Vous êtes ici

Gabon

C'est ce samedi, 23 mars, que le président, Ali Bongo Ondimba, est, définitivement, rentré, à Libreville, après cinq mois passés à se faire soigner, respectivement, en Arabie Saoudite et au Maroc, suite à un AVC qui l'avait frappé, fin octobre, alors qu'il se trouvait à Riyad, en Arabie Saoudite.

Le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, va-t-il être piégé ? Un homme averti en vaut deux, dit un proverbe bantou. Sous le haut patronage du  président, Gérard Larcher, et le parrainage de Christophe-André Frassa, président du groupe d'amitié France-Afrique centrale, le sénat français organisera, vendredi, 29 mars 2019, de 9 heures à 13 heures, avec un accueil à partir de 8h30, un colloque économique sur le Gabon, en partenariat avec Business-France et la direction générale du Trésor. Julien Nkoghe Bekale y assistera, personnellement, avec plusieurs de ses ministres et collaborateurs.

Rentré au Gabon dans la nuit de dimanche à lundi, 25 février, le président, Ali Bongo Ondimba, est retourné, 48 heures plus tard, au Maroc, pour poursuivre ses soins, qui lui permettent, maintenant, de marcher et de s'exprimer, correctement, après un violent accident vasculaire cérébral (AVC) qui l'avait frappé, le 24 octobre, à Riyad, en Arabie Saoudite.

Un an après la rupture par le gouvernement gabonais du contrat avec le groupe français Veolia, un accord été trouvé entre les deux parties, apprend-on de source officielle gabonaise. Les deux parties ont fait leur la maxime suivante : mieux vaut un mauvais arrangement qu'un bon procès.

Cette question qui fait débat, pas seulement, dans les cercles de l'opposition, est tout à fait fondée. Car c'est du jamais vu quand on sait que la présidence de la République, dans un pays, est le lieu où se concentre (outre les universités et centres de recherche) la matière grise la plus fournie, et ce dans toutes les disciplines. Partant du fait qu'elle ne sait jamais avec qui elle va traiter demain ou après-demain, la présidence se dote des personnels les plus qualifiés qui soient. Quand ce personnel, pour une raison ou une autre, n'existe pas sur le plan national, l'Etat est, valablement, autorisé à faire appel à l'expertise étrangère. Au nom de l'intérêt du pays.

Après avoir passé un mois de convalescence bien rempli, à Rabat, à l'invitation de son frère, le roi, Mohammed VI du Maroc, le chef de l'Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba, sera de retour, cette nuit, à Libreville. Il ne s'agit pas d'un poisson d'avril ni d'un scoop à la facebook ou twitter, mais, d'une information puisée à bonne source. Le chef de l'Etat sera accompagné de la première dame, Sylvia Bongo Ondimba, et d'autres membres proches de leur famille. La délégation comptera, aussi, le directeur de cabinet du président de la République, le secrétaire général de la présidence, ainsi que, des conseillers et collaborateurs du cabinet présidentiel dont il n'est pas utile de citer les noms.

Dieu est grand ! Ceux qui disaient que le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, était, politiquement, hors jeu, en ont eu pour leur grade. Coup sur coup, il vient de leur prouver le contraire, en montrant qu'il suit de très près les affaires de l'Etat du Gabon dont il a la charge. Contre toute attente, il a mis fin aux fonctions de Franck Emmanuel Issoze Ngondet que d'aucuns considèrent (à tort ou à raison) comme un félon. Le président vient tout aussi de surprendre à un autre niveau. Alors que tout le monde l'annonçait parti, il a maintenu dans ses fonctions de directeur de cabinet civil et politique du président de la République (au moins provisoirement), le très controversé, Brice Laccruche Alihanga, ainsi que, l'ensemble de ses collaborateurs. Qui peut encore dire que Ali Bongo Ondimba ne contrôle pas la situation ?

Au moment où nous mettons cet article en ligne, la situation continue d'être maîtrisée à Libreville où on ne compte aucun mort, même pas un blessé grave. Les loyalistes prennent, progressivement, les points stratégiques de la capitale pour rassurer les Gabonais, les Africains et la communauté internationale. En fait, le coup d'état a bel et bien échoué.

Guy Nzouba Ndama, Alexandre Barro Chambrier et Zacharie Myboto semblent reprendre des couleurs. Grâce à la convalescence prolongée du chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba, au Maroc. Ils ne font pas leur sortie politique pour solliciter l'aide du Seigneur Dieu afin que le président de la République rentre, le plus rapidement, retrouver ses fonctions au Palais du Bord de Mer, mais, pour actionner le levier de la vacance du pouvoir selon l'article 13 de la constitution, puisque, dans les courriers qu'ils ont fait parvenir, le 21 décembre, au premier ministre chef du gouvernement, Franck Emmanuel Issoze Ngondet, et à la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsouo, avec ampliation à la présidente du Sénat, Lucie Milebou Aubusson épouse Mboussou, il est indiqué l'atteinte des 60 jours d'absence du président qui devrait déclencher la procédure de la vacance du pouvoir. Le trio en question sollicite, aussi, la désignation d'un collège de médecins pour évaluer l'état de forme générale du président de la République, ainsi que, sa capacité à assurer ses fonctions.

Le principal opposant du Gabon, Jean Ping, a franchi la "ligne rouge" en appelant "à la confrontation" avec le régime, selon la porte-parole du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), Estelle-Flore Angangou, considérée comme l'une des plus farouches gardiennes de choc du « distingué camarade président », actuellement, en convalescence avancée, à Rabat, au Maroc.

Pour ce numéro double 471-472, nous avons hésité entre deux couvertures : Ali Bongo Ondimba dont l'état de santé venait de mobiliser l'attention de toute l'Afrique et de la communauté internationale, et le dictateur 5 étoiles du Congo-Brazzaville. Pour des raisons de sympathie non déguisée, Ali Bongo Ondimba a été choisi pour faire la pleine page dudit numéro.

C'est ce jeudi, 29 novembre, matin, que le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, et la première dame, Sylvia Bongo Ondimba, sont arrivés, à Rabat, au Maroc, pour un séjour de convalescence et de rééducation. La survenue du couple présidentiel à Rabat est la réponse donnée à une requête expresse du roi, Mohammed VI, qui est le frère du président, Ali Bongo Ondimba.

Le communiqué vient, cette fois, de la première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba. Elle remercie les autorités royales saoudiennes, le personnel médical du King Faysal de Riyad, et annonce le départ de son époux, pour Rabat, le mercredi, 28 novembre, pour suivre sa convalescence.

C'est la clinique royale de Rabat qui, finalement, accueillera le chef de l'Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba, pour la deuxième partie de son traitement qui sera, beaucoup plus, axée sur la rééducation, le malade ayant récupéré presque tous ses sens. Les Gabonais peuvent remercier la clinique King Faysal de Riyad car le « distingué camarade » du PDG partait pour l'éternité. Maintenant, ils sont sûrs et certains que dans quelques semaines ou mois, il leur reviendra en chair et en os, pour ré-occuper son fauteuil présidentiel au Palais du Bord de Mer.

Le dictateur est (vraiment) à la manœuvre. Son fort, en général, c'est de savoir anticiper, c'est de sentir des opportunités et agir en conséquence avant tout le monde. Profite-t-il de l'état de santé précaire de son jeune homologue du Gabon, Ali Bongo Ondimba, pour tenter de lui régler (définitivement) son compte ? Toujours est-il que le bal des opposants et ennemis du président gabonais qu'il a organisé, ces derniers jours, à Paris, en marge de son séjour pour le Centenaire de l'Armistice, montre qu'il a un (odieux) plan dans la tête, lui qui ne fait rien pour rien.

Le gouvernement français qui compte plus de 20.000 ressortissants français au Gabon a prévu, par le biais de son consulat local, des mesures spéciales au cas où le Gabon sombrerait dans les troubles dus à la santé du président, Ali Bongo Ondimba. Cela dit, l'hypothèse d'une instabilité s'éloigne de plus en plus. Le pays tend - plutôt - vers la normalisation.

Ike Ngouoni, le porte-parole de la présidence de la République gabonaise s'est, déjà, exprimé le 28 octobre sur l'absence du président, Ali Bongo Ondimba. Il a ajouté que seul le Palais du Bord de Mer était habilité à rendre publiques des informations sur la santé de la première institution du pays. Les médecins, à Riyad où est interné le président, ont diagnostiqué une « fatigue sévère » et prescrit un repos prolongé. Les propos du collaborateur du chef de l'Etat sont, suffisamment, limpides pour que l'on n'en rajoute pas sauf si on est un ennemi du Gabon, qui s'ignore.

Une grosse et inattendue fatigue vient de contraindre le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba (ABO), à s'absenter à deux importantes rencontres internationales. Il s'agit du « Davos du désert », en Arabie Saoudite, et au Sommet de la CEMAC, à N'Djamena, au Tchad.

Finalement, Ali Bongo Ondimba (ABO) n'est pas si mal que cela en politique. On peut même oser une (certaine) comparaison : Tel père tel fils ! Car le patriarche Ondimba, son feu père, en effet, était un expert hors pair en matière politique. Personne ne rivalisait avec lui au Gabon, ni même dans la sous-région. ABO, c'est vrai, a mis un peu de temps à apprendre les leçons (toutes les leçons du célèbre professeur), mais, à force de forger, il est devenu, maintenant, forgeron. Après la calamiteuse présidentielle d'août 2016 où son parti, le PDG, était descendu dans les abîmes au point qu'on avait craint qu'il y découvre du pétrole, tellement il était allé bas, personne ne pouvait lui prédire une victoire aussi écrasante deux années, après, pendant les législatives. Nous y voilà pourtant ! Maître ABO (appellation désormais contrôlée) a, donc, sévi, détruisant au passage ceux qui lui cherchaient « noise », à commencer par ses ex-alliés du PDG, aujourd'hui, complètement, laminés. Certains vont même arrêter la politique. Jean Ping, lui, doit rire jaune en se disant : « Je leur avais bien dit de ne pas y aller. On aurait pu conserver une certaine crédibilité ». En fait, c'est lui Ping qui est fini. Il le sait. Même ses proches lieutenants ont été défaits. Afriqueeducation.com lui conseille, vivement, de se mettre, sans tarder, dans l'écriture de ses mémoires, ce que le patriarche n'avait pu faire (alors qu'il y pensait fortement) son départ éternel n'ayant jamais jamais été programmé. De cette façon, il aura fait bonne œuvre pour la postérité. Car il est (tout compte fait) un homme de (grande) valeur.

Alain-Claude Bilie-By-Nze, ministre des Sports, et Pierre Alain Mounguengui, président de la Fédération gabonaise de football, ont, enfin, compris qu'ils avaient tout intérêt de faire confiance à un Gabonais pour s'occuper de l'équipe nationale de football. Ils ont (enfin) intégré le fait que c'est avec des Gabonais qu'ils réussiront à construire, durablement, le football de leur pays et non avec des mercenaires étrangers, sinon, ce serait, déjà, fait depuis longtemps. Maintenant qu'ils ont pris la bonne option, il serait intéressant que le Gabon organise des Assises nationales de son football pour en sortir une feuille de route, que mettront en œuvre ses entraîneurs nationaux et ceux à divers niveaux de ses différents championnats. Mention « Très Honorable » aux autorités du football gabonais. Par leur geste, elles administrent, en même temps, une belle leçon à leurs homologues du Cameroun et du Congo-Brazzaville encore affectés par le syndrome de « la mentalité du colonisé ».

Pages