Gabon

Après la surprise du chef, avec la désignation d'une fidèle au poste de premier ministre chef du gouvernement, Rose Christiane Ossouka Raponda a, en accord avec le président de la République, nommé un gouvernement de 33 membres en se comptant elle-même, avec 11 ministres femmes. Une autre femme, Me Denise Mekam'ne Edzidzie épouse Taty, promue aux Relations avec les Institutions constitutionnelles et les Autorités administratives indépendantes, est le numéro deux de ce gouvernement. Alain-Claude Bilie-By-Nze quitte les Affaires étrangères au profit de Pacôme Moubelet Boubeya, pour s'occuper, désormais, de l'Energie. Un illustre sortant : Jean de Dieu Moukagni Iwangou, l'un des meilleurs juristes du Gabon, quitte le ministère de l'Enseignement supérieur ainsi que le gouvernement qu'il avait rejoint en mai 2018, à la surprise générale.
C'est la première fois que le Gabon compte un tiers de ministres femmes. On n'est jamais mieux servi que par soi-même : on sent qu'une femme est à la manette comme chef du gouvernement. Bonne chance à tous les ministres, surtout, femmes dont les actions, le machisme des Bantou aidant, seront scrutées à la loupe par les Gabonais.

Que c'est difficile pour un dirigeant de ne pas trouver l'oiseau rare pour occuper un poste qui fait problème ? Ali Bongo Ondimba (ABO) avait, parfaitement, débuté sa présidence en 2009, en confiant des responsabilités à des personnalités qui le lui rendaient bien, pour le bien des Gabonais et des Gabonaises. Mais, quelques années après, les mauvaises habitudes des uns ont pris le dessus sur le bon fonctionnement de l'ensemble de la superstructure du gouvernement. Le fonctionnement de l'administration de la présidence de la République a, aussi, été impacté par de mauvaises pratiques. Pourtant, ABO n'a pas changé. Il est resté égal à lui-même. Fort de l'expérience emmagasinée aux côtés du patriarche, il est venu avec de très bonnes idées pour permettre au Gabon d'aller de l'avant. Ces idées habitent toujours en lui. Rose Ossouka les fera-t-elle éclore ? C'est le principal enjeu de sa nomination.

Après avoir fermé, unilatéralement, la frontière, au niveau de Kye Ossi, avec le Cameroun, le 12 mars, à cause de la présence sur son sol de deux cas de malades atteints par le coronavirus, le Gabon vient de choisir de se barricader totalement.

Ce mauvais jour du 14 mars, beaucoup (beaucoup) de personnes pleurent l'ancienne première dame du Gabon, Dr Edith Lucie Ondimba. On la pleure beaucoup au Gabon où son souvenir est (restera) inoubliable. On la pleure, aussi, au Congo-Brazzaville, le pays de sa tendre et belle jeunesse, qui lui permit de devenir docteur en médecine avec comme spécialité la pédiatrie. Ce n'est pas tout : on la pleure aussi et, sincèrement, au sein du magazine Afrique Education, ce magazine qu'elle avait appris à lire, régulièrement, voluptueusement, auprès de son distingué époux, le patriarche !

Nourredine Bongo Valentin, fils du président du Gabon, Ali Bongo Ondimba (ABO), et de Sylvia Bongo Ondimba, a été nommé coordinateur général des Affaires présidentielles, lors du dixième Conseil des ministres de cette année. Et la toile de s'enflammer. Et les réseaux sociaux de se défouler sur ce qui est et sur ce qui n'est pas. Comme à chaque fois, au Gabon, la démesure a pris le pas sur la mesure. Et ce qui, sous d'autres cieux est dans la norme est devenu anormal et disproportionné.

Le directeur de cabinet du président, Ali Bongo Ondimba, voulait-il l'écarter du pouvoir pour prendre sa place ? A Libreville, cette question ne se pose plus. Laccruche a trahi l'homme, le président, l'Etat du Gabon. Il mérite par conséquent une sanction exemplaire, sans appel. Les Gabonais sauront-ils en tirer les leçons ?

En l'espace de quelques jours, la plupart des amis de Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de Cabinet du président du Gabon, qu'on pensait intouchable, sont en prison pour cause de détournements de fonds publics. C'est dire que l'histoire, au Gabon, peut s'écrire à toute vitesse, quand il y a une volonté politique. Et ici, le chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba, est hors de lui de voir sa confiance ainsi trahie, par un ancien proche parmi les plus proches.

« Je les tiens tous, j'ai leurs dossiers... Julien Nkoghe Bekale a détourné des milliards quand il était au pétrole, Ali Onanga a piqué l'argent de la Banque islamique de développement, Anicet Mboumbou Miyakou avait volé l'argent à Gabon Télécom. Pacôme Moubelet, Régis Immongault et Bilié-By-Nzé traînent d'énormes casseroles. Quant à Mborantsuo, elle est plongée jusqu'au cou dans l'histoire du marché sans appel d'offres offert à son beau-frère pour la construction du siège de la Cour constitutionnelle... Ce sont tous des voleurs ». Voilà comment Brice Laccruche Alihanga, l'ancien directeur de cabinet du président, Ali Bongo Ondimba (ABO), pensait tenir en respect, certains collaborateurs stratégiques du chef de l'Etat. Au même moment, il organisait un pillage systématique des deniers de l'Etat. Les enquêtes diligentées depuis son limogeage, le 7 novembre, commencent à donner une idée de l'ampleur des dégâts.

L'ancien patron du quotidien, l'Union, Ngoyo Moussavou, vient d'accorder une longue interview à l'hebdomadaire de l'opposition, l'Aube. Un fait est sûr et certain : son passage au sénat comme président du Groupe PDG l'a rendu sage, mais, pas moins tranchant : il n'est pas différent du journaliste qu'il fut à la direction du quotidien quasi-gouvernemental. Partisan d'Ali Bongo Ondimba (ABO) dont il défend le bilan, à fond, il l'a montré par une certaine forme d'agressivité à l'endroit du journaliste venu l'interviewer, oubliant parfois que ce dernier appartient à l'opposition, et qu'il est loin de penser comme lui.

Sans crier gare, le président de la République a mis fin aux fonctions de son très controversé directeur de Cabinet, Brice Laccruche Alihange (BLA), qui ne va pas se retrouver dans la nature : il devient ministre chargé du Suivi de la Stratégie des investissements humains et des Objectifs de développement durable, dans le gouvernement du premier ministre, Julien Nkoghe Bekale. Pour le remplacer, Ali Bongo Ondimba (ABO), contre toute attente, est parti piocher Théophile Ogandaga de la société Olam où il occupait les fonctions de directeur général-adjoint. Le choix du nouveau dircab donne une marge de manœuvre au premier ministre, mais, vise, surtout, à apporter la sérénité au Palais du Bord de Mer où le président reprend, progressivement, les choses en main.

C'est parfois désagréable de parcourir ce qui se dit sur le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, sur la toile. Il a beau être indifférent à des discours désobligeants, à un moment donné, ceux-ci finissent par affecter, au moins, les membres de sa famille et de son entourage proche. Le 30 septembre, à l'Elysée, en marge du déjeuner que le maître des lieux, Emmanuel Macron, avait offert aux invités étrangers venus dire adieu à l'ancien président, Jacques Chirac, un aparté, selon les réseaux sociaux, aurait eu lieu entre les présidents français, congolais, Denis Sassou-Nguesso, équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo, et la présidente du sénat, Dr Milebou Aubusson.

Il s'agit d'une véritable « Main basse sur les richesses du pays » comme le titre, en une, Afrique Education, dans son numéro 481, en vente dès jeudi, 3 octobre, chez les marchands de journaux. Le sultan du Tchad (entendez Déby Itno Idriss) gère son pays comme un sultanat du Moyen-Orient où tout appartient au sultan. Du moins, presque tout. Car une partie va à la première dame, Hinda Déby Itno, 15e épouse du président-sultan, qui se sert, aussi, sans se soucier des qu'en dira-t-on.

C'est la question à laquelle répond le numéro 480 d'Afrique Education en vente, dès vendredi, 6 septembre, au Gabon et, de manière générale, chez les bons marchands de journaux d'autres pays. Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, fait, d'ailleurs, la pleine page de couverture dudit numéro. En bas de couverture, le chef des sécessionnistes camerounais, Sisiku Ayuk Tabe, qui vient d'écoper de la prison à vie pour ses « oeuvres » en Ambazonie, sa "République" virtuelle.

Cette augmentation de la production sera au moins de 50% par rapport à la production actuelle. Pour y parvenir, le Gabon a délivré de nouveaux permis aux nouvelles sociétés. Le ministre gabonais du Pétrole, du Gaz et des Hydrocarbures, Noël Mboumba, aura l'occasion de détailler les tenants et les aboutissants de ces projets à l'expo-conférence Africa Oil & Power, qui se déroulera, au Cap, en Afrique du Sud, du 9 au 11 octobre 2019. Objectif : promouvoir les opportunités d'exploration et de production au Gabon.

Une ressortissante gabonaise de 49 ans a été découverte à son domicile de Pessan (Gers) tuée d'une balle au côté du cadavre de son époux octogénaire dans ce qui apparaît comme un «féminicide suivi d'un suicide», a indiqué, mercredi, 21 août, le parquet d'Auch.

L'opposition avait invité les Gabonais et les Gabonaises à être très attentifs aux faits et gestes de leur président convalescent, qui allait présider le 59e anniversaire de l'indépendance. Toujours affecté par les séquelles d'un AVC survenu en octobre 2018, alors qu'il était en Sommet en Arabie Saoudite, le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, a, fortement, limité ses sorties publiques depuis son retour, fin mars, au pays. La fête du 17 août à laquelle il était tenu de présider donnait l'occasion à l'opposition de montrer l'incapacité du président à diriger le pays : « On allait voir ce qu'on allait voir », clamait-elle. Effectivement, les Gabonais et les Gabonaises ont vu ce qu'ils devaient voir, à savoir, un président de la République apte à assurer les hautes charges de l'Etat.

La justice gabonaise va examiner, le 26 août 2019, en appel, la demande déposée par une dizaine d'opposants d'une expertise médicale du président, Ali Bongo Ondimba, pour estimer s'il est apte ou non à exercer ses fonctions de président de la République chef de l'Etat. Après avoir été victime, il y a 10 mois d'un AVC, en Arabie Saoudite, il a repris ses activités à la tête de l'Etat, mais, pas au rythme qui était le sien avant la survenue de la maladie, d'où la raison de la polémique qui a, progressivement, été amplifiée au fur et à mesure que des chefs d'Etat étrangers, venaient lui rendre visite, mais, sortaient, seuls, sans lui, pour rencontrer la presse, une fois le tête à tête terminé. Pour les partisans du chef de l'Etat, l'opposition qui n'a pu accéder au pouvoir par la voie des urnes, tente d'utiliser la voie judiciaire, à défaut de celle des armes : un coup d'état manqué avait failli changer le cours de l'histoire du Gabon le 7 janvier 2019 alors que le président suivait sa convalescence au Maroc.

Les Librevillois sont en danger, les ordures ménagères s'accumulant sur les trottoirs depuis plusieurs jours à cause de la grève lancée par les sociétés chargées de les ramasser. Comme c'est souvent le cas, il s'agit d'une affaire où les uns et les autres se renvoient la balle, après que ces derniers aient consommé les surplus de ladite surfacturation. L'affaire est d'autant plus embarrassante qu'elle n'épargnerait pas certains anciens collaborateurs du Palais du Bord de Mer dont quelques-uns ne sont d'ailleurs plus au pays.

Depuis lundi, 10 juin, le Gabon a un nouveau gouvernement, beaucoup plus restreint, comme l'avait souhaité le président de la République, Ali Bongo Ondimba. Le premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé, reste en poste, autour d'une équipe gouvernementale resserrée : en tout 29 ministres y compris lui-même et les ministres délégués. C'est un record en Afrique centrale où les pays alignent des gouvernements pléthoriques.

Que le temps passe vite. C'est hier que l'Afrique pleurait le deuxième président du Gabon, le patriarche, El Hadj Omar Bongo Ondimba, disparu, sans l'annoncer, à la clinique Quiron, à Barcelone, un certain 8 juin 2009. Ce mauvais jour pour les Gabonais et les Gabonaises (et les amis du Gabon) qui aimaient, véritablement, leur président, a continué à troubler leurs nuits de sommeil alors même que la gouvernance du pays changeait de main. Dix ans après, le bilan n'est pas reluisant. Mais, il faut s'empresser de dire qu'il y a de l'espoir : les prédateurs du Gabon sont partis. Le pays est, aujourd'hui, entre les mains de ses véritables fils et filles. Soutenu par sa tendre épouse, Ali Bongo Ondimba a pris la mesure de ses erreurs passées, erreurs pardonnées par ses compatriotes sauf les revanchards : Il met, désormais, le cap sur une gouvernance moderne à l'image de l'homme d'Etat où le centre d'intérêt sera le Gabon. Rien ne sera plus comme avant.