France

Le « sauveur » (François Hollande) du Mali et du Centrafrique s'est, réfugié dans le silence. Totalement défait par les propos de son ancien chouchou, le président tchadien, Idriss Déby Itno, qui l'accuse d'avoir provoqué la guerre religieuse entre chrétiens et musulmans en Centrafrique, en armant la milice anti-balaka, accusation du reste passible de CPI (Cour pénale internationale), François Hollande, par son silence actuel, indique à l'Afrique que : « Qui ne dit mot consent ».

Contrairement à ce qui se passe pour ce genre de rencontre, on ne sait pas encore sur quoi va exactement déboucher le prochain Sommet du G5 du Sahel prévu, à Bamako, le 2 juillet et auquel prendra part le chef de l'Etat français, Emmanuel Macron. Le côté financement de cette Force coince à cause des Américains qui considèrent l'Afrique comme un continent où il n'y a que des coups à prendre. Pour préparer ce Sommet, Paris essaie de se concerter, en amont, avec Alger, la véritable force militaire de cette sous-région. Mais comme toujours, rien n'est facile avec les Algériens, surtout, quand ils ont en face d'eux, les anciens colonisateurs français.

L’association "Survie" vient de déposer plainte contre X, avec constitution de partie civile, pour "complicité de génocide et complicité de crimes contre l’Humanité". Cette plainte vient d’être déposée auprès du doyen des juges du tribunal de grande instance de Paris. Elle vise, particulièrement, les "responsables politiques et militaires français" en fonction pendant le génocide au Rwanda, en 1994.

Trois associations ont déposé plainte contre la banque française, BNP Paribas, pour "complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre" dans le génocide rwandais, selon les informations recueillies par franceinfo et "Le Monde".

Une nouvelle parcourt les réseaux sociaux, depuis quelques jours, qui annonce la prochaine dévaluation du F CFA (Zone BEAC). Cette fâcheuse nouvelle a commencé à être reprise par certains journaux, sans aucun recul, notamment, au Cameroun, où, parfois, on est à l'affût (irréfléchi) de tout ce qui s'écrit et se dit, sur la place parisienne. Pourtant, la nouvelle est fausse : aucune dévaluation du F CFA n'est prévue. Ni aujourd'hui, ni demain. Ni même après-demain. Les programmes d'ajustement doivent être (ou sont déjà) signés avec le FMI. Ce qui, par contre, est à l'ordre du jour de la réflexion, c'est la Zone Franc elle-même, au moment, où les Africains pressent leurs dirigeants à avoir leur propre monnaie, qui puisse garantir les pays concernés de tous les attributs de la souveraineté.

C'est une accusation passible de Cour pénale internationale (CPI), et de surcroît, quand elle émane du bras armé de la France contre le djihadisme en Afrique : le général-président du Tchad, Idriss Déby Itno. C'est vrai que Déby n'a pas accusé, nommément, la France, en indiquant, clairement, son nom, mais, on n'a pas besoin de faire la faculté de droit de l'Université de N'Djamena, pour savoir qui est visé dans le propos présidentiel. Il s'agit bien de François Hollande. Voilà donc que l'homme qui voulait être plus blanc que la neige de Corrèze, commence à être rattrapé par son passé calamiteux (africain) à l'Elysée.

C'est une véritable terreur que la diaspora gabonaise a décidé de semer dans les pays occidentaux. Tout dignitaire du régime ou apparenté à celui-ci subit ses foudres dès qu'il est détecté. Le mois dernier, à New York, les collaborateurs directs du chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba, ont subi la loi du « milieu gabonais » alors que le président participait à une conférence aux Nations-Unies sur l'environnement. L'hôtel qui les abritait a même dû faire appel à des renforts pour sécuriser les lieux. Samedi, 24 juin, à Paris, point d'officiels cette fois-ci. Les personnes prises pour cible, sur la terrasse d'un café-restaurant du très chic boulevard Haussmann, n'avaient pas un ordre de mission du gouvernement. Elles étaient là, envoyées par leur entreprise. Mais cela ne les a pas épargnées de la violente agression dont elles ont fait l'objet, laquelle a, immédiatement, entraîné une vigoureuse condamnation du nouvel ambassadeur du Gabon en France. Ce dernier annonce, d'ailleurs qu'il va, soutenir l'action de ses deux compatriotes, qui est en train d'être entreprise auprès de la justice française.

Dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne (47, rue des écoles à Paris 5e), on parlait autant l'espagnol que le français, cet après-midi du 23 juin. Et pour cause, le président colombien, Juan Manuel Santos, recevait des mains du professeur, Georges Haddad, président de l'Université de Paris-1 (Panthéon-Sorbonne), la distinction de docteur honoris causa, en présence du nouveau ministre (français) de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Le président colombien est, également, le Prix Nobel de la Paix 2016.

Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Tout comme une erreur reconnue est à moitié pardonnée. Le journal Le Monde a fait partie du groupe de médias qui ont enquêté sur le scandale financier des Panamas Papers. Cette organisation, qui recueillait pour les cacher des énormes sommes d'argent qui venaient de partout y compris des pays sous-développés et qui, généralement, avaient vocation à échapper au fisc et au développement des pays où elles étaient détournées, a été assimilée à une organisation criminelle, ses représentants étant traités comme tels. Il s'en est suivi des révélations des noms de certaines personnalités, mondialement, connues qui y avaient logé leurs fonds et dont la divulgation à l'opinion publique a fait scandale. Président de l'Algérie, Abdelaziz Bouteflika dont le nom a été cité par Le Monde, a dû porter plainte pour atteinte à son honneur, estimant qu'il avait été, inutilement, diffamé. Le Monde a reconnu que le nom du président algérien n'en faisait pas partie et s'en est excusé. Sans se faire prier, Abdelaziz Bouteflika a retiré sa plainte. L'incident est désormais clos.

Personne ne sait si après avoir dit, plusieurs fois Non, le président des Etats-Unis, Donald Trump, va, finalement, marquer son accord afin que le Conseil de sécurité puisse financer le doublement des effectifs de la Force conjointe anti-djihadiste du G 5 du Sahel. Ce financement devrait, aussi, tenir compte des équipements et de la formation des soldats. Pour le moment, les Français qui appuient, le plus, le principe de cette force, rencontrent l'hostilité grandissante des Américains au sein du Conseil. Contrairement à l'époque de Barack Obama où il était aisé de discuter et de trouver des compromis, on se rend compte, aujourd'hui, qu'avec l'administration Trump, la collaboration est très difficile à établir et quand elle dit, Non, c'est Non.

Que serait la France sans l'Afrique ? Juste une puissance moyenne de la taille de l'Italie, sans siège permanent au Conseil de sécurité. Depuis qu'il est entré à l'Elysée, Emmanuel Macron, montre, clairement, où se trouvent les intérêts de la France. C'est vraiment un bon banquier. Après avoir été saluer le dispositif Barkhane, à Gao, au Mali, et reçu, à Paris, les présidents de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, et du Sénégal, Macky Sall, les 11 et 12 juin, le voilà pour deux jours (jusqu'au 15 juin) au Maroc, avant de repartir, le 2 juillet, au Mali, plus précisément, à Bamako, cette fois, où il tiendra une séance de travail avec les chefs d'Etat du G 5 sur le terrorisme. Mais avant ce grand-rendez-vous, il fera un saut chez Abdelaziz Bouteflika, à Alger, pour discuter de plusieurs dossiers bilatéraux importants. Mais pas seulement : il y a, aussi, que la place de l'Algérie dans la sous-région nécessite une concertation préalable entre Paris et Alger avant que le président Macron ne se rende, le 2 juillet, à Bamako. Car comme tout bon banquier (qui ne s'ignore pas), il donne l'impression d'avoir horreur de perdre son temps (Time is money).

Depuis l'arrivée au pouvoir, le 31 décembre 2014, de Béji Caid Essebsi, la traque des proches de l'ancien dictateur, Zine El Abidine Ben Ali, n'a guère fléchi. Même si le pays continue de lutter contre le djihadisme, principale préoccupation des instances du pouvoir, on ne constate aucun relâchement dans la recherche de traduire devant les tribunaux, tous ceux de l'ancien régime qui, pendant les années Ben Ali, s'étaient permis de prendre des largesses avec la fortune publique.

Le 18 juin 2017, les meilleures estimations des sondeurs les plus généreux donnent une trentaine de députés au Parti socialiste français, soit, dix fois moins que pendant la législature 2012-2017. Pire qu'une déconfiture, c'est la bérezina, un véritable désastre. A qui la faute ? C'est la question à laquelle chacun croit avoir la bonne réponse. Voici un tour d'horizon de la cause de la débâcle socialiste telle qu'elle n'était jamais arrivée depuis sa création.

Premier chef d'Etat africain à être reçu à l'Elysée, ce dimanche, 11 juin, un jour d'élections législatives en France, l'Ivoirien, Alassane Ouattara, a eu une séance de travail élargie aux deux équipes, de plus d'une heure avec son homologue, Emmanuel Macron. Si les relations entre les deux pays sont excellentes, les deux chefs d'Etat ont préféré mettre l'accent sur les efforts qu'ils comptent faire pour éradiquer le terrorisme, développer les énergies renouvelables et assister la Côte d'Ivoire au niveau européen dans ses besoins en matière de financement de ses investissements. Cependant, pas un mot sur la réconciliation nationale alors que rien ne sera, durablement, possible en Côte d'Ivoire tant que les efforts ne seront pas, concrètement, faits dans ce domaine où une bonne partie d'Ivoiriens considèrent (à juste titre ?) le président de la République comme étant le plus grand diviseur national du pays.

A peine arrivé à l'Elysée, le 14 mai, le nouveau chef de l'Etat français, Emmanuel Macron, a fait un saut de quelques heures, vendredi, 19 mai, au Mali, pour saluer les forces françaises du dispositif Barkhane, qui combattent les djihadistes dans le Sahel, que finance le Qatar, « l'ami de la France ». Le Mali était le deuxième pays visité après l'entrevue du 15 mai entre la chancelière, Angela Merkel et Emmanuel Macron. Demain 11 juin et après demain, le chef de l'Etat français recevra, successivement, l'Ivoirien, Alassane Ouattara, et le Sénégalais, Macky Sall, avant de s'envoler les 14 et 15 juin chez le roi Mohammed VI du Maroc. Une visite, à Alger, chez le doyen Abdelaziz Bouteflika, devrait avoir lieu « dans quelques semaines », avant le Sommet du G5 (Mali, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie et Niger) sur le terrorisme auquel prendra part, le 2 juillet, à Bamako, Emmanuel Macron. Le sans faute du président français sur les questions africaines est pour le moins parfait jusqu'à présent.

Le président de Côte d'Ivoire va, certainement, être le premier chef d'Etat africain à être reçu par le nouveau président français, Emmanuel Macron. Ce dernier (comme François Hollande au début de son quinquennat) fait peur aux dirigeants africains francophones qui se savent mal élus et adeptes de la mal gouvernance. Pendant qu'ils se concertent et se donnent le temps de bien l'« apprivoiser » (comme ils ont su dompter François Hollande), Alassane Ouattara qui est, plutôt, considéré comme le chouchou de Paris (que l'Elysée ait un locataire de droite de gauche ou du centre), sera le premier à se jeter à l'eau. Le président ivoirien souffle quelque peu depuis que les différentes mutineries de son armée ont cessé.

Il n'y a aucun doute qu'à la vue de ce sondage, les Africaines d'Abidjan, de Douala, de Kinshasa, de Dakar, de Brazzaville et de beaucoup d'autres villes africaines, vont se ruer dans des cybercafés, à la recherche d'un « mari blanc », qui leur permettrait d'échapper à la misère ambiante locale. Il y a de quoi encourager un tel mouvement. En effet, une enquête réalisée en mai 2017 (*) révèle un désamour croissant des hommes français envers leurs compatriotes féminines au profit des femmes d'origine étrangère. Ils sont même 57% à préférer se mettre en couple avec une étrangère plutôt qu'avec une Française pour une relation sérieuse. Une tendance qui confirme l'accroissement des couples de nationalités mixtes et de la mobilité internationale, sur fond de « mondialisation des relations amoureuses ». Par ces temps de campagne des législatives en France, le parti de l'extrême-droite, Le Front National, a vraiment des soucis à se faire et du boulot en perspective. Car, visiblement, son discours de haine ne résiste pas à la réalité quotidienne, c'est-à-dire, au bonheur personnel des Français.

A l'occasion de l'Assemblée générale de Medef International qui s'est tenue, mercredi, 17 mai 2017, Medef et Medef International ont rappelé la priorité donnée au renforcement des partenariats avec le continent africain, dans lesquels les entreprises françaises sont engagées depuis plusieurs décennies.
Medef International et le Medef organiseront et participeront à plusieurs événements d'envergure dans les prochaines semaines sur le continent où ils vont, désormais, travailler sans leur « arrogance » habituelle. Car celle-ci ne paie plus.

Le chef de l'Etat français, Emmanuel Macron, est bien arrivé à Gao, dans le Nord-Mali, ce vendredi, 19 mai 2017, où il mettra quelques sept heures, avant de retourner à Paris. Venu saluer les 1.600 soldats français de l'Opération Barkhane, dans le Nord-Mali, (selon une promesse de campagne), il a eu l'occasion de, longuement, s'entretenir avec le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita (IBK).

Rien ne va au Mali. L'armée nationale n'en est pas une. Au point que l'intervention militaire décidée, en janvier 2013, par François Hollande, devient, aujourd'hui, quelque peu suspecte aux yeux de certains : « Les Français veulent-ils aider réellement le Mali à en finir ou s'agit-il d'une stratégie pour mieux s'implanter » ? Ces questions font l'objet de débat dans certains cercles africains, Serval ayant muté en Barkhane. Emmanuel Macron sera, vendredi, 19 mai, au Mali. Continuité ou rupture ? Avec Jean Yves Le Drian aux Affaires étrangères, c'est plutôt la continuité. Cela dit, les chefs d'Etat français et malien devront se dire les vérités en face, surtout, celles qui fâchent.