France

C'est une histoire rigoureusement personnelle que le décès de l'ancien président français, Jacques Chirac, me permet de vous livrer aujourd'hui. Nous sommes en avril 2002. Comme tous les deux à quatre mois, je me rends à Lomé pour échanger avec le Sage de l'Afrique. L'exercice se répète depuis longtemps et je suis considéré comme un familier du président. Tous les quinze jours, il lit le bimensuel Afrique Education que se charge de lui faire parvenir son excellence, Tchao Sotou Berre, l'ambassadeur du Togo en France. Ce mois d'avril 2002, comme tous les trimestres, le bimensuel Afrique Education produit un numéro double qui couvre tout le mois.

Jacques Chirac est mort. Sa famille l'a annoncé, ce jeudi, 26 septembre, matin, à l'Agence France Presse. "Le président Jacques Chirac s'est éteint ce matin au milieu des siens. Paisiblement", a déclaré son gendre, Frédéric Salat-Baroux, époux de Claude Chirac. Une rumeur vite démentie l'avait déjà annoncé pour mort, mardi, 24 septembre. Aujourd'hui, c'est la famille, elle-même, qui confirme son décès.

« L'autopsie d'un Etat totalitaire : Crimes d'un génocidaire Sassou Nguesso, Accusé, Répondez ! » est disponible depuis ce vendredi, 6 septembre, en France. Un pavé de 486 pages signé Me Maurice Massengo-Tiassé, docteur d'Etat en droit, vice-président de la Commission nationale des droits de l'homme du Congo, actuellement, en exil involontaire en France. Sans jeu de mots, l'ouvrage est un réquisitoire tel qu'on n'en a plus vu depuis l'ère de feu le maréchal, Mobutu Sese Seko (ex-Zaïre actuelle République démocratique du Congo) et de feu le général, Idi Amin Dada (Ouganda).

Ces Africains sont, pour la plupart, inconnus du grand public, ce qui est une bonne chose. Car ceux dont les noms sont connus ont, déjà, fait quoi pour l'Afrique ? C'est donc avec optimisme et curiosité qu'on suivra, avec intérêt, la toute première édition de la Conférence internationale pour Plus d'engagements pour l'Afrique, en sigle CIPEA. Cet événement marquera, aussi, le lancement officiel de la dynamique #KIMIA à qui on souhaite Bonne Chance.

C'est Neymar, lui-même, qui a pris cette décision, après une dernière concertation avec Lionel Messi, avec qui il était resté, quotidiennement, en contact, sur ce dossier. C'est ce dernier qui, contre toute attente, avait demandé à la direction de son club de le faire revenir au FC Barcelone. Objectif : gagner le prochain championnat européen, après une élimination humiliante par Liverpool (3-0 ; 0-4), en demie finale, en avril dernier. Pris de court (les dirigeants du FC Barcelone) voulant, néanmoins, à tout prix satisfaire Messi (qui leur promettait la victoire en mai 2020), se sont mis en quatre pour trouver une solution à ce transfert. Seule difficulté : quelques semaines auparavant, le Français, Antoine Griezmann, qui venait de quitter l'Athletico de Madrid, a coûté 120 millions d'euros au club catalan dont une partie en emprunt. En Espagne, les clubs sont plafonnés au niveau des dettes qu'ils peuvent contracter. Quand un club sort de ce cadre réglementaire, non seulement, c'est la destitution assurée pour toute la direction du club, mais, c'est la prison assurée pour une partie de celle-ci. FC Barcelone a, donc, finalement, été coincé par les question d'argent, le PSG des Qataris ne voulant rien entendre. Avec raison. Car que vaut vraiment le PSG sur le plan européen sans (son) Neymar ?

Le chef de cabinet du président brésilien a conseillé à Emmanuel Macron de s'occuper "de sa maison et de ses colonies". ...D'Afrique.

Une ressortissante gabonaise de 49 ans a été découverte à son domicile de Pessan (Gers) tuée d'une balle au côté du cadavre de son époux octogénaire dans ce qui apparaît comme un «féminicide suivi d'un suicide», a indiqué, mercredi, 21 août, le parquet d'Auch.

Le jeune président français est passé maître dans l'organisation des petits événements dans les grands. Le 11 juillet, il a, officiellement, invité le président du Ghana, Nana Akufo Addo, pour parler coopération bilatérale entre les deux pays, mais, surtout, pour dialoguer en direct avec la diaspora africaine et des ultra-marins. Mais, au fond, le déjeuner en tête à tête qu'il avait organisé en son honneur, devait permettre aux deux hommes d'Etat de parler de la création de la monnaie ECO en remplacement du F CFA, en zone CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale). Le président du Ghana et son homologue du Niger, Mahamadou Issoufou, sont les deux chefs d'Etat mandatés par la CEDEAO pour mener ce processus de la mise en place de l'ECO, à terme, courant 2020. Cette invitation de Nana Akufo Addo, à l'Elysée, avait été précédée de quelques jours, par un passage du président ivoirien, Alassane Ouattara.
Ce jeudi, 15 août, un autre tête à tête entre Alassane Ouattara et Emmanuel Macron leur permettra de remettre ce sujet sur la table, le président ivoirien, grand fervent du maintien du F CFA, « une excellente monnaie (selon lui) qui donne entièrement satisfaction à nos économies », n'ayant pas abdiqué malgré la décision des chefs d'Etat de la CEDEAO réunis, le 29 juin, à Abuja, au Nigeria, de lancer la monnaie de la CEDEAO (l'ECO) en 2020.

Alpha Condé, le chef de l'Etat guinéen, lui-même, ancien enseignant d'universités de la région parisienne, suit cette affaire de très près, en contact direct avec les autorités françaises. Il faut dire qu'il y en a marre de ces cas de racisme, qui, parce que banalisés, se déroulent, désormais, au vu et au su de tous, sans honte des qu'en dira-t-on. Si tel n'était pas le cas, le jeune enseignant-chercheur guinéen, Mamadou Barry, n'aurait jamais (jamais) été attaqué par quelqu'un qu'il ne connaissait même pas. Il faut faire très attention aux réflexes d'auto-défense et éviter la loi du Talion, en convoquant la réaffirmation des lois républicaines et du vivre-ensemble sans lesquelles, la France deviendrait une Jungle en miniature car, il ne faut pas se le cacher, la montée vertigineuse de l'extrême-droite montre que le danger est là.

Le professeur, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, a effectué une visite de travail en France, du 23 au 24 juillet 2019, à l’invitation de son homologue, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française. Si cette rencontre relève de tout ce qu'il y a de classique, les deux ministres ont mis les pieds dans le plat en mettant l'accent sur ce qui ne va pas, notamment, sur le plan multilatéral.

Contrairement à ce qu'on peut penser, notamment, au sein de la diaspora comorienne et dans certains milieux français proches de l'Elysée, c'est le président de la très petite République des Comores, Azali Assoumani, qui mène le jeu dans la relation avec sa très puissante partenaire, la France, d'Emmanuel Macron. Ce dernier peut bomber le torse (comme c'était le cas lundi 22 juillet chez lui à l'Elysée) devant la presse, mais, c'est son invité, le colonel, Azali Assoumani, qui donne le véritable ton à leur relation bilatérale.

Candidat à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron avait, fortement, condamné les crimes coloniaux, « crimes contre l'humanité » comme il les avait qualifiés, et appelé à leurs réparations. Deux années après son entrée en fonction, les pays africains commencent à poser des actes qui l'interpellent, alors qu'il semble avoir oublié cette promesse de campagne. Têtes de pont de cette nouvelle vague de pays contestataires, l'Algérie et la Tunisie, en attendant, certainement, d'autres, se rappellent à son bon souvenir.

L’homme d’affaire franco-libanais, Ziad Takieddine, a fait savoir, lundi, 15 juillet, qu’il maintenait sa version dans le dossier du financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, après la publication par le Journal du Dimanche d’articles alimentant la thèse d’une machination contre l’ancien chef de l’Etat.

Le président français respecte (et craint) la démocratie ghanéenne et l'indépendance d'esprit des Ghanéens. Il s'en était rendu compte lors de son voyage en novembre 2017 à Accra. En visite officielle en France, le président du Ghana a déjeuné ce midi avec son homologue français. La France connaissant suivre ses intérêts, surtout, quand ceux-ci sont menacés, il s'agira, surtout, de la question du F CFA à l'heure où cette monnaie va être abandonnée, à partir de 2020, au profit de l'ECO, nom de la monnaie choisie par les chefs d'Etat de la CEDEAO, réunis à Abuja, au Nigeria, le 29 juin 2019.

Des missiles de l'armée française découverts sur une base pro-Haftar près de Tripoli. La France a admis, mercredi, 10 juillet, que les missiles découverts dans un QG du maréchal, Khalifa Haftar, près de Tripoli lui appartenaient, tout en réfutant les lui avoir fournis, ce qui risque de relancer les accusations de parti pris français à l'égard de l'homme fort de l'Est libyen.

L'Assemblée nationale française a approuvé, largement, ce mardi, 9 juillet, la proposition de loi LREM (La République en marche, parti fondé par Emmanuel Macron) de lutte contre la haine sur internet, qui contraint les plateformes à agir malgré leurs réticences contre le racisme, l'antisémitisme et tout ce qui est haine envers l'autre. C'est une première en France, qui est loin de plaire à ceux qui en faisaient leur élément de défoulement sur internet et les réseaux sociaux. Maintenant, ils réfléchiront avant de poster n'importe quel contenu haineux. Comme quoi, la République est vraiment en marche.

La fessée va-t-elle être interdite pour de bon en France ? Le parlement doit adopter, définitivement, mardi, 2 juillet, par un ultime vote du Sénat, une proposition de loi, déjà, votée par l'Assemblée nationale visant à interdire les "violences éducatives ordinaires". Il s'agit d'inscrire dans le Code civil, à l'article lu à la mairie lors des mariages, que "l'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques". On est à des années lumière avec le type d'éducation qui a cours en Afrique où la chicotte (la fessée) fait partie intégrante du corpus qui fait d'un enfant un futur adulte responsable dans son environnement.

La France et l'Allemagne ont dénoncé, dimanche, 30 juin, l'attitude de l'Italie, qui a, vivement, réagi, après l'arrestation de Carola Rackete, la jeune capitaine du navire humanitaire, Sea-Watch, qui a accosté de force, à Lampedusa, pour débarquer 40 migrants secourus deux semaines plus tôt. Parallèlement, un mouvement de soutien à travers l'Europe a, déjà, permis de récolter plus d'un million d'euros pour financer les frais de justice de la jeune femme et la poursuite des opérations de secours de l'ONG.

Les élections au Togo donnent, rarement, de l'ennui. Elles constituent, généralement, des moments de vie inoubliables pendant lesquels on peut, facilement, mettre entre parenthèses ses soucis personnels pour laisser place aux rêves que distillent avec grande intelligence les différents candidats. La chance d'Unir (Union pour la République), c'est son héritage, des acquis du défunt RPT (Rassemblement du peuple togolais), qui était un expert hors pair en matière d'animation électorale. Le dernier meeting dans le commune d'Agoè-Nyivé 1 n'a pas échappé à la règle.

Un style vif, des chapitres courts, pour relater trente ans de sa vie politique. Passions, qui sort, jeudi, 27 juin, et est tiré à 200 000 exemplaires, est à l’image de Nicolas Sarkozy. On y retrouve un ton percutant, qui ne s’embarrasse pas de périphrases, des anecdotes piquantes et drôles et in fine un témoignage très éclairant sur l’histoire intime et humaine de la droite au cours de ces dernières années.