France

Les Français savaient que le F CFA est une monnaie impopulaire. Mais, ils ignoraient jusqu'à quel niveau elle l'était. Après l'emprisonnement (arbitraire) du panafricaniste, Kemi Seba, à Dakar, à la demande de la très néo-coloniale BCEAO, et sa remise rapide en liberté après la levée générale de bouclier, ils se rendent, aujourd'hui, compte que le F CFA est, tout simplement, vomi car les peuples africains n'en veulent plus. Que les chefs d'Etat comme l'Ivoirien, Alassane Ouattara, ou le Sénégalais, Macky Sall, continuent de le soutenir contre la volonté de la grande majorité des Ivoiriens et des Sénégalais, est une réalité qui en désole plus d'un en Afrique. Mais, ajoutons que ces deux dirigeants sont, strictement, minoritaires, dans cette position. Si Emmanuel Macron avait des doutes sur le crédit du F CFA en Afrique, il doit, maintenant, se rendre à l'évidence : qu'il retire, tout simplement, sa monnaie coloniale de la circulation en Afrique Zone Franc.

Personne ne peut dire que le nouveau locataire de l'Elysée est immobile. Après avoir quitté le gouvernement de François Hollande parce qu'il n'allait pas assez loin dans les réformes, en cherchant, toujours, à ménager la chèvre et le choux, Emmanuel Macron doit, montrer, maintenant, qu'il est aux commandes de l'Etat, que, lui fait ce qu'il dit et dit ce qu'il fait. Sauf que, comme le général de Gaulle aimait à le souligner, « la volonté seule ne suffit pas », encore faut-il en avoir la capacité. Les critiques s'abattent, de toutes parts, sur le jeune président français. Qui de son côté veut faire bouger la France. Les solutions aux multiples problèmes, il les cherche, partout, y compris, avec la torche. Il en est de l'immigration, ce serpent des mers, qui n'est que la conséquence (directe) du système colonial et néocolonial de la France, en Afrique. Certains parlent de Françafrique. Macron convoque, lundi, 28 août, un mini-Sommet, à l'Elysée, pour en parler. Un énième Sommet, pour (certainement) tourner en rond. Car le problème essentiel de l'Afrique (et dont de l'immigration) est dans la malgouvernance que la France protège (précieusement) en Afrique car c'est elle qui fait, en partie, son rayonnement à l'international.

La CORED (Coalition de l'opposition pour la restauration d'un Etat démocratique en Guinée équatoriale) risque de faire parler d'elle, dans les mois qui viennent. Selon certaines rumeurs, elle pourrait jouer le même rôle qui fut astreint au défunt Conseil national de transition (CNT) libyen, autour duquel les Occidentaux organisèrent la descente en enfer du colonel Kadhafi et son régime. En Guinée équatoriale, le président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, que Paris est loin de porter dans son cœur, risque d'être mangé dans la même sauce.

C'est un article du quotidien, Washington Times, du 8 août, qui l'affirme : « Hillary Clinton veut être un chef spirituel », prétend son pasteur, le révérend Bill Shillady. Après avoir trempé avec le président français, Nicolas Sarkozy, dans l'assassinat du guide libyen, Mu'ammar al Kadhafi, c'est, plutôt, une bonne nouvelle sous forme de repentance, ce beau dimanche, 13 août 2017. Qui l'eût cru ?

C'est il y a deux jours (selon sa propre déclaration) que Neymar a pris sa décision de quitter le FC Barcelone. Il a demandé à parler à son entraîneur, qui en a pris acte. Il en a informé, par la suite, ses coéquipiers qui lui ont souhaité « Bonne chance ». Neymar affirme avoir gardé de très bons souvenirs à Barcelone et ne pense que du bien de ce club en venant à Paris.

Au moment où la chancelière, Angela Merkel, essaie de lancer un Plan Marshall pour favoriser le développement de l'Afrique et stopper les flux d'immigrés africains qui convergent vers l'Europe, le président français, Emmanuel Macron, a fait part de sa propre lecture de ce qui bloquait le développement de ce continent, à savoir, un problème « civilisationnel » avec des femmes qui comptent de 7 à 8 enfants, ce qui ne peut favoriser aucun développement malgré les « milliards » versés. Au moment où le ciel commençait à s'abattre sur la petite tête de Macron, à cause de ses propos désobligeants, certains parlementaires ouest-africains emmenés par le président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso, Salif Diallo, ont cautionné le discours de Macron en soutenant l'instauration du planning familial pour limiter le nombre d'enfants à 3 par femme en Afrique de l'Ouest. Voilà comment le discours du président français a été légitimé par les parlementaires ouest-africains sur un continent qui a tout intérêt à faire des enfants, en grand nombre, car il y a de l'espace, un sous-sol riche, et que la population est une donnée économique de taille (cas de la Chine, de l'Inde et du Nigeria) et que ce n'est pas parce qu'en Europe, les hommes épousent les hommes, les femmes épousent les femmes, et par conséquent, tournent le dos à la procréation, ce qui sous-peuple ce continent, qu'on doit imposer cette « civilisation » à l'Afrique.

La Ligue de football professionnel espagnole avait rejeté, ce matin, le paiement de la clause libératoire de la star brésilienne. Mais ce soir, elle est revenue à de meilleurs sentiments. Après que le FC Barcelone eut accepté le chèque de 222 millions d'euros. Selon toute vraisemblance, l'arrivée de la star brésilienne est imminente à Paris. Mais, il a d'ores et déjà signé son contrat au PSG depuis l'Espagne, ce soir même. Dès son arrivée à Paris, ce soir ou demain, il sera présenté aux supporteurs. Feuilleton clos. Le championnat français compte, désormais, le troisième meilleur joueur du monde, après Messi et Ronaldo, tous joueurs en Espagne.

A peine arrivé à l'Elysée, Emmanuel Macron a trouvé des « amis » qui n'ont pas pris de gant pour s'imposer à lui. Quand on décide de gouverner un pays comme la France, doit-on, absolument, avoir les mains sales ou tremper dans les combines des dictateurs africains ? Après que Déby eut menacé de retirer, unilatéralement, le contingent tchadien du Sahel, le jeune président français a pris peur, et l'a reçu, en grandes pompes, à l'Elysée, une semaine, seulement, après le Sommet du G5, le 2 juillet, à Bamako : accolades, embrassades, tapes sur les joues, main dans la main, le général-tortionnaire du Tchad au pouvoir depuis 26 ans (sans jamais avoir gagné une élection), aux anges, a dû se dire, intérieurement : autant c'était un peu dur (au départ) de se mettre Hollande dans la poche, autant Macron s'est, littéralement, couché avant que je lui demande de se relever.

Voilà enfin un bon diplomate (français). Pas parce qu'il pleure à l'idée de quitter son poste, mais, parce qu'il aimait, réellement, son travail au Togo qu'il va devoir abandonner. C'est cela l'amour et l'attachement à un pays qu'on a servi pendant trois ans. Honneur à Marc Fonbaustier, ambassadeur de France, en fin de mission au Togo, qui n'a pas caché, les larmes aux yeux, qu'il était mécontent de laisser ce pays qu'il a appris à aimer de toutes ses forces pendant sa mission. Ils ne sont plus nombreux, ce genre d'ambassadeurs de France en Afrique, qui donnent, encore, une certaine place, à l'amour, aux sentiments, et l'affichent sans se soucier des qu'en dira-t-on. Bravo à cette France en voie de disparition.

Emmanuel Macron n'est pas François Hollande : il n'a pas d'état d'âme et s'attaque à tout ce qui gangrène le bon fonctionnement de l'Etat. Y compris les tabous qu'on a peur de bousculer. Après avoir obtenu les pleins pouvoirs des électeurs français qui savent qu'après avoir renvoyé Nicolas Sarkozy et François Hollande, au bout de cinq années seulement, Emmanuel Macron est la dernière chance pour le pays : où ça passe ou ça casse. Pour l'heure, il avance sans qu'on puisse savoir s'il réussira ou non. L'armée n'est qu'un des multiples écueils dans la tâche titanesque qui attend le (très) jeune et ambitieux président.

Qu'on se rassure, Emmanuel Macron n'est pas Nicolas Sarkozy. Les Africains ne tarderont pas à le savoir et à s'en convaincre. Mais, c'est vrai qu'il va vite en besogne avec des déclarations à l'emporte-pièce, qui provoquent, parfois, de la gêne dans son propre camp. Est-ce une forme de jeunesse politique ? Après l'épopée des « kwassa-kwassa » avec les Comores, voici venu le problème « civilisationnel » de l'Afrique qui fait que ses femmes additionnent, facilement, 7 à 9 enfants qu'elles seraient incapables d'éduquer correctement. Si ces déclarations étaient à refaire, le grand chef de l'Elysée redirait-il, exactement, la même chose ? On en doute.

La chancelière allemande doit se demander si le jeune nouveau président français est, réellement, son allié, comme pouvaient l'être François Hollande et Nicolas Sarkozy. Alors qu'elle comptait, beaucoup, sur Emmanuel Macron, pour soutenir son Plan Marshall afin d'industrialiser (développer) l'Afrique, grâce, surtout, au secteur privé, elle va devoir changer de fusil d'épaule, en se trouvant d'autres partenaires financiers plus compréhensifs. Les Chinois par exemple ? Ce n'est pas pour déplaire au président français qui ne trouve pas l'idée de la chancelière séduisante dans la mesure où elle contribuerait un peu plus à supplanter la France en Afrique.

La question vaut son pesant d'or. Et quand Ali Bongo Ondimba déclarait dans une interview accordée à Afrique Education, dans la deuxième quinzaine d'août 2009, avant son élection : « Je ne suis pas le patriarche. Le patriarche était le patriarche », cette phrase prend, aujourd'hui, tout son sens au regard de l'évolution de la relation franco-gabonaise, qui n'est, vraiment, plus ce qu'elle était, avant l'atterrissage au Palais du Bord de Mer d'Ali Bongo Ondimba, en septembre 2009. Aujourd'hui, c'est une guerre ouverte entre Libreville et Paris, qui ne dit pas son nom, et qui ne se fait pas avec les canons ni les bazookas. Encore moins les orgues de Staline. Le documentaire diffusé par la télévision française, France 2, dans son émission, « Complément d'enquête » peut être assimilé à une déclaration de guerre car quand on veut détruire un chef d'Etat ou son régime, on ne fait pas autrement.

Concernant l'hypothèse de la dévaluation du F CFA-CEMAC (avancée ces dernières semaines), plusieurs questions se posent auxquelles il serait difficile d’apporter des réponses de façon, parfaitement, exacte parce que la science économique est un grand champ d’incertitude. La principale question est, cependant, de savoir si le F CFA-CEMAC a, vraiment, besoin d’être dévalué ?

La reconnaissance des crimes contre l'humanité, pendant l'esclavage, la colonisation et la néo-colonisation, est la seule et unique façon de laver à l'eau pure, les très mauvaises relations actuelles que la France entretient avec ses anciennes colonies d'Afrique. On n'a jamais voulu savoir pourquoi l'image de la France en Afrique est aussi mauvaise ? On n'explique pas le désintérêt toujours croissant des Africains à l'endroit de la France, jadis, considérée comme la « mère patrie » ? Aujourd'hui, on n'est pas mécontent en Afrique que les Chinois prennent tout, et commencent, à y enseigner leur langue (à la place du français) et à utiliser leur monnaie (le yuan) dans des transactions commerciales en lieu et place du F CFA dont les Africains veulent se débarrasser. Bref, rien ne va plus entre Paris et ses anciennes possessions d'Afrique. Pendant la campagne présidentielle, le candidat, Emmanuel Macron, avait trouvé la bonne approche pour faire revenir la France dans le cœur des Africains. A Alger, il avait évoqué la possibilité de la repentance des crimes coloniaux, avant que le ciel ne lui tombe sur la tête une fois de retour à Paris. Pourtant, c'est la voie à suivre s'il veut retrouver une (vraie) place pour la France en Afrique. Egal à lui-même, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, l'y incite fortement.

Trois ans de prison, 30 millions d'euros d'amende et la confiscation des biens saisis dont un immeuble évalué à plus de 100 millions d'euros (65 milliards de F CFA), ont été requis, mercredi, 5 juin, contre le vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguéma Mangue, au procès, à Paris, de l'affaire des "biens mal acquis". Pour une certaine opinion, l'affaire dépasse les simples considérations juridiques et judiciaires pour embrasser le domaine de la souveraineté des Etats africains : jusqu'à quel niveau la justice française accepte-t-elle le droit du peuple équato-guinéen à disposer de lui-même ?

A Bamako, on est très loin des efforts que l'on attendait de la France. Le budget de la Force a, enfin, été précisée. Sur les 423 millions d'euros que vont coûter les 5000 à 5.250 hommes de cette Force, près du quart pourra être mobilisé d'ici la fin de cette année. Et encore ! Les Américains avaient senti le piège, à l'avance, en refusant de payer pour les autres. C'est pourquoi en homme d'affaire avisé, Donald Trump avait demandé et obtenu que le financement de cette Force ne repose pas sur les Nations-Unies car il savait que l'essentiel du budget allait dépendre des Etats-Unis alors que les bénéfices politiques allaient revenir à la France.

Le « sauveur » (François Hollande) du Mali et du Centrafrique s'est, réfugié dans le silence. Totalement défait par les propos de son ancien chouchou, le président tchadien, Idriss Déby Itno, qui l'accuse d'avoir provoqué la guerre religieuse entre chrétiens et musulmans en Centrafrique, en armant la milice anti-balaka, accusation du reste passible de CPI (Cour pénale internationale), François Hollande, par son silence actuel, indique à l'Afrique que : « Qui ne dit mot consent ».

Contrairement à ce qui se passe pour ce genre de rencontre, on ne sait pas encore sur quoi va exactement déboucher le prochain Sommet du G5 du Sahel prévu, à Bamako, le 2 juillet et auquel prendra part le chef de l'Etat français, Emmanuel Macron. Le côté financement de cette Force coince à cause des Américains qui considèrent l'Afrique comme un continent où il n'y a que des coups à prendre. Pour préparer ce Sommet, Paris essaie de se concerter, en amont, avec Alger, la véritable force militaire de cette sous-région. Mais comme toujours, rien n'est facile avec les Algériens, surtout, quand ils ont en face d'eux, les anciens colonisateurs français.

L’association "Survie" vient de déposer plainte contre X, avec constitution de partie civile, pour "complicité de génocide et complicité de crimes contre l’Humanité". Cette plainte vient d’être déposée auprès du doyen des juges du tribunal de grande instance de Paris. Elle vise, particulièrement, les "responsables politiques et militaires français" en fonction pendant le génocide au Rwanda, en 1994.