Général Ahmed Gaïd Salah

Toutes les conditions "propices" à la tenue de la présidentielle dans la transparence sont réunies. Véritable homme fort du pays, le général 4 étoiles, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) a affirmé, mercredi, 18 septembre, à Tamanrasset, que toutes les conditions "propices" à la tenue de l'élection présidentielle dans "un climat de confiance et de transparence ont été réunies", confirmant la décision du président par intérim, Abdelkader Bensalah, prise deux jours plus tôt de convoquer le corps électoral le 12 décembre prochain. Les manifestants ne l'entendent pas de cette oreille, d'où un potentiel risque de conflit en devenir.

Le président par intérim en Algérie, Abdelkader Bensalah, a proposé, dans un discours à la nation, un dialogue pour préparer la présidentielle dans lequel ni les autorités politiques ni l'armée ne seront, selon lui, impliquées. La question est sur toutes les lèvres : Commence-t-on à envisager l'éviction du chef d'état-major des armées, le tout puissant général, Ahmed Gaïd Salah, du processus menant à la prochaine élection présidentielle que l'opposition et la société civile soutenues par la grande majorité de la population, souhaitent, libre et, totalement, transparente ?

La question se pose avec insistance en Algérie où le chef d'état-major des armées, le général, Ahmed Gaïd Salah, est parvenu à rester, pratiquement, seul, aux commandes du pays, après avoir écarté, un par un, tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre dont certains détenaient le pouvoir sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika. C'est incontestable qu'il est, désormais, de facto, le seul et unique homme fort du pays. Pour calmer les inquiétudes des nombreux manifestants qui continuent d'écumer les rues des grandes villes, il a assuré, mercredi, 22 mai, n'avoir "aucune ambition politique", quelques jours après avoir insisté sur la tenue nécessaire de la présidentielle du 4 juillet, rejetée par le mouvement de contestation. Présidentielle dont le candidat du pouvoir pourrait être lui-même, ce qui fait craindre la répétition du hold up à la Abdel Fattah al-Sissi, du nom de cet ancien chef d'état major égyptien, devenu, président de la République, à la suite des dérapages répétés du président, Mohamed Morsi, à l'endroit des Egyptiens qui ne pensaient ni ne voyaient les choses comme lui, l'éminent membre de la Confrérie des Frères musulmans d'Egypte.

Le chef des Forces terrestres de l'armée algérienne a été mis à la retraite, mercredi, 19 septembre, au lendemain du limogeage de celui des Forces aériennes, sur fond de vague d'évictions dans la haute hiérarchie militaire du pays. C'est un nettoyage sans nom, deux semaines après le retour de Genève du président, Abdelaziz Bouteflika, pour un check-up de routine de quelques jours. L'élection présidentielle aura lieu en 2019 avec comme très probable candidat à sa propre succession, l'actuel tenant du poste.