France

Le PDG de Renault et de l'Alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, va passer Noël et le début de la nouvelle année derrière les barreaux, la justice japonaise ayant décidé, dimanche, 23 décembre, de prolonger sa garde à vue jusqu'au 1er janvier inclus. Une bien mauvaise nouvelle pour le grand patron français à qui la justice française ne reproche absolument rien dans la gestion du groupe contrairement à celle du Japon.

Chacun voit midi devant sa porte. Pour que le jeune président français quitte la France, en pleine crise des « Gilets Jaunes », un samedi, où on risque d'avoir de la casse lors des manifestations, pour se rendre, dans les tropiques, plus précisément, au Tchad, montre que le dossier pour lequel il se déplace, ne peut attendre. C'est vrai que celui que ses détracteurs appellent « l'ancien banquier de l'Elysée » n'a rien d'un barbouzard, on n'a qu'à regarder son beau visage pour s'en convaincre (encore que...), mais, n'est-il pas au pouvoir pour défendre les intérêts de son pays ? Le voilà donc chez Idriss Déby Itno (surnommé le sultan pour sa manie à considérer le Tchad comme une propriété privée, un vrai sultanat), le faiseur de basses besognes dans la sous-région, le bras armé de Paris dans la zone sahélo-sahelienne. De quoi vont-ils parler ? Si j'étais Faustin-Archange Touadera, je commencerais par déménager pour faire chambre commune avec le conseiller russe chargé de sa sécurité. Car le président centrafricain (ou ce qu'il en reste son pays étant envahi à plus de 80% par les milices), forcément, sera au centre des discussions à N'Djamena.

La France change à vue d'oeil. En mal. Elle va s’éloigner de ses engagements, en 2019, pour ce qui est de l'aide à la solidarité internationale. En effet, l’Assemblée nationale vient d’adopter la loi de finances pour 2019 où on constate un net recul historique de l’affectation de la taxe sur les transactions financières, supposée financer la lutte contre l’extrême pauvreté. Certes, on peut constater, néanmoins, l’augmentation du budget de l’aide au développement, bien que son niveau actuel soit loin de répondre aux enjeux. La vigilance sera donc de mise l’année prochaine lors de la révision de la loi sur le développement et la solidarité internationale, opportunité décisive pour reprendre un cap cohérent avec les engagements présidentiels. Il faudra, nécessairement, l'implication des « Gilets Jaunes » de la solidarité internationale en faveur de ce combat pour que le gouvernement, dos au mur, ne se ravitaille pas dans ce budget pour alimenter d'autres secteurs dans lesquels il est sous pression.
 

Six mois après la garde à vue du milliardaire français, Vincent Bolloré, sa holding a été mise en examen, à son tour, mercredi, 12 décembre, dans l'enquête sur des soupçons de corruption dans le cadre de l'obtention de concessions portuaires en Afrique de l'Ouest, a annoncé le groupe. Cela veut donc dire que les pratiques de l'homme d'affaires breton que certains de ses concurrents jugent peu orthodoxes et, parfois, à la limite de la légalité, sont reconnues comme telles par la justice française.

Ils n'arrêteront jamais de nous étonner les Gaulois. Après avoir attaqué la Russie d'avoir utilisé à d'autres fins la résolution onusienne qui l'autorisait à livrer des armes au Centrafrique, la France, après avoir constaté que la Russie faisait la sourde oreille à ses remarques, change, aujourd'hui, de fusil d'épaule. La sortie de la ministre française de la Défense, Florence Parly, est plus conciliante, constructive et montre une volonté de coopération et non de confrontation.

Président de l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le professeur, Georges Haddad, ne fait rien comme ses autres collègues. Une fois de plus, il vient de frapper fort, en délivrant, ce lundi, 10 décembre, coup sur coup, trois doctorats honoris causa à trois éminents professeurs : l'Américano-Canadienne, Natalie Zemon Davis, de l'Université de Toronto, l'Allemande, Gesine Schwan, de l'Europa-Universität Viadrina Frankfurt et l'Israélien, David Schmeidler, de l'Université de Tel Aviv.
Cette cérémonie de remise des insignes et du diplôme de docteur honoris causa s'inscrivait, elle-même, dans le cadre de la première édition des Assises de la recherche que Paris 1 organisera du 10 au 15 décembre. « Si la recherche est un miroir, ces assises espèrent en refléter la vitalité et la diversité. Elles rappelleront, également, le rôle que doit jouer l'université dans la Cité et faire vivre notre devise : 'Hic et ubique terrarum (Ici et partout sur la terre)' », écrit Georges Haddad, dans la brochure intitulée « Recherche et excellence : Un regard sur le monde », éditée pour la circonstance.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a invité, dimanche, 9 décembre, le président américain, Donald Trump, qui a commenté par une série de tweets critiques le mouvement populaire des "Gilets Jaunes" en France, à ne pas se mêler de politique intérieure française. Il faut dire que « l'ami » Trump est tout hilare de voir Emmanuel Macron, donneur de leçons devant l'éternel, embourbé jusqu'aux cheveux dans une crise qu'on juge facilement évitable aux Etats-Unis.

On était dans la dernière semaine de juillet 2018. Emmanuel Macron était dans la tourmente parce que les Français venaient de découvrir qu’un certain Alexandre Benalla avait violemment frappé un manifestant, le 1er mai 2018. On attendait alors qu’il s’explique. On voulait savoir pourquoi il avait embauché un gamin qui, en plus de faire le boulot des policiers, malmenait des marcheurs aux mains nues. Au lieu de répondre à ces questions, “Jupiter” préféra s’adresser à un groupe de députés de son parti « La République en marche ».

En reculant à propos de la hausse de la taxe sur les carburants, Emmanuel Macron s'est fragilisé, lui-même, mais pas seulement. Il a, également, déstabilisé son premier ministre, Edouard Philippe, qui ne sait plus exactement sur quel pied danser, l'assurance qu'il affichait, jusque-là, ayant été ébranlée. Le chef de l'Etat reste, cependant, très silencieux. Et pour cause ! Va-t-il reculer comme François Hollande hier ? Il avait beaucoup critiqué l'absence de courage de l'ancien chef de l'Etat. Ses anciens collègues du gouvernement de Manuel Valls suivent, avec très (très) grand intérêt, le déroulement des événements qui surviennent, actuellement, suite à son entêtement de vouloir résoudre l'ensemble des problèmes de la France, parfois, sans l'adhésion des Français.

Lilâ Le Bas, la dynamique et sympathique présidente de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France), n'est pas prête à laisser passer une telle grosse injustice : la hausse de près de 1500% des frais de scolarité pour les étudiants étrangers inscrits en France, en master, ce qui (on n'a pas besoin de faire sc-po pour le savoir) fermerait (à double tour) l'Université française aux étudiants africains (surtout francophones) dont les parents restés au pays, éprouvent, souvent, beaucoup de peine, à joindre les deux bouts. C'est tout simplement inadmissible d'avoir même à dénoncer une telle injustice (qui n'aurait pas du être) car c'est comme si le jeune président français et son gouvernement ne vivaient pas sur une même planète que tout le monde. C'est vrai qu'on l'a surnommé « Jupiter ». Mais quand même ! A l'UNEF, on refuse que ceci explique cela. Conséquence : les étudiants sont dans la rue pour protester.

L'ex-patron du groupe Renault-Nissan, Carlos Ghosn, nie toute dissimulation de revenus et les malversations dont il est accusé, selon la chaîne de télévision publique japonaise NHK. Le Franco-Libano-Brésilien, qui est resté, formellement, PDG de Renault, ne s'était pas exprimé depuis son arrestation lundi à Tokyo. Il est, toujours, gardé à vue par la justice japonaise, bien que débarqué de la présidence de Nissan.

Dans ses heures de lucidité, le jeune président français avait (bien) annoncé vouloir mettre en œuvre d’ici cinq ans des restitutions temporaires et définitives des biens culturels africains qui font le rayonnement des musées français. C'était quelques mois après son accession au pouvoir. Joignant la parole à l'acte, il avait nommé la Française, Bénédicte Savoy, et, le Sénégalais, Felwine Sarr, deux sommités en matière d'art, avec pour mission de réfléchir au retour de ces œuvres d'art en Afrique. Les deux rapporteurs sont restés, rigoureusement, scientifiques, sans succomber aux pressions des lobbys françafricains qui ont toujours fait que tout change sans que rien ne bouge. En Afrique, il n'existe pas un conservateur de musée ou de galerie d'art qui ne souhaite pas le retour des biens culturels africains spoliés, et qui font, aujourd'hui, les beaux jours des espaces culturels français ou autres. Emmanuel Macron a, donc, eu l'excellente idée de proposer cette voie de retour, mais encore faudrait-il qu'il tienne parole, maintenant où ses deux rapporteurs lui demandent de le faire.

Les difficultés financières de la France n'expliquent pas tout. La volonté politique de la France est de regarder ailleurs, vers des pays autres qu'africains au moment où à Erevan, le mois dernier, en plein Sommet de la Francophonie, Emmanuel Macron, le jeune président français, expliquait à ses homologues sa volonté de renforcer les liens qui unissent les pays francophones. Paroles paroles paroles... Un mois, seulement, après, il frappe là où ça fait mal : le portefeuille. En effet, son premier ministre, Edouard Philippe, a dévoilé, lundi, 19 novembre, un plan destiné, officiellement, à favoriser l'attractivité des universités françaises. Pour y parvenir, la France compte faciliter l'obtention des visas, offrir plus de bourses, ouvrir des campus à l'étranger,  mais aussi, augmenter les frais de scolarité. Objectif : attirer beaucoup plus d'étudiants étrangers. Mais, des étudiants de préférence non-africains, triés sur le volet issus, notamment, des pays émergents.

Donald Trump est un chef d'Etat pour le moins imprévisible et inclassable. Il est difficile de savoir par où le prendre. En France et en Allemagne, deux pays moteurs de l'Union européenne, le cas Trump commence à être étudié dans les universités. Au niveau du sommet des Etats aussi : pour preuve, Angela Merkel et Emmanuel Macron vont s'organiser en front uni face à Donald Trump et aux populismes, malgré de persistants désaccords entre eux sur le fond.

Le gouvernement français qui compte plus de 20.000 ressortissants français au Gabon a prévu, par le biais de son consulat local, des mesures spéciales au cas où le Gabon sombrerait dans les troubles dus à la santé du président, Ali Bongo Ondimba. Cela dit, l'hypothèse d'une instabilité s'éloigne de plus en plus. Le pays tend - plutôt - vers la normalisation.

Ce n'était pas une mauvaise idée de faire rencontrer les chefs d'Etat et de gouvernement du monde autour d'une cérémonie qui rappelle la cruauté de la guerre 1914-1918. Le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, le 11novembre 1918, est un rassemblement qui ne doit, cependant, pas rester celui d'un jour, mais celui qui symbolise la seule chose qui vaille, la paix.

Ce n'est pas avec joie que la France a appris que la Russie avait été choisie pour s'occuper de la sécurité du président, Faustin Archange Touadéra. C'est un pied de nez grave que l'ancienne métropole coloniale a pris en plein visage et que son chef de la diplomatie tente bien que mal de corriger aujourd'hui. En effet, il y a deux ans, Jean-Yves Le Drian, à l'époque, ministre de la Défense sous le magistère de François Hollande, intimait l'ordre aux troupes françaises présentes en Centrafrique de rentrer en France, laissant le pays face à une rébellion qui n'occupait, en ce moment, que trois départements sur seize. L'insistance de Touadéra pour que l'armée française reste n'ayant reçu aucune écoute à Paris, le nouveau président ne tarda pas à être débordé par les miliciens, qui se répandirent, rapidement, dans onze autres provinces, ainsi que, dans la périphérie de Bangui. Le recours à la Russie a été la conséquence du départ de la France. C'est comme si Paris avait cherché à favoriser l'éjection de Touadéra du pouvoir, lui qui avait été élu démocratiquement en mars 2016. D'aucuns avaient même parlé d'agenda caché de Paris. A cet égard, la récente destitution de Karim Meckassoua de la présidence de l'Assemblée nationale est considérée par certains observateurs comme la riposte du pouvoir en place face à ses différentes manoeuvres de déstabilisation du pouvoir de Bangui, lui qui est réputé avoir de très bonnes entrées dans la capitale française. La nature ayant horreur du vide, Vladimir Poutine, contrairement, aux Français, ne s'est pas fait prier. Il a, immédiatement, volé au secours de Touadéra, après avoir convaincu le conseil de sécurité de ses bonnes intentions. Celles-ci ont, légèrement, évolué, au regard de la situation en place, le Centrafrique étant, aussi, un pays avec un sous-sol très riche. Désormais, il faudra, donc, compter avec la Russie en Centrafrique. Mais aussi avec la Chine. La France n'y sera plus seule comme avant. Les Centrafricains, de leur côté, ne subiront plus la seule loi de la présence française. Désormais, ils pourront, aussi, faire appel aux Russes et aux Chinois, lors des appels d'offre.

La France est poursuivie par son passé colonial en Algérie. Après avoir cherché à s'en débarrasser à bon compte, elle a rencontré l'hostilité des Algériens, qui ne sont pas du genre à oublier, facilement, ce qu'ils ont, lourdement, enduré, pendant la colonisation.

Ce n'est pas afriqueeducation.com qui le dit sinon il serait accusé d'avoir une langue fourchue. Nous reprenons juste un communiqué de la Coordination SUD parvenu, ce mercredi, 24 octobre, matin, à notre rédaction. Rappelons que la Coordination SUD rassemble 169 ONG de solidarité internationale. Ce sont, donc, des spécialistes de la pauvreté africaine, qui se plaignent du double langage du banquier de l'Elysée. Accusé de ponctionner les plus pauvres pour arrondir les fins de mois des riches, le jeune président français vient, une fois de plus, de frapper : 850 millions d'euros venant des transactions financières vont manquer, en 2019, dans le budget que la France allouera à la solidarité internationale.

Puisque les politiciens français prennent, toujours, l'Allemagne en exemple et qu'ils évoquent, sans cesse, le modèle allemand dans tout ce qu'ils font, voilà, un domaine dont ils se gardent de parler mais qui pourrait, très bien, les inspirer : la bonne gestion des deniers publics et leur bonne utilisation par les principaux responsables. Dilapideurs nés des fonds publics, les dirigeants français sont loin d'être des exemples à suivre. Par extrapolation, les colonies françaises d'Afrique se manifestent, aussi, par la gabegie, et ce, sans aucune exception. Il n'existe pas un seul pays francophone d'Afrique qui sache utiliser les biens publics en bon père de famille. Les Biens mal acquis avec la cohorte de procès en France (où la justice heureusement se montre très souvent indépendante du pouvoir) sont une spécialité des anciennes colonies françaises, une situation que ne connaissent pas les anciennes colonies anglaises et portugaises.