France

Menacée d’expulsion, une jeune Ivoirienne de 10 ans, scolarisée en Seine-et-Marne (région parisienne), peut compter depuis quelques jours sur le soutien et la mobilisation de plusieurs personnalités. L’eurodéputé de « Place Publique », Raphaël Glucksmann, a lancé, le 31 octobre dernier, une pétition, qui a, déjà, atteint les 120 000 signatures. Cela a fait bouger le préfet de Paris.

Aveu d'échec ! On l'avait, déjà, constaté avec la difficulté de mettre sur pied le G5 Sahel (qui peine à rassembler les financements), mais aussi, avec des attaques répétées et cruelles des djihadistes dans les pays du Sahel où se trouvent d'importantes forces françaises, en l'occurrence, Barkhane. Il fallait juste le reconnaître publiquement, ce que vient de faire la ministre française des Armées, Florence Parly, qui a dit ce mardi, 5 novembre, au président, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), la volonté de Paris de renforcer le soutien aux forces maliennes grâce à ses alliés européens, dans le difficile combat contre les djihadistes. C'est vrai que les djihadistes qui déstabilisent le Sahel viennent, en majorité, de la Libye à la suite de l'assassinat de Kadhafi. Mais, il est intolérable que 69 ans après les indépendances, le Mali ne dispose pas, encore, d'une armée digne de ce nom. IBK est (quand même) en place depuis 2013. On n'a pas vu ce qu'il a fait pour doter son pays d'une armée solide capable de défendre les frontières du Mali. Son réflexe quand il y a un massacre perpétré par des djihadistes, c'est de regarder du côté d'Emmanuel Macron. Son Père Noël ? C'est vrai que le jeune président est comptable de cette situation (via la responsabilité de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, l'homme par qui tout ce désordre est arrivé) mais, le président français n'est nullement responsable du choix du président malien de ne pas bâtir une bonne armée capable de combattre les djihadistes.

L'élection présidentielle en France, c'est en 2022. Encore loin ? Que non ! D'autant qu'il paraît que c'est maintenant qu'elle se gagne. Il paraît, aussi, que le futur président que choisiront les Français, sera celui-là qui les aura convaincus le plus sur les questions de migrations, non pas, parce que l'immigration est la principale préoccupation des Français (le chômage et les questions de sécurité viennent en pole position dans les sondages), mais, parce que ce sujet très défendu à droite et à l'extrême-droite, est celui qui ferait plancher la balance lors de l'élection présidentielle prochaine. Du coup, tout le monde s'y est mis (à droite) et le gouvernement dont le grand-chef, Emmanuel Macron, rêve de croiser le fer une nouvelle fois, au deuxième tour, Marine Le Pen, pour gagner l'élection en dormant (presque) s'y est, aussi, mis. D'où le durcissement des lois sur l'immigration et l'instauration des quotas. Mais, juste un rappel : les Africains ne viennent pas, dans leur grande majorité, en France parce qu'ils en ont envie, mais, parce qu'ils fuient la misère, la pauvreté, et l'absence de perspectives dans leur pays, toutes choses créées par l'étau coercitif que les dirigeants successifs de l'Etat français, exercent sur ceux d'Afrique francophone. On appelle cela, la Françafrique, dont les Africains demandent la fin, mais, que l'actuel président, surnommé, en France, « le président des TRES riches », a décidé de perpétuer afin de satisfaire ses amis du CAC 40, de Wall Street et de la City. D'où la question de savoir si on peut lutter, efficacement, contre l'immigration en France sans mettre fin à la Françafrique ? La droite et l'extrême-droite devraient se pencher sur cette question.

Le moins que l’on puisse affirmer est que Nathalie Yamb n’y est pas allée avec le dos de la cuillère lors de sa prise de parole à Sotchi (Russie), le 24 octobre 2019. Tantôt demandant la fin du F CFA, qui ne garantit pas d’autre stabilité que celle “de la mauvaise gouvernance, de la pauvreté et de la corruption”, tantôt stigmatisant “les accords de défense bidon qui ne servent qu’à permettre le pillage de nos ressources, l’entretien de rébellions, l’entraînement de terroristes et le maintien de dictateurs à la tête de nos Etats”, tantôt, décrivant la France comme un pays “qui avance sans bouger, en portant des masques et qui considère toujours le continent africain comme sa propriété”, la conseillère exécutive de Mamadou Koulibaly n’a pas eu de mots assez durs pour attaquer la politique française en Afrique.

Très mal parti avant, pendant et après l'élection présidentielle d'octobre 2018, le président du Cameroun, Paul Biya, peut s'enorgueillir, aujourd'hui, d'avoir retrouvé le soutien diplomatique et politique de la France, qui lui manquait dans les épineux dossiers qui affectent la paix au Cameroun depuis plusieurs années, notamment, la crise anglophone.

Un militaire français a été tué au Mali par un engin explosif. Il s'agit du brigadier, Ronan Pointeau, du 1er régiment de spahis de Valence, qui est mort "après le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", écrit la présidence de la République dans un communiqué.

En 1879, la ville de Paris a eu un maire noir, dénommé Severiano de Heredia. Son parcours a été retracé par l’historien, Paul Estrade, en 2011, dans un livre passé quasiment inaperçu à l’époque. Explications. A l’heure des débats récurrents sur la diversité et l’immigration, l’histoire de Severiano de Heredia est, particulièrement, intéressante. Tout comme son occultation par la mémoire collective nationale. A cet égard, c’est tout à l’honneur de l’historien Paul Estrade, professeur émérite de l’université de Paris VIII – Saint-Denis, d’exhumer de l’oubli volontaire ou pas, le parcours de cet homme politique français.

Les deux fillettes camerounaises, reliées par l’abdomen, seront opérées aux Hospices civils de Lyon, au lendemain de leur premier anniversaire, le 7 novembre prochain.

Il s'agit d'un sondage à mi-mandat, qui montre que l'image du président de la République est, fortement, dégradée. De quoi aiguiser des appétits de potentiels concurrents qui pourraient se révéler au lendemain des élections locales en 2020.

Jean-Yves Le Drian vient d'effectuer un séjour de 48 heures au Cameroun où il a pu rencontrer le président, Paul Biya. Invité depuis avril au Sommet Russie-Afrique, à Sotchi, par Vladimir Poutine, le président camerounais y a, finalement, dépêché son chef de la diplomatie, Lejeune Mbella Mbella, préférant rester à Yaoundé pour recevoir le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

La justice française lance un mandat d'arrêt international contre Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l'Etat islamique (EI ou Daesh). Son ancien porte-parole présumé mort, Abou Mohamed al-Adnani, est, également, visé par un mandat d'arrêt international pour «direction ou organisation d'association de malfaiteurs terroriste criminelle».

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, était à Bagdad, jeudi, 17 octobre, pour discuter du possible transfert en Irak, des djihadistes étrangers (où on compte plusieurs dizaines de Français) détenus par les Kurdes en Syrie. Il n’a pas réussi à négocier un accord global, Bagdad n’étant prêt à reprendre que les combattants d’origine irakienne. La France, elle, redoute le retour des djihadistes français en France où ils pourraient organiser des attentats.

Le Prix Nobel d'économie a été attribué, lundi, 14 octobre, à la Franco-Américaine, Esther Duflo, et aux Américains, Abhijit Banerjee et Michael Kremer, pour leurs travaux sur la réduction de la pauvreté dans le monde. Un vaste sujet de préoccupation dans le tiers-monde ! Mais les travaux couronnés aideront-ils, réellement, à la réduction de la pauvreté dans les pays concernés ou s'agit-il d'une simple pure théorie ?

L'ancien banquier d'affaires de l'Elysée pour qui un « centime est un centime » et son premier ministre, qui, contre vents et marées, entendaient faire appliquer cette fâcheuse disposition de l'augmentation vertigineuse des droits universitaires pour les étudiants non-européens, dont la conséquence immédiate, était l'éloignement encore plus de l'université française de l'attractivité internationale, en ont eu pour leur grade. Les Sages du Conseil constitutionnel leur ont dit « Niet » ! Le principe de la gratuité de l'enseignement supérieur en France doit être maintenu pour assurer l'égalité de tous à faire des études supérieures. Bien fait pour l'exécutif qui est pourfendé depuis plus d'un an par les Gilets Jaunes de (toujours) prendre chez les petits et les moins nantis pour accroître (toujours et toujours) la fortune des plus riches.

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme va tenter, jeudi, 10 octobre, de collecter 14 milliards de dollars, à Lyon, en France, pour financer ses actions. C'est un objectif à atteindre pour venir à bout de ces épidémies d'ici à 2030.

Lundi, 30 septembre, était l'apothéose marquant les obsèques de l'ancien président français, Jacques Chirac. Déjà, la veille, des milliers d'anonymes lui avaient rendu un hommage à l'Esplanade des Invalides, à Paris, jusque tard dans la nuit. Ce lundi, midi, l'église de Saint-Sulpice avec ses 2.000 places assises, s'est avérée trop petite pour contenir tous ceux qui voulaient lui dire adieu. Même si l'extérieur de la cathédrale a été, spécialement, aménagé pour contenu beaucoup de monde, les Français, de manière générale, ont préféré suivre cette cérémonie religieuse à la télévision.

La cérémonie d'hommage à Jacques Chirac, décédé, le 26 septembre, aura lieu, lundi, 30 septembre, à Paris, suivie d'une inhumation, dans l'après-midi, en cercle privé restreint, au cimetière de Montparnasse. Si une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement, a, d'ores et déjà, annoncé sa présence, côté Afrique, les présidents du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, grand « ami personnel » de l'illustre défunt, et du Togo, Faure Gnassingbé, assisteront bien à ces obsèques.

“ Chirac, grand humaniste ; Chirac, sincère défenseur de l’Afrique " ! Si de tels qualificatifs étaient sortis de la bouche de ceux qui, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, ont éventré des femmes enceintes et ôté la vie à des centaines d’Ivoiriens dont Me Emile Boga Doudou, le général, Robert Gueï, et une soixantaine de gendarmes désarmés, on aurait trouvé cela un peu “normal” puisque c’est la France, dirigée à l’époque par le criminel et colon Chirac, qui avait armé et soutenu ces voyous et incultes pompeusement baptisés “Forces nouvelles”, avant d’exiger qu’ils soient nommés ministres comme si George W. Bush pouvait demander au même Chirac d’octroyer des portefeuilles ministériels aux assassins du préfet Claude Erignac.

La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Lyon a maintenu les poursuites engagées contre un ancien espion suspecté d'avoir voulu tuer un opposant congolais en France. Le procès aura donc lieu, ce qui permettra, peut-être, à Ferdinand Mbaou de savoir si oui ou non, le président, Denis Sassou-Nguesso, est le commanditaire de cet assassinat raté.

C'est une histoire rigoureusement personnelle que le décès de l'ancien président français, Jacques Chirac, me permet de vous livrer aujourd'hui. Nous sommes en avril 2002. Comme tous les deux à quatre mois, je me rends à Lomé pour échanger avec le Sage de l'Afrique. L'exercice se répète depuis longtemps et je suis considéré comme un familier du président. Tous les quinze jours, il lit le bimensuel Afrique Education que se charge de lui faire parvenir son excellence, Tchao Sotou Berre, l'ambassadeur du Togo en France. Ce mois d'avril 2002, comme tous les trimestres, le bimensuel Afrique Education produit un numéro double qui couvre tout le mois.