Génocide rwandais

Il ne manquait plus que ça : le Conseil constitutionnel français a jugé, vendredi, 15 septembre, conforme, une loi limitant l'accès aux archives des anciens présidents, premiers ministres et ministres, qui était contestée par un chercheur s'étant vu refuser la consultation d'archives sur le génocide rwandais. Quand on voit l'état des relations entre la France et le Rwanda, on donne raison au président, Paul Kagame, qui en a toujours voulu à la France d'avoir oeuvré, indirectement, pour que ce génocide ait lieu, à travers le soutien aveugle à la dictature du général, Juvénal Habyarimana. Et si l'actuel maître du Rwanda n'avait pas raison, la France, sachant qu'elle n'a rien à cacher, aurait permis la consultation des archives de ce drame qui fit, au bas mot, 800.000 morts, selon les statistiques (mesurées) des Nations-Unies. Pour le comprendre, il ne faut pas avoir fait Sc-Po.

Trois associations ont déposé plainte contre la banque française, BNP Paribas, pour "complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre" dans le génocide rwandais, selon les informations recueillies par franceinfo et "Le Monde".