France

Une vidéo mise en ligne par cinq Français, circule pour expliquer la survenance du coronavirus. Créé, semble-t-il, depuis 2003, dans un laboratoire chinois, en Chine, avec l'active coopération de la France, ce virus aurait, déjà, connu deux mutations (contrôlés par ses créateurs) en 2010 et en 2017. Selon cette vidéo en circulation, ce virus bien entretenu en laboratoire a été conçu à des fins industrielles : les bénéfices attendus devraient être partagés par ses deux concepteurs. Toujours selon nos cinq Français qui mettent cette histoire sur la place publique dans leur vidéo, le coronavirus a, déjà, un traitement, qui a été expérimenté avec succès sur des souris. Reste maintenant à le commercialiser à une large échelle, après avoir obtenu les autorisations nécessaires pour être administré à l'homme. C'est une grosse bataille commerciale car rien que le marché chinois (à vacciner) compte 1,5 milliard d'individus. Est-ce pour cela que l'Américain, Donald Trump, est entré dans le jeu en faussant toute cette orchestration ? Toujours est-il que depuis quelque temps, le président chinois, Xi Jinping, ne cesse de l'accuser d'être à l'origine de la grave situation qui a prévalu en Chine, et qui secoue le reste du monde, y compris, les Etats-Unis où on compte, déjà, plus de 100 morts provoqués par ce Covid-19. Comme quoi, la guerre commerciale n'a plus de limite, de nos jours, et, aujourd'hui, contrairement, à autrefois, tout le monde paie la note, pas seulement, les pays pauvres.

Le laboratoire français Sanofi s'est dit prêt à offrir aux autorités françaises des millions de doses de l'anti-paludique, Plaquenil, pouvant traiter potentiellement 300.000 malades, après des essais jugés "prometteurs" auprès de patients atteints du Covid-19. Il est grand temps que les chercheurs africains s'y mettent, aussi, et associent à leurs recherches, les spécialistes africains de la pharmacopée traditionnelle, ainsi que, les guérisseurs, qui, parfois, font des miracles dans des villages dans le plus grand secret.

Emmanuel Macron et son homologue camerounais Paul Biya ont échangé, dimanche, 1er mars, au téléphone, dit un communiqué de l'AFP, sur des informations délivrées par le service de presse de l'Elysée. Annoncé en fanfare au Salon de l'agriculture, le 22 février, par le président français, ce coup de téléphone avait, essentiellement, trait à la situation tendue dans le NOSO (Nord-Ouest et Sud-Ouest) du Cameroun, huit jours après des propos, particulièrement, insultants et paternalistes d'Emmanuel Macron à l'endroit de son homologue du Cameroun.

C'est le genre de comportement qui fait détourner les jeunes de la politique. Manuel Valls, l'ancien premier ministre français et ancien maire d'Evry, dans l'Essonne, l’homme aux deux nationalités, était parti en 2018 faire carrière en Espagne. Objectif : briguer la mairie de Barcelone, où sa liste, malgré le fait qu'il a épousé une riche héritière espagnole de cette contrée pour se faire adouber électoralement, n’arriva qu’en quatrième position, avec 13,20 % des voix. Une humiliation suprême ! Au lieu de maire, le voilà donc simple conseiller municipal, un poste qui n’est pas à la hauteur de ses compétences ni de ses ambitions. Il songerait, maintenant, à la présidence de la Catalogne. Mais, ici aussi, c’est loin d’être acquis ! Alors, il se rappelle au bon souvenir de la France, la mère patrie. Même pas honte ! Lui répond-on chez la République en marche (LAREM) où il dit être à la (totale) disposition d'Emmanuel Macron.

Grande figure de l'audiovisuel français et fervent défenseur de la francophonie (française), Hervé Bourges est mort, dimanche, 23 février, à l'âge de 86 ans, dans un hôpital parisien, au côté de son épouse. Journaliste de formation, il avait dirigé, pratiquement, tous les grands médias français publics : TF1, Antenne 2 et FR3, avant d'être désigné président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Il avait, aussi, dirigé RFI. Cependant, et on a tendance à l'oublier, Hervé Bourges lança sa très riche carrière grâce au Cameroun dont il dirigea, à partir de 1970, l'ESIJY (Ecole supérieure internationale de journalisme de Yaoundé) avant sa transformation en ESSTIC (Ecole supérieure des sciences et techniques de l'information et de la communication), vers les années 90. Il fut le tout premier directeur de l'ESIJY qui formait en journalistes les étudiants venus de toute l'Afrique noire francophone. Le Cameroun lui ayant permis de mettre le pied à l'étrier, il se vit confier la direction de l'ESJ de Lille en 1976 avant d'atterrir, plus tard, à TF1. C'est la raison pour laquelle il était très lié au Cameroun.

Les signaux d’un décrochage définitif s’accumulent pour le jeune président. Un peu à la façon d’un François Hollande, Emmanuel Macron se retrouve peu à peu lâché de toutes parts : sondages, opinion publique, partenaires sociaux, et même députés de la majorité : en trois ans, il a perdu 14 députés sur les 314 que comptait son parti, La République en Marche (LAREM). Sa majorité n'est pas encore en danger car il faut 289 députés pour faire passer un texte sans quémander les voix ailleurs. Mais, au rythme où les défections se font (trois départs rien que ces dix derniers jours), il y a lieu de craindre. Aujourd'hui, le jeune président tombe à moins de 25 % d’opinions favorables dans les sondages, comme François Hollande après trois ans de présidence. La défiance envers l'actuel locataire de l'Elysée est quasi unanime. Par rapport à son prédécesseur, elle se double d’une haine tenace, féroce. Car contrairement à Hollande, les Français se persuadent, massivement, d’une quadruple imposture. En effet, Macron, pour devenir président de la République, leur a menti. Il s'est présenté dans la peau d'une personne qu'il n'est pas. En colère, fortement, contre lui (on n'a qu'à voir les Gilets Jaunes et la multiplication des grèves dans tous les secteurs y compris chez les policiers), les Français vont le lui faire payer très (très) cher en avril-mai 2022.

Les ministres battus, lors des municipales des 15 et 22 mars, resteront en place et ne devront pas démissionner. Emmanuel Macron et Edouard Philippe refusent de tirer des leçons nationales d'un scrutin local, en s'appliquant la Doctrine Balladur, qui veut qu'un ministre qui se présente aux élections et qui les rate, démissionne, ipso facto du gouvernement. Depuis le gouvernement Balladur, en 1993-1995, tous les gouvernements ont appliqué cette règle non écrite. Aujourd'hui, elle est refusée par Macron et Philippe pour ne pas voir leur gouvernement vidé de la quasi-moitié de son effectif. C'est un signe qui ne trompe pas et qui montre que le pouvoir actuel devient impopulaire.

Le ministère des Armées a annoncé, dimanche, 2 février, que la France allait renforcer sa présence militaire dans la bande sahélo-saharienne avec 600 soldats supplémentaires, portant les effectifs de l’Opération Barkhane à 5 100 hommes. Cette mesure urgente afin de parer au plus pressé, doit permettre, aux autres pays européens, de renforcer le dispositif tout au long de cette année, et surtout, au Niger, au Burkina Faso et au Mali, de mettre la formation de leur armée dans la lutte contre le djihadisme au centre de leurs priorités, et cesser de baser leur stratégie de défense de leurs frontières sur le bon vouloir d'un pays ami (la France en l'occurrence) qui a ses propres problèmes à résoudre et ses priorités d'ordre national à assurer.

Alexandre Djouhri est le protagoniste clé de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Il est mis en examen pour corruption active et blanchiment.

A Christophe Boisbouvier de RFI, qui l’interrogeait, le 31 décembre 2019, sur le mécontentement et la colère des populations de l’Afrique francophone contre la France, Achille Mbembe répondit qu’il n’y avait pas de sentiment anti-français mais “une demande de décolonisation qui n’est pas dirigée contre la France”.

Alors qu'on s'attendait au lancement de l'Eco de la CEDEAO courant 2020, sous la présidence en exercice du président du Niger, Mahamadou Issoufou, pour ceux des pays qui auraient atteint les trois principaux critères de convergence (3% du taux d'inflation au plus, 70% du taux d'endettement publique, 10% au plus de taux d'inflation), le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, et son homologue français, Emmanuel Mcron, ont créé la surprise, le 21 décembre 2019, à Abidjan, en créant une autre monnaie du même nom, l'Eco, au sein de l'UEMOA, en remplacement du F CFA, et dont l'ambition était de s'étendre au reste des pays de la CEDEAO. Cette initiative unilatérale a été lancée sans concertation, mais, uniquement, pour les pays de l'UEMOA dont les membres sont la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Bénin, le Togo, le Niger, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Bissau. Cela dit, cette annonce semble pour le moins prématurée. Car quelques jours avant la sortie des présidents français et ivoirien sur le rattachement de l'Eco à l'euro par une parité fixe, leur homologue béninois, Patrice Talon, disait, exactement, le contraire, à savoir, que l'Eco (monnaie de la CEDEAO et non de l'UEMOA) serait rattaché à un panier de grandes monnaies dont l'euro, le dollar, le yen, la livre, le yuan, etc., et que d'importantes réserves de cette monnaie, seraient logées dans des banques centrales des pays concernés afin de faciliter les échanges des pays de la CEDEAO. Comme on pouvait s'attendre, l'initiative de Macron et Ouattara a été, unanimement, rejetée par les autres pays de la CEDEAO, non membres de l'UEMOA dont les ministres de Finances viennent de se réunir à Abuja. Ils ont demandé la convocation d'un sommet extraordinaire de la CEDEAO sur l'Eco afin de remettre les choses en place. Celui-ci devrait avoir lieu dans de brefs délais.

La ministre française des Armées, Florence Parly, se rendra au Sahel, dimanche, 19 janvier, accompagnée de trois de ses homologues européens, alors que Paris s'efforce d'attirer des partenaires pour contrer un djihadisme en pleine expansion dans la région.

On n'aura pas la réponse à cette question à l'issue du Sommet de Pau qui rassemble Emmanuel Macron et les cinq présidents du G5 Sahel. La question est cependant sur toutes les lèvres : La France, défiée par les djihadistes du Sahel, va-t-elle se résoudre vraiment à faire appel à des alliés (comme lors des première et deuxième guerres mondiales de 1914-1918 et 1939-1945) pour éradiquer la vermine djihadiste qui prospère au Sahel ? Quid de sa propre efficacité en tant que 5e armée la plus puissante du monde !

Mahamadou Issoufou, le président nigérien se rend, ce jour, à Pau, assister au Sommet France-G5 Sahel du 13 janvier, dans une position très inconfortable. Pour contourner les critiques dont elle fait l'objet, la France et son armée (Barkhane) font tout pour montrer que malgré les coups de gueule de leurs opinions publiques, les pays du G5 Sahel ne peuvent pas se passer d'elles. Ces trois derniers mois qui coïncident avec la montée des opinions des pays du Sahel contre le double-jeu de Barkhane, le Niger, le Mali et le Faso ont enregistré plus de 500 soldats tués, ce qui est beaucoup trop. Cette situation n'est pas neutre. Elle est une sorte de chantage d'un nouveau genre fait par Paris sur les pays du G5 Sahel. Ces derniers doivent le savoir et tenir bon car malgré cette situation qui leur est très défavorable, pour la première fois, l'opinion africaine (à la place des chefs d'Etat concernés) dit NON à la France et à son double jeu militaire dans le Sahel. C'est importantissime ! S'ils vont se coucher à Pau, le 13 janvier, devant le jeune président, les cinq chefs d'Etat du G5 Sahel (c'est certain) trouveront leurs opinions publiques sur leur chemin du retour. Avant ce Sommet de Pau, la France a tout fait pour humilier ses homologues du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et surtout, du Niger, Mahamadou Issoufou. Ce dernier porte sur ses épaules, les réformes ayant trait à la création de l'ECO au sein de la CEDEAO, ce qui irrite la France au plus haut point et son principal allié de la sous-région, l'Ivoirien Alassane Ouattara. Les présidents du G5 Sahel ne doivent pas avoir peur de poser des questions qui fâchent à Emmanuel Macron.
Face à cette inefficacité de l'armée française dans le Sahel, les présidents du G5 Sahel ne doivent pas avoir peur de prendre langue très officiellement avec le Russe, Vladimir Poutine, ni avec le Turc, Tayyip Recep Erdogan, et quelques autres, si l'intérêt de leur pays le leur commande. Et c'est le cas. le Centrafricain, Faustin Archange Touadéra, aurait perdu le pouvoir s'il n'avait pas eu l'intelligence de faire appel aux Russes pour sécuriser son régime. Le départ précipité de l'armée française du Centrafrique n'était qu'une manœuvre pour précipiter sa perte du pouvoir. Heureusement qu'il l'a vite compris. Il n'est pas encore totalement sorti d'affaire en ce sens que sa réélection l'année prochaine, n'est pas acquise. Toutefois, il pourra, au moins, terminer son mandat sans peur.

De l’Ivoirien, Nicolas Agbohou, au Camerounais, Martial Ze Belinga, en passant par le Sénégalais, Demba Moussa Dembélé, les économistes africains sont très critiques à l’égard de la déclaration faite par Emmanuel Macron sur le F CFA, à Abidjan, le 21 décembre 2019. Comparant les changements annoncés par le président français (départ de la France du Conseil d’administration de la Banque centrale des Etats de l’Afrique occidentale et retrait des réserves en devises du Trésor public français) à une vraie arnaque, ils estiment que la France, une fois de plus, vient de nous rouler dans la farine comme elle fit croire jadis à Meka qu’une décoration de pacotille faisait de lui l’ami des Blancs dans “Le Vieux Nègre et la médaille” de Ferdinand Oyono car la nouvelle monnaie, dont le nom, ECO, a été volé à la Communauté économique des Etats d’Afrique occidentale, sera toujours fabriquée à Chamalières (dans le Puy-de-Dôme) et contrôlée par la France.

Un millier de Maliens ont manifesté, vendredi, 10 janvier, à Bamako, pour réclamer le départ des troupes étrangères, en particulier, de la Force française Barkhane, à trois jours du Sommet, en France, destiné à "clarifier" les rôles dans la lutte contre le djihadisme au Sahel. On aurait tort de se focaliser sur le « millier de Maliens » qui aurait manifesté. Ici, c'est la force du symbole qui compte, et qui montre que les Maliens, en général (y compris ceux du Mali silencieux), ne sont pas d'accord avec la gestion de la lutte anti-terroriste au Mali, et plus généralement, dans le Sahel. Les griefs sont sur toutes les lèvres : sous prétexte d'aider le Mali à lutter contre les djihadistes, la France utilise son armée pour mieux s'installer (économiquement et politiquement) au Mali et dans cette sous-région, qui est convoitée par d'autres puissances comme la Chine, qu'on ne voit pas beaucoup (c'est vrai) maintenant où il faut y imposer la paix et la sécurité. Les vérités doivent se dire à Pau et si Ibrahim Boubacar Keita (IBK) et ses homologues du G5 Sahel se font les porte-paroles de leurs compatriotes sur cette présence de Barkhane, ils mettraient rapidement Emmanuel Macron en difficulté. Ce que veulent les Maliens dont un millier a manifesté vendredi, c'est de demander à la France d'intervenir comme la Russie est intervenue en Syrie. La Russie qui y entretient une base militaire, y signe aussi des contrats, mais, dans le cadre d'un processus transparent et admis par tous. Avec la France, il y a, toujours, des relents de néocolonialisme, qui viennent polluer ses meilleures intentions. C'est donc elle et son président, Emmanuel Macron, qui doivent changer après une « clarification » utile à Pau. Et non le contraire.

Le ballet diplomatique s’est accéléré après l’annonce par la Turquie d’envoi de troupes en soutien au Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, suscitant des craintes d’une « nouvelle Syrie ».

Le corps d’un enfant d’une dizaine d’années a été retrouvé ce mercredi, 8 janvier, dans le train d’atterrissage d’un avion d’Air France en provenance d’Abidjan qui venait de se poser à Roissy-Charles-de-Gaulle.

En date du 12 novembre 1958, le ministre de la France d'Outre-Mer, Yvon Bourge, par l'entremise de son gouverneur général de l'Afrique équatoriale française, avait adressé une note faisant état de « Conseils d'un colon à ses successeurs avant son départ pour la France ». C'était la conduite à tenir aux côtés des nègres afin de garder la suprématie blanche et toujours cultiver la peur du blanc chez le noir. Un conditionnement qui permet à la France de conserver intacte son influence sur ses anciennes colonies africaines devenues ...indépendantes. Ces conseils donnés en 1958 sont toujours (fondamentalement) de rigueur en ce début 2020 avec quelques nuances cependant.

Emmanuel Macron a estimé, dimanche, 22 décembre, à Niamey, que la lutte armée contre les groupes djihadistes au Sahel était à “un tournant” nécessitant une clarification des objectifs militaires et politiques de la mission engagée par la France en 2013 avec l’Opération Serval, puis, Barkhane. Clarification ? Il le faut des deux côtés car la France n'est pas exempte de tout reproche : son armée (la 5e plus forte du monde) n'arrive pas à se mettre à la hauteur des affreux djihadistes qui tuent, violent et pillent, impunément, dans le Sahel, depuis que l'intervention occidentale en Libye l'a déstabilisée, laissant fuir dans la nature, des milliers de djihadistes que Kadhafi confinait de force dans des casernes pour les rendre inoffensifs. En exigeant la clarification de ses cinq homologues du G5 Sahel, il faut bien que le jeune président français commence par le commencement avant de critiquer les peuples africains d'avoir adopté des comportements « anti-français ». Car avant lui, il y a eu François Hollande (2012-2017) et surtout, Nicolas Sarkozy (2007-2012) qui est à l'origine de la grave situation qui prévaut aujourd'hui au Sahel. C'est l'Afrique qui est en position de demander des comptes à la France et non le contraire.