane Ouattara d'une mission sur le CFA auprès de ses homologues de la zone. On n'a pas besoin d'avoir une licence de droit pour savoir de quoi il s'agissait.

Contrairement aux présidents, Mahamadou Issoufou, du Niger, et Idriss Déby Itno, du Tchad, le maréchal, Khalifa Haftar, vient de surprendre les Européens, en leur soumettant un plan d'investissement de plusieurs dizaines de millions d'euros, afin de lui permettre de coopérer, avec efficacité, dans la lutte contre l'immigration clandestine.

L'annonce de ce parrainage conjoint a été faite, mercredi, 20 septembre, par le président sénégalais, Macky Sall, et le président français, Emmanuel Macron, lors d'une réunion de haut niveau sur le financement de l'éducation organisée, en marge de la 72e Assemblée Générale des Nations-Unies, à New York. La conférence aura lieu, à Dakar, au premier trimestre de l'année 2018.

Il ne manquait plus que ça : le Conseil constitutionnel français a jugé, vendredi, 15 septembre, conforme, une loi limitant l'accès aux archives des anciens présidents, premiers ministres et ministres, qui était contestée par un chercheur s'étant vu refuser la consultation d'archives sur le génocide rwandais. Quand on voit l'état des relations entre la France et le Rwanda, on donne raison au président, Paul Kagame, qui en a toujours voulu à la France d'avoir oeuvré, indirectement, pour que ce génocide ait lieu, à travers le soutien aveugle à la dictature du général, Juvénal Habyarimana. Et si l'actuel maître du Rwanda n'avait pas raison, la France, sachant qu'elle n'a rien à cacher, aurait permis la consultation des archives de ce drame qui fit, au bas mot, 800.000 morts, selon les statistiques (mesurées) des Nations-Unies. Pour le comprendre, il ne faut pas avoir fait Sc-Po.

Les Français savaient que le F CFA est une monnaie impopulaire. Mais, ils ignoraient jusqu'à quel niveau elle l'était. Après l'emprisonnement (arbitraire) du panafricaniste, Kemi Seba, à Dakar, à la demande de la très néo-coloniale BCEAO, et sa remise rapide en liberté après la levée générale de bouclier, ils se rendent, aujourd'hui, compte que le F CFA est, tout simplement, vomi car les peuples africains n'en veulent plus. Que les chefs d'Etat comme l'Ivoirien, Alassane Ouattara, ou le Sénégalais, Macky Sall, continuent de le soutenir contre la volonté de la grande majorité des Ivoiriens et des Sénégalais, est une réalité qui en désole plus d'un en Afrique. Mais, ajoutons que ces deux dirigeants sont, strictement, minoritaires, dans cette position. Si Emmanuel Macron avait des doutes sur le crédit du F CFA en Afrique, il doit, maintenant, se rendre à l'évidence : qu'il retire, tout simplement, sa monnaie coloniale de la circulation en Afrique Zone Franc.

Personne ne peut dire que le nouveau locataire de l'Elysée est immobile. Après avoir quitté le gouvernement de François Hollande parce qu'il n'allait pas assez loin dans les réformes, en cherchant, toujours, à ménager la chèvre et le choux, Emmanuel Macron doit, montrer, maintenant, qu'il est aux commandes de l'Etat, que, lui fait ce qu'il dit et dit ce qu'il fait. Sauf que, comme le général de Gaulle aimait à le souligner, « la volonté seule ne suffit pas », encore faut-il en avoir la capacité. Les critiques s'abattent, de toutes parts, sur le jeune président français. Qui de son côté veut faire bouger la France. Les solutions aux multiples problèmes, il les cherche, partout, y compris, avec la torche. Il en est de l'immigration, ce serpent des mers, qui n'est que la conséquence (directe) du système colonial et néocolonial de la France, en Afrique. Certains parlent de Françafrique. Macron convoque, lundi, 28 août, un mini-Sommet, à l'Elysée, pour en parler. Un énième Sommet, pour (certainement) tourner en rond. Car le problème essentiel de l'Afrique (et dont de l'immigration) est dans la malgouvernance que la France protège (précieusement) en Afrique car c'est elle qui fait, en partie, son rayonnement à l'international.

La CORED (Coalition de l'opposition pour la restauration d'un Etat démocratique en Guinée équatoriale) risque de faire parler d'elle, dans les mois qui viennent. Selon certaines rumeurs, elle pourrait jouer le même rôle qui fut astreint au défunt Conseil national de transition (CNT) libyen, autour duquel les Occidentaux organisèrent la descente en enfer du colonel Kadhafi et son régime. En Guinée équatoriale, le président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, que Paris est loin de porter dans son cœur, risque d'être mangé dans la même sauce.

C'est un article du quotidien, Washington Times, du 8 août, qui l'affirme : « Hillary Clinton veut être un chef spirituel », prétend son pasteur, le révérend Bill Shillady. Après avoir trempé avec le président français, Nicolas Sarkozy, dans l'assassinat du guide libyen, Mu'ammar al Kadhafi, c'est, plutôt, une bonne nouvelle sous forme de repentance, ce beau dimanche, 13 août 2017. Qui l'eût cru ?

C'est il y a deux jours (selon sa propre déclaration) que Neymar a pris sa décision de quitter le FC Barcelone. Il a demandé à parler à son entraîneur, qui en a pris acte. Il en a informé, par la suite, ses coéquipiers qui lui ont souhaité « Bonne chance ». Neymar affirme avoir gardé de très bons souvenirs à Barcelone et ne pense que du bien de ce club en venant à Paris.

Au moment où la chancelière, Angela Merkel, essaie de lancer un Plan Marshall pour favoriser le développement de l'Afrique et stopper les flux d'immigrés africains qui convergent vers l'Europe, le président français, Emmanuel Macron, a fait part de sa propre lecture de ce qui bloquait le développement de ce continent, à savoir, un problème « civilisationnel » avec des femmes qui comptent de 7 à 8 enfants, ce qui ne peut favoriser aucun développement malgré les « milliards » versés. Au moment où le ciel commençait à s'abattre sur la petite tête de Macron, à cause de ses propos désobligeants, certains parlementaires ouest-africains emmenés par le président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso, Salif Diallo, ont cautionné le discours de Macron en soutenant l'instauration du planning familial pour limiter le nombre d'enfants à 3 par femme en Afrique de l'Ouest. Voilà comment le discours du président français a été légitimé par les parlementaires ouest-africains sur un continent qui a tout intérêt à faire des enfants, en grand nombre, car il y a de l'espace, un sous-sol riche, et que la population est une donnée économique de taille (cas de la Chine, de l'Inde et du Nigeria) et que ce n'est pas parce qu'en Europe, les hommes épousent les hommes, les femmes épousent les femmes, et par conséquent, tournent le dos à la procréation, ce qui sous-peuple ce continent, qu'on doit imposer cette « civilisation » à l'Afrique.

La Ligue de football professionnel espagnole avait rejeté, ce matin, le paiement de la clause libératoire de la star brésilienne. Mais ce soir, elle est revenue à de meilleurs sentiments. Après que le FC Barcelone eut accepté le chèque de 222 millions d'euros. Selon toute vraisemblance, l'arrivée de la star brésilienne est imminente à Paris. Mais, il a d'ores et déjà signé son contrat au PSG depuis l'Espagne, ce soir même. Dès son arrivée à Paris, ce soir ou demain, il sera présenté aux supporteurs. Feuilleton clos. Le championnat français compte, désormais, le troisième meilleur joueur du monde, après Messi et Ronaldo, tous joueurs en Espagne.

A peine arrivé à l'Elysée, Emmanuel Macron a trouvé des « amis » qui n'ont pas pris de gant pour s'imposer à lui. Quand on décide de gouverner un pays comme la France, doit-on, absolument, avoir les mains sales ou tremper dans les combines des dictateurs africains ? Après que Déby eut menacé de retirer, unilatéralement, le contingent tchadien du Sahel, le jeune président français a pris peur, et l'a reçu, en grandes pompes, à l'Elysée, une semaine, seulement, après le Sommet du G5, le 2 juillet, à Bamako : accolades, embrassades, tapes sur les joues, main dans la main, le général-tortionnaire du Tchad au pouvoir depuis 26 ans (sans jamais avoir gagné une élection), aux anges, a dû se dire, intérieurement : autant c'était un peu dur (au départ) de se mettre Hollande dans la poche, autant Macron s'est, littéralement, couché avant que je lui demande de se relever.

Voilà enfin un bon diplomate (français). Pas parce qu'il pleure à l'idée de quitter son poste, mais, parce qu'il aimait, réellement, son travail au Togo qu'il va devoir abandonner. C'est cela l'amour et l'attachement à un pays qu'on a servi pendant trois ans. Honneur à Marc Fonbaustier, ambassadeur de France, en fin de mission au Togo, qui n'a pas caché, les larmes aux yeux, qu'il était mécontent de laisser ce pays qu'il a appris à aimer de toutes ses forces pendant sa mission. Ils ne sont plus nombreux, ce genre d'ambassadeurs de France en Afrique, qui donnent, encore, une certaine place, à l'amour, aux sentiments, et l'affichent sans se soucier des qu'en dira-t-on. Bravo à cette France en voie de disparition.

Emmanuel Macron n'est pas François Hollande : il n'a pas d'état d'âme et s'attaque à tout ce qui gangrène le bon fonctionnement de l'Etat. Y compris les tabous qu'on a peur de bousculer. Après avoir obtenu les pleins pouvoirs des électeurs français qui savent qu'après avoir renvoyé Nicolas Sarkozy et François Hollande, au bout de cinq années seulement, Emmanuel Macron est la dernière chance pour le pays : où ça passe ou ça casse. Pour l'heure, il avance sans qu'on puisse savoir s'il réussira ou non. L'armée n'est qu'un des multiples écueils dans la tâche titanesque qui attend le (très) jeune et ambitieux président.

Qu'on se rassure, Emmanuel Macron n'est pas Nicolas Sarkozy. Les Africains ne tarderont pas à le savoir et à s'en convaincre. Mais, c'est vrai qu'il va vite en besogne avec des déclarations à l'emporte-pièce, qui provoquent, parfois, de la gêne dans son propre camp. Est-ce une forme de jeunesse politique ? Après l'épopée des « kwassa-kwassa » avec les Comores, voici venu le problème « civilisationnel » de l'Afrique qui fait que ses femmes additionnent, facilement, 7 à 9 enfants qu'elles seraient incapables d'éduquer correctement. Si ces déclarations étaient à refaire, le grand chef de l'Elysée redirait-il, exactement, la même chose ? On en doute.

La chancelière allemande doit se demander si le jeune nouveau président français est, réellement, son allié, comme pouvaient l'être François Hollande et Nicolas Sarkozy. Alors qu'elle comptait, beaucoup, sur Emmanuel Macron, pour soutenir son Plan Marshall afin d'industrialiser (développer) l'Afrique, grâce, surtout, au secteur privé, elle va devoir changer de fusil d'épaule, en se trouvant d'autres partenaires financiers plus compréhensifs. Les Chinois par exemple ? Ce n'est pas pour déplaire au président français qui ne trouve pas l'idée de la chancelière séduisante dans la mesure où elle contribuerait un peu plus à supplanter la France en Afrique.

La question vaut son pesant d'or. Et quand Ali Bongo Ondimba déclarait dans une interview accordée à Afrique Education, dans la deuxième quinzaine d'août 2009, avant son élection : « Je ne suis pas le patriarche. Le patriarche était le patriarche », cette phrase prend, aujourd'hui, tout son sens au regard de l'évolution de la relation franco-gabonaise, qui n'est, vraiment, plus ce qu'elle était, avant l'atterrissage au Palais du Bord de Mer d'Ali Bongo Ondimba, en septembre 2009. Aujourd'hui, c'est une guerre ouverte entre Libreville et Paris, qui ne dit pas son nom, et qui ne se fait pas avec les canons ni les bazookas. Encore moins les orgues de Staline. Le documentaire diffusé par la télévision française, France 2, dans son émission, « Complément d'enquête » peut être assimilé à une déclaration de guerre car quand on veut détruire un chef d'Etat ou son régime, on ne fait pas autrement.

Concernant l'hypothèse de la dévaluation du F CFA-CEMAC (avancée ces dernières semaines), plusieurs questions se posent auxquelles il serait difficile d’apporter des réponses de façon, parfaitement, exacte parce que la science économique est un grand champ d’incertitude. La principale question est, cependant, de savoir si le F CFA-CEMAC a, vraiment, besoin d’être dévalué ?